jeudi 9 janvier 2014

Abbé Olivier Rioult: M. l'abbé de Caqueray a besoin de votre aide


Source: La Sapinière
M. l’abbé de Cacqueray est un des rares supérieurs majeurs à mesurer la gravité exceptionnelle de la situation de la Fraternité. Il espère, avec d’autres membres éminents de la Fraternité, régler ces problèmes au chapitre de 2018.
Mais dans quatre ans il sera trop tard, il est peut-être même déjà trop tard. Pour le saisir, le fidèle doit d’abord mesurer la faiblesse des interventions officielles de la Fraternité sacerdotale saint Pie X et la violence des actes publics de François.

Interventions de Mgr Fellay

« François est prudent, il ne précipite pas les choses […]. Dans ses sermons, on voit qu’il a la foi […] on voit pas encore d’application concrète, mais les sermons sont pas mal… » (Mgr Fellay, Lille, 7 mai 2013)
« Sur des questions de morale, il a eu des prises de position étonnantes, par exemple cette question sur les homosexuels : « Qui suis-je pour juger ? » […] La foi et les mœurs sont les deux points où l’infaillibilité peut être engagée, et tout à coup on voit un pape qui lance le flou… […] Je pense qu’il parle trop. […] Pour l’instant, rien n’a été fait pour reprendre la situation de déviance, de décadence de l’Eglise. On peut mentionner l’encyclique sur la foije ne pense pas qu’on puisse la considérer comme étant une mesure efficace. » (Mgr Fellay, novembre 2013, DICI n°286 du 06/12/13)
« La récente Exhortation apostolique Evangelii Gaudium illustre la difficulté de cernerune personne hors normes […]. Il énonce beaucoup de vrais problèmes ; mais on peut s’interroger sur l’efficacité des mesures préconisées, et douter de leur réalisation. […] Ce ne sont pas les canonisations de deux papes étroitement liés à la tenue et à l’application de Vatican II qui arrangeront la situation dramatique de l’Eglise catholique. » (Mgr Fellay, Lettre aux Amis et Bienfaiteurs n°81, DICI – 6 décembre 2013)

Actes publics de François

Voici maintenant des extraits d’une vidéo circulant sur internet sur la pensée et les actes de François, bien faite pour le factuel. Nous retenons les faits présentés et non toute la pensée du réalisateur. Ainsi on y désigne François comme antipape, là où Mgr Lefebvre aurait plutôt usé du terme d’antichrist.
Les faits présentés dans cette vidéo montre l’actualité des paroles de Mgr de Castro Mayer lors de son arrivé à Écône, le 25 juin 1988. Celui-ci déclara devant Mgr Lefebvre et les séminaristes : « Le monde peut dire : ‘mais les sacres sans l’union avec le chef visible de l’Église’ ! Mais où est le chef visible de l’Église ? Nous ne pouvons accepter comme chef visible de l’Église celui qui pose d’un même côté les divinités païennes et Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce n’est pas possible. » De même, le 31 août 1985, Mgr Lefebvre et Mgr de Castro Mayer écrivirent à Jean Paul II pour lui signifier que s’il ne renonce pas aux erreurs de Vatican II, ils devront conclure qu’il « n’est plus le bon pasteur ».
Pour la vidéo, cliquez ici
Ces faits ayant été rappelés, nous devons signaler à monsieur l’abbé de Cacqueray qu’il doit cesser de faire le grand écart pour son équilibre personnel, pour le bien des catholiques et par amour de la vérité. Monsieur l’abbé, les fidèles et le clergé clairvoyants attendent de vous une réaction ferme et salutaire de votre part. Si vous avez l’occasion de rencontrer monsieur l’abbé de Cacqueray, pouvez vous lui transmettre nos questions :

1er point : Mgr Fellay ne cesse ne se contredire.

« C’est du pur modernisme, mes bien chers frères. Nous avons en face de nous un véritable moderniste. » (Sermon de Mgr Fellay au sujet de François, DICI n°283 du 18/10/13)
« J’ai utilisé le mot ‘moderniste’, je crois qu’il n’a pas été compris par tout le monde. Peut-être faudrait-il dire un moderniste dans l’action. Encore une fois, il n’est pas le moderniste au sens pur, théorique, un homme qui développe tout un système cohérent. » (Mgr Fellay, novembre 2013, DICI n°286 du 06/12/13)
Question : M. l’abbé de Cacqueray, dans un éditorial, avait écrit avec insistance :« Comme vient de le dire Mgr Bernard Fellay, nous avons un authentique moderniste à la tête de l’Église. » (Fideliter n° 216, nov.-déc. 2013). Dans un prochain éditorial va-t-il rectifier la véritable et contradictoire pensée de Mgr Fellay ? Devra-t-il admettre, une fois de plus, d’être un de ces « membres éminents de la Fraternité » qui n’ont pas « compris » la pensée « subtile » du Supérieur général !

2e point : Des supérieurs majeurs serviles et défaillants.

M. Jacques-Régis du Cray et de M. l’abbé Thouvenot, sur Internet, ont dénoncé une « théorie hétérodoxe », décrite pourtant avec nuance par Mgr Tissier dans un Sel de la terre, qui consisterait « à faire croire que les papes postérieurs à Vatican II seraient les pasteurs non pas de l’Église catholique mais d’une nouvelle entité indépendante, appelée ‘Église conciliaire’ » pour conclure que l’« immense respect du Saint-Siège et du vicaire du Christ » de Mgr Lefebvre « n’a rien à voir avec l’état d’esprit des propagateurs de la nouvelle théorie qui appellent plutôt à condamner de manière systématique et avec des mots d’une rare virulence le successeur de Pierre comme un paria et à lui dénier toute parole heureuse ». (Credidimus Caritati – 7 décembre 2013).
M. l’abbé Schmidberger a livré une critique de l’Exhortation Evangelii gaudium de François. Il y cite des « considérations positives, qui ne peuvent être passées sous silence » sans préciser que le plus souvent les expressions ‘traditionnelles’ sont dites avec une logique moderniste. Dans une deuxième partie, M. l’abbé Schmidberger critiquait certes l’« œcuménisme débordant » des « cinquante dernières années » mais à l’aide d’une expression du « cardinal Ratzinger », œcuméniste lui-même… De plus, il estimait pouvoir « rectifier les ambiguïtés des textes du concile Vatican II, à l’exception des points franchement erronés » (DICI, 17 décembre 2013). Mgr Lefebvre, lui, pensait le contraire : « une seule solution » est possible : « abandonner ces témoins dangereux pour nous attacher à la Tradition » (J’accuse le concile). Pour l’archevêque, il était « pratiquement impossible d’expurger [Vatican II] de cet esprit [libéral et moderniste] ; il faudrait le recomposer complètement pour lui donner un esprit catholique. » (COSPEC 63 B, 14 décembre 1978)
M. l’abbé Rostand a donné l’ordre de retirer, discrètement, des présentoirs de toutes les chapelles du district des USA, la lettre des Dominicains d’Avrillé d’avril 2013, parlant de l’Eglise conciliaire, sous prétexte que la Fraternité devait suivre le Courrier de Rome de M. l’abbé Gleize, en réalité censuré par Mgr Fellay lui-même, prétendant montrer que la secte conciliaire n’était qu’un état d’esprit dans l’Eglise catholique et non une société organisée comme cela se voit.
Dans une interview pour la revue argentine, Clarin, 1er décembre 2013, M. l’abbé Bouchacourt a désavoué le témoignage de foi de prêtres et de fidèles, par le rosaire, lors d’une cérémonie œcuménique dans la cathédrale de Buenos Aires, qualifiant cet acte de : « stupide, stérile. J’étais contre. » L’abbé Bouchacourt déclara aussi que « lepeuple juif n’a pas commis le déicide » et que François « pourrait faire davantage » pour « nous communiquer la vérité et nous aider à vivre comme de bons catholiques. »
M. l’abbé Wuilloud a mis en garde les fidèles suisses contre des « prêtres et des fidèles en désaccord avec la ligne suivie par la Fraternité » et invitaient les fidèles à faire leur les paroles de Pierre à NSJC mais cette fois-ci au profit de la Fraternité : « ‘Seigneur, à qui irions-nous ? Vous avez les paroles de la vie éternelle. […]’ ; Même si votre manière d’agir nous surprend, nous n’avons personne d’autre vers qui mous tourner. […] Chers amis, cela fait quarante ans que, dans nos milieux, on critique à tort ou à raison l’autorité. Cela a laissé des traces profondes, dont nous subissons les conséquences. » (Le Rocher, n° 86, janv. 2014)
M. l’abbé le Roux est aussi récemment intervenu contre une prétendue « subversion » qui distillerait, de manière indue, « une méfiance contre l’autorité en charge de la tradition » (La Porte latine – novembre 2013).
Question : Devant ces déclarations de supérieurs majeurs, demandez à M. l’abbé de Cacqueray si il maintient son jugement de juillet 2013 : « Quelles que soient les difficultés de ces deux dernières années » désormais, depuis le 27 juin 2013, « les positions de la Fraternité sont clairement exprimées… l’étendard de la Foi est fièrement déployé contre les hérésies… » ? (B.O. du district de France, n°251)
Si oui, arrêtez ici la discussion : il n’y a plus rien à faire. Si non, dites-lui que le prochain chapitre est perdu d’avance. Rappelez lui qu’après le chapitre de 2012, il avait « été catastrophé par le niveau de réflexion de certains capitulants. » Qu’est-ce qui lui permet, aujourd’hui, d’espérer une neutralisation des capitulants indigents et serviles pour le chapitre de 2018 ?

3e point : Mgr Fellay prendra son temps mais ira jusqu’au bout

« Certaines personnes prétendent que je pense différemment de ce que je fais. Elles ne sont pas dans ma tête. » (Mgr Fellay, Angelus Press, 11 et 12 octobre 2013)
« Il faut distinguer deux types de juridiction. Il existe une juridiction normale, ordinaire qu’un supérieur général exerce auprès de ses membres et d’autre part la juridiction ordinaire de l’évêque. » (Mgr Fellay, The Angelus, 20 avril 2013, DICI du 07/06/13)
Tout est clair chez l’évêque subtil. Mgr Fellay peut dire ce qu’il veut sous prétexte que les gens « ne sont pas dans sa tête » et il peut faire ce qu’il veut sous prétexte que « en tant que supérieur général » il a « juridiction. »
Mgr Fellay vient de préciser dans un dernier Cor unum jusqu’où va s’étendre sa juridiction. Il exige « une profonde unité » et demande (aux autres bien sûr !) de« faire taire nos jugements particuliers et nos intérêts étroitement personnels » pour instaurer « la nécessité de demander une autorisation avant toute déclaration sur les questions romaines. » (n° 106, nov. 2013)
La tyrannie n’a pas de limite si aucun obstacle ne l’arrête. L’Ordo 2014 avec son répertoire des lieux de culte traditionnel a supprimé de sa liste le monastère bénédictin de Santa cruz (Nova Friburgo, Brésil). Or depuis les sacres, sa position théologique n’a pas changé d’un iota et sa fidélité catholique ne peut pas être mise en cause. Les sœurs du Trévoux ont-elles opéré cette suppression librement et selon des critères catholiques objectifs ou sous une pression tyrannique selon des critères subjectifs et sectaires ?
Le libéralisme, se définissant négativement par l’absence de condamnation de l’erreur, est une maladie insensible qui étouffe peu à peu. Plus le temps passe, plus on constate que la Fraternité, par ses chefs libéraux, devient de plus en plus une société libérale qui se vide de sa combativité.
Question : Devant le coup de maître de Satan qui est en train de se reproduire : la subversion par l’obéissance et au nom de l’unité, rappelons-nous Mgr Lefebvre qui ne voulait pas qu’à l’heure de sa mort, il puisse « entendre de la bouche du Seigneur :‘’Tu as contribué à détruire l’Eglise avec les autres’’ ». Un bon pasteur, devant l’abomination de la désolation qui règne à Rome, doit-il crier son « immense respect du Saint-Siège » comme le fait le parti de Menzingen ? Peut-il attendre une « nécessaire demande d’autorisation » pour crier au loup ? Devant l’apathie qui règne à Menzingen, un supérieur majeur peut-il se contenter de rester personnellement antilibéral sans dénoncer le libéralisme de ses chefs et croire ainsi avoir fait tout ce qu’il pouvait et devait faire pour contrer la subversion actuelle de la Tradition ?
Les mois qui viennent seront importants sinon décisifs pour enrayer la politique fautive de la Maison générale. Nous serons, en France, probablement quatre, ou, si Dieu veut, une douzaine, une trentaine, une centaine… Cela dépend de la lucidité et du courage des chefs. Mais avec ou sans eux, par grâce, nous serons fidèles : ‘Ut fidelis inveniatur’ dit la devise de notre évêque. Quoiqu’il en soit nous comprenons mieux pourquoi Notre Seigneur a voulu mourir de manière exemplaire par la trahison d’un apôtre. Priez pour nous et dites votre Rosaire pour confondre la trahison des élites.
Abbé Olivier Rioult

mercredi 8 janvier 2014

L'abbé Altamira de Bogota (Colombie) refuse la croisade du rosaire et risque d'être expulsé




Non Possumus nous communique: 


Note: Nous republions ce post car un de nos collaborateurs nous a remanié le sermon en bon français. Qu'il soit ici remercié.




M. L’ABBÉ ALTAMIRA SERA EXPULSÉ : IL SEMBLE QUE CA SERA LE SORT DU PRIEUR DE BOGOTÁ.-
L’Abbé Fernando Altamira, prieur de Bogotá, s'est élevé à plusieurs reprises en face de son Supérieur, l’Abbé Bouchacourt, et en face de quelques confrères, contre le problème des actions et faits de Monseigneur Fellay, dans cette crise interne que souffre la Fraternité Saint Pie X.
L’Abbé Bouchacourt lui a dit, il y a plus d'un an, qu'il devrait quiter la Fraternité si il était à ce point opposé à ce que faisait Mgr Fellay.
Enfin, cet état de choses a eu pour résultat final, après que l'abbé Altamira ait prêché le 22 Décembre sur la nouvelle «croisade» de Mgr Fellay (sermon a publier bientôt). Ce sermon a été envoyé par "quelqu'un" à l’abbé Rubio (assistant de l'Abbé Bouchacourt). Le lundi 30 Décembre, l’abbé Bouchacourt lui a téléphoné et lui a dit que s'il voulait qu'aucune mesure ne soit prise à son égard, il devait faire deux choses publiquement. L'abbé Altamira a dit non aux deux. L'abbé Bouchacourt a alors pris la décision de le déplacer à Buenos Aires. 



Voici la dernière lettre de l'abbé Altamira à l'abbé Bouchacourt:



Réponse de l’abbé Altamira à l’abbé Bouchacourt
Cher M. l’abbé,
Après mon sermon du 22 décembre sur la Nouvelle Croisade de Rosaires, vous me demandiez deux choses "pour ne pas prendre de mesures".
Je vous ai répondu non aux deux pour les motifs exprimés ici. Comme conséquence de mon refus, vous m'avez dit que je suis muté à Buenos Aires comme assistant du prieur (abbé Rubio) et qu'ici à Bogotá me remplacerait un nouveau prieur (le Père Francisco Jiménez).
La situation vécue par notre Congrégation, la Fraternité Saint-Pie X, dure déjà depuis un bon nombre d'années. Considérablement détériorée au cours des deux dernières années et demie, elle est devenue plus évidente et explicite pour beaucoup d'entre nous, prêtres.
Cet état des choses est dû à des idées, des mots et des erreurs de notre Supérieur général, Mgr Bernard Fellay. Aussi par les actions qu'il prend dans son gouvernement. Mgr Fellay a fait presque disparaître de ses propos le langage de La Vérité, en faisant régner - dans le meilleur des cas - l'EMPIRE de l'AMBIGUÏTÉ, et dans d'autres cas manifestant des erreurs contre la Doctrine Catholique (voir surtout la Déclaration Doctrinale qu'il a présenté Rome en avril 2012). Et mieux vaut ne pas parler de son expression sur la messe moderne: que si Mgr Lefebvre avait vu la célébration de la Messe telle qu'elle se passait là-bas, il n'aurait pas pris les mesures qu'il a prises. Et en prenant le nom du notre fondateur pour dire cela!
Il y a également un point clé: le concile Vatican II.
Il fait tout un mouvement pour que nous finissions par accepter et par reconnaître comme "Magistère Catholique" Vatican II. Ses mots : nous l'acceptons avec des réserves, ils ne nous demandent pas l'acceptation totale mais partielle, nous sommes en faveur de 95 % du Concile, il y a bon et mauvais dans lui.
Je crois que c'est l'un des points les plus importants de tous dans son agenda, puisque nous savons que le Rome Moderniste n'acceptera jamais que nous ne reconnaissions pas comme "Magistère" le dit concile. Peut-on être "magistère" quelque chose qui a bon et mauvais, vérité et l'erreur? Mgr Fellay a eu de «bons» théologiens qui écrivent des articles où ils expriment que Vatican II « représente le Magistère de l'Église." 
Mais le dit Concile est seulement "un conciliabule". VATICAN II N'EST PAS LE MAGISTÈRE DE l'ÉGLISE CATHOLIQUE, et comme l’abbé Calderón et autres nous le montrent, “il faut solennellement déclarer (par nous) sa totale nullité".
En outre, ce type de fixation que Mgr Fellay a de penser que nous n'étions pas dans l'Église catholique. Lire ces mots de lui (je pense que beaucoup plus pourrait se montrer): « D’ailleurs, le pape revient aux idées traditionnelles (il parle de Benoît XVI, ce qui est faux, il est très moderniste, "de cœur ») On est peut-être beaucoup plus proche du pape qu’il n’y paraît ». Il suffit d’un acte de Rome pour dire que c’est fini et nous rentrons dans l’Eglise. Ça viendra. Je suis très optimiste. (27 décembre 2010). Ce sont les autres qui sont partis: «la fausse Église conciliaire". Nous avons les quatre notes (lire Mgr Lefebvre dans mon sermon du 22 Décembre). Cette crise de l'Eglise, je crois, sera arrangé par Dieu seul, et en attendant, nous devons continuer à faire ce que nous avons toujours fait (ou ce que nous faisions?).
Je ne veux pas me prolonger, peut-être je vais écrire une lettre ouverte à Mgr Fellay.
Sans doute que mes décisions ne sont pas prises "enraison de" la dernière croisade lancée, mais plutôt "à l'occasion" de celle ci. Cette croisade n'est pas un fait isolé, et dans mon cas c'était une "goutte d'eau qui fait déborder le vase", après un état qui a déjà duré des années. IL FAUT SAVOIR DIRE ça suffit!, je crois que plusieurs de nous les prêtres nous devons dire ça suffit!, et je crois que notre patience a été EXCESSIVE. 
En conclusion, je ne ferai pas alors comme vous me le commandez (partir pour Buenos Aires, etc.). Je reste dans mon poste de prieur et dans ma maison du prieuré de Bogotá à l'attente des deux monitions canoniques et le processus d'une expulsion très probable (invalide?).
Dans le processus qui va commencer, on arguera presque sûrement que les sanctions sont motivées par mon refus de me rendre à Buenos Aires : J'affirme dès à présent que le vrai motif n'est pas là, LE MOTIF EST DOCTRINAL, LE MOTIF EST LA DOCTRINE : Les erreurs, les sentences, les mots et les ambiguïtés de Mgr Fellay, qui finira par détruire probablement notre Congrégation MÊME SANS LA NÉCESSITÉ de FAIRE UN ACCORD avec la fausse "Église Conciliaire".
Je vous salue attentivement.
 En Notre Dame.
 M. l’abbé Fernando Altamira.
 (lundi 6  janvier : la Fête des Rois Mages)



Voila le sermon qu'a prononcé l'abbé Altamira: 


Sermon sur : La nouvelle "croisade" du Rosaire (Bogotá, dimanche 22 décembre de 2013)



Cher fidèles,

Je voudrais vous parler d'un sujet d'actualité. Mais d'avance j’en introduis un autre, qui se rattache à celui que l’on vit dans cette crise de l'Église, en face de la fausse "Église conciliaire" qui s'est formée avec le Concile Vatican II, et à celui que l’on vit aussi entre nous, à la Fraternité Saint Pie X.



Le sujet est : LA PRIMAUTÉ de LA VÉRITÉ. C'est-à-dire : la Vérité doit être dite et défendue, parce qu’en faisant cela, c’est la même chose que prêcher et défendre le Christ, Dieu Notre-Seigneur. Il a dit, et à juste titre : «Je suis la Vérité, le chemin et la vie."
Cette primauté de la Vérité est première – cela vaut une certaine redondance - et un point de départ : elle précède la Charité, la pitié, une fausse obéissance, et la diplomatie ! Et parler de politique, ou de "faire de la politique", doit évidemment être précédé et être basé sur la Vérité. Les choses nommées doivent servir, être «serviteurs» de la Vérité, et non à l'inverse (avec une réserve qui correspond à la Charité).
La Charité, l'amour suprême du à Dieu et du prochain comme nous-même, est la plus importante des vertus, elle est la "reine". Mais sans doute, elle se base (et doit être basée!) sur la Vérité. Nous pouvons imaginer qu’il n’y a pas aucune charité basée sur le mensonge ou sur une fausseté, sur l'erreur. La Charité doit se baser sur ce que les choses sont (l'être des choses), et non justifier des erreurs, et non justifier des actions mauvaises : cela est une fausse charité.
L'obéissance : elle doit se baser sur la Vérité, sur la Foi : je ne peux pas obéir à des ordres basés sur l'erreur ou à des ordres mauvais. Cela serait une fausse obéissance, puisque l'OBÉISSANCE EST POUR LA VÉRITÉ, L'OBÉISSANCE EST POUR LA FOI, ET NON L'INVERSE. Dieu nous dit dans l'Écriture Sacrée : "il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes". Et cela prévaut devant n'importe quelle autorité.Sans parler de la diplomatie : si elle est basée sur le mensonge, sur la fausseté, et aussi si elle est basée sur l'ambiguïté, c'est une fausse diplomatie, une diplomatie de la chair, de péché, qui escamote La Vérité, qui escamote la Foi ou pire : la diplomatie est pour La Vérité et pour La Foi, et non l'inverse !



Entrons dans le sujet d'actualité.
Dans le "monde de la tradition" nous avons maintenant une nouvelle "croisade" de chapelets. La deuxième intention est mauvaise ou est au moins ambiguë (pour varier : toujours un "langage ambigu"), et pour être telle ne peut pas être acceptée. Quel est ce point "deux" ou la deuxième intention ?



Nous devrions prier: “Pour le retour de la Tradition dans l’Eglise».




(A) Si nous comprenons le mot «tradition» au sens strict, théologique : "Tradition" est l'ensemble des Vérités que Dieu a révélé dans une forme orale et qui forme LE DÉPÔT DE LA FOI. On ne peut pas demander alors le retour de la Tradition dans l’Eglise. L'Eglise catholique ne peut jamais perdre la Tradition, parce que la Tradition ne peut jamais être hors d’Elle. Pour être vraiment "L'Eglise catholique," elle doit avoir, et voilà qu'elle l’a toujours!, LE DÉPÔT écrit (la Révélation Écrite : l'Écriture Sacrée) et LE DÉPÔT oral (la Révélation Orale : La Tradition).
Encore une fois : on ne peut pas demander le retour de la Tradition dans l’Eglise. La Tradition n'est jamais partie, la Tradition ne peut jamais partir de l'Église.



B) Si dans cette expression de la deuxième intention de la croisade "pour le retour de la Tradition dans l'Église", le mot "Tradition" nous concerne, on ne peut pas dire ni demander cela à la Fraternité Saint Pie X, PUISQUE QUE NOUS NE SOMMES JAMAIS PARTIS, puisque nous n'avons jamais changé un iota de la Doctrine Catholique, de la Foi de toujours, du Magistère de tous les Papes, avant le concile Vatican II. Concile qui a changé la foi, qui a changé la religion catholique, et qui a créé une fausse église : "l'Église conciliaire», comme le même Monseigneur Lefebvre l'appelait.
Dans cette deuxième intention, si elle parle de nous, de « retourner dans l'Église", elle insinue qu'on veut retourner d’où nous ne sommes jamais partis : la vraie Église Catholique, puisque nous n'avons rien changé et nous ne voulons rien changer de la Doctrine Catholique de Saint Pie X, de Saint Pie V, du même Saint Pierre. 
Cette expression, avec un LANGAGE AMBIGU, insinue notre retour à "l’Église conciliaire de François", à "l'église de Vatican II". Insinue … - peut-être - le fait de faire un accord avec la Rome conciliaire : de nouveau des négociations, de nouveau ... de nouveau...



C) Et tout cela au lieu de demander : le retour de ROME (de la Rome Moderniste) à la Tradition, son retour à la vraie Église Catholique, d'où elle est partie, par le concile Vatican II et les choses qui l’ont suivi. On doit parler ouvertement, nous devons parler clairement.
Tout cela au lieu de demander : le retour des autorités romaines, François, à la foi catholique, à la véritable Église catholique.
Qui doit retourner, qui est parti du Catholicisme ? La Tradition, la Fraternité Saint Pie X ? Ou la Rome conciliaire, l'Eglise conciliaire ? Mgr Tissier de Mallerais appelle l'Eglise conciliaire "une secte."



Enfin, nous revenons à demander encore une fois : croisade "pour le retour de la Tradition dans l'Eglise" ? Qui doit retourner ? La Rome moderniste doit retourner, "l’Eglise conciliaire" doit retourner. La Tradition n'est jamais partie.

mardi 7 janvier 2014

L'abbé Fuchs (Autriche) rejoint la Résistance


"M. l'abbé Martin Fuchs, prêtre de la FSSPX district Autriche a annoncé aujourd'hui son départ de la FSSPX, en réponse à la nouvelle direction de la Fraternité sous Mgr Fellay. Plus de détails à venir".

Le Forum Chrisyus Vincit nous donne quelques nouvelles supplémentaires: 

La chapelle de Aigen quitte elle aussi la néo FSSPX et sera desservie par L'abbé Fuchs.

Voir la déclaration en allemand de l'abbé Fuchs. Si quelqu'un pouvait nous la traduire, SVP !

Dernière lettre de Mgr Fellay à l'abbé Pinaud



Pour lire plus facilement le document, cliquez dessus pour l'obtenir en plein écran.


lundi 6 janvier 2014

Aux USA, un prêtre de la FSSPX partage avec un prêtre conciliaire le ministère d'une chapelle


Source: ABL Forum via Non Possumus.

L'abbé Thomas Scott, de la chapelle St Peregine, Ohio, (USA), prend soin de ses fidèles: pour qu'ils ne soient pas privés de messe en son absence, il s'est arrangé pour que le père Bède (OSB) célèbre la messe pour ses fidèles du prieuré.
Quel zèle admirable !
Le seul (léger) problème est que ce père Bède est un prêtre du diocèse local, qui célèbre ordinairement la messe selon le Novus Ordo, en latin. 

Bien sûr, on continuera de nous dire que rien n'a changé dans la FSSPX !

Sur la chapelle St Peregrine:
SSPX.org
St. Peregrine Church
Ohio
22953-65 Detroit Road
Westlake (Cleveland), OH 44145
440-333-3139
Sun 8:00am & 10:00am
Sat 6:00pm (1st Sat 9:00am only)
1st Fri 7:00pm

et aussi: http://archives.sspx.org/Chapels_Pages/cleveland_oh.htm pour l'historique de la présence traditionnelle à Cleveland. 

dimanche 5 janvier 2014

Prise d'habit de frère Pio (5 janvier 2013)

Ces photos datent du 5 janvier 2013, date à laquelle le frère Pio a pris l'habit. 

L'abbé Cardozo et le futur frère Pio

Frère Pio, du nord du Brésil, vient de prendre l'habit bénédictin, la veille de l'Epiphanie, au monastère de santa Cruz de Dom Thomas. Il a choisi son nom en l'honneur de St Pie X. A côté de lui, l'abbé Cardozo porte une soutane claire car au Brésil les chaleurs sont fortes. C'est une grande joie pour nous tous. Nous souhaitons à frère Pio beaucoup de grâces et de bénédictions.


samedi 4 janvier 2014

Des nouvelles de l'abbé Salenave


Max Barret, du courrier de Tychique nous annonce la nouvelle suivante (Courrier du 5 janvier 2013):

M. l’abbé Mathieu Salenave, Prieur Sic] à Sierre (Suisse) vient d’être démis de toutes ses fonctions dans le district de Suisse. Un de plus !...
[

L'abbé salenave n'est pas prieur mais nous avons nous même été informés de la nouvelle. Prions pour lui...

L'abbé Salenave est accusé une nouvelle fois de s'opposer à Menzingen en raison d'une lecture frauduleuse de ses mails. Décidément la FSSPX aime pirater les mails de ses membres !

Aider financièrement le monastère de Santa Cruz


INFO: 1 EUR = 3.25077 réals brésiliens (Source)
Pour aider financièrement le monastère brésilien de Santa Cruz (Dom Thomas d'Aquin), trois possibilités s'offrent de manière ordinaire: 

  • Le virement par Paypal CLIQUER ICI pour être dirigé vers leur site
  • L'envoi d'un chèque à l'ordre ICSB (mentionner pour Santa Cruz) à envoyer à l'adresse suivante: [reçu fiscal sur demande]
Institut Culturel Saint Benoît
BP 60232, 
78002, Versailles Cedex, France 

  • Le virement sur leurs comptes bancaires: 
en France:

Soc. C. Mant. do Mosteiro da S. CruzBNP PARIBASPARIS ARC DE TRIOMPHE 
Code Banque Code Agence N° de compte Clé RIB30004 02933 00010061014 60 
IBAN: FR76 3000 4029 3300 0100 6101 460 
BIC: BNPAFRPPPCE 
80 av. Marceau 75008 Paris - FRANCE



en Suisse: 
Soc. C. Mant. do Mosteiro da S.CruzBanque Cantonale du ValaisCase postale 222CH - 1951 SionCompte : C 0869 . 27 . 23C.C.P.: 19-81-6SUISSE

en Allemagne: 
Bank: Sparkasse SaarbrückenSaargemünder Straße 17066129 Saarbrücken-Bübingen 
BLZ: 590 501 01 
Konto: 242 73 62 13 
Kontoinhaber: P. Thomas d’AquinKloster Santa Cruz 

Pour plus d'options (Suisse allemande, USA, Angleterre...) ou plus d'informations, visitez le site du monastère beneditinos.org 




vendredi 3 janvier 2014

"Croisade pour tous" ?

Fondée sur de faux principes, l'opposition nombreuse de la Manif pour tous
n'a obtenu aucun résultat réel, malgré son unité factice

Apparemment, le virus "pour tous" qui avait marqué l'année 2013 en France, a également contaminé la Porte Latine: 

Fidèles, communautés religieuses, familles, écoles,
groupes ou associations  de toutes "sensibilités" 

Voila la capture d'écran que nous avons réalisée, avec en prime, des messages d'union de prières pour "notre sainte fraternité" (nouvelle sainte à placer entre Jean Paul II et Mère Térésa),  de remerciement à Mgr Fellay pour son courage de lancer cette croisade . (Cliquer sur l'image pour la voir en taille réelle)





jeudi 2 janvier 2014

Croisade ou mascarade ?


Source: La Sapinière

Introduction
Au mois de décembre 2013, le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X (FSSPX) a lancé un nouvel appel à la prière, à la pénitence et à l’accomplissement du devoir d’état dans la « Lettre aux amis et bienfaiteurs » n° 81, appel relayé sur le site internet officiel du district de France et dans les autres pays également.
Il est demandé de réciter cinq millions de chapelets entre le 1er janvier 2014 et la fête de la Pentecôte (le 8 juin 2014).
L’intention est triple :
  •  Une protection spéciale du Cœur Immaculé de Marie sur les œuvres de la tradition ;
  •  Le retour de la tradition dans l’Église ;
  •  Le triomphe du Cœur Immaculé de Marie par la consécration de la Russie.
Une semaine plus tard la formulation de la 2ème intention change. Ce n’est plus « le retour de la tradition dans l’Église » mais « le retour à la tradition dans l’Église ». Il faut malgré tout noter que si ce changement a eu lieu en France et dans d’autres pays, ce n’est pas le cas partout où la première formulation demeure.
Remarquons en passant que la 3ème intention n’est pas une inconnue, une croisade a déjà été organisée à cette fin et n’a eu aucune suite, les deux autres sont inédites.
Il reste que si la 2ème intention est nouvelle, sa formulation a changé en l’espace d’une semaine, et ce, seulement dans certain pays ! Un « à » a remplacé le « de » d’origine. Cela rappelle ce qui s’était passé après que Benoît XVI ait levé les excommunications en 2009. Un premier communiqué de la FSSPX avait déclaré « Nous acceptons tous les conciles de l’Église jusqu’à Vatican II sur lequel nous émettons des réserves », formulation qui avait été rapidement modifiée pour celle-ci : « Nous acceptons tous les conciles de l’Église jusqu’à Vatican I. Quant à Vatican II nous ne pouvons qu’émettre des réserves ». L’explication avait été qu’après une nuit de travail, le secrétaire s’était trompé de papier. Ce n’était pas crédible et les événements subséquents ont montré que ce n’était pas une erreur mais un choix délibéré complété par une opération-communication destinée à rassurer les fidèles et les prêtres de la tradition qui s’étaient émus. Cela s’appelle une manipulation.
En serait-il de même aujourd’hui ? La première formulation reflétant l’intention réelle et la seconde visant à rassurer ceux qui se méfient. Et ceci est tellement vrai que, dans la mesure où la formulation a été changée en certains lieux, tous ceux qui voudront participer à cette croisade n’auront pas la même intention et se trouveront désunis par la prière. Y aurait-il deux croisades ? Ceux qui vont prier pour « le retour de la tradition dans l’Église » et ceux qui vont prier pour « le retour à la tradition dans l’Église » ? Disons plutôt qu’il n’y aura qu’une croisade correspondant à la première formulation.
On ne peut pas même accepter de croire que la première formulation aurait été reconnue comme équivoque et en conséquence abandonnée car dans ce cas, la formulation aurait été modifiée dans tous les pays. De plus, que devrait-on penser de Supérieurs qui agiraient avec tant d’inconséquence ? Ils n’auraient pas pesé les termes employés avant de les publier…
Quelques ambiguïtés
Il reste que la formulation première, la version originale qui traduit le mieux la volonté du Supérieur Général de la FSSPX qui a voulu cette croisade, est ambiguë. Que signifie « le retour de la tradition dans l’Église » ? Qu’entend-on par tradition ? De quelle Église s’agit-il ?
L’Église
De quelle Église s’agit-il ? Aucune précision ne nous est donnée. Est- ce l’Église catholique ou s’agit-il de l’église conciliaire ? Il est vrai que les dirigeants de la FSSPX ne veulent plus que cette expression d’église conciliaire soit employée (1). Il est question d’Église, sans adjectif définitif.
L’absence de l’adjectif revient à un silence de négation par lequel se trouve niée l’existence d’un parasite, l’église conciliaire, qui vit de l’Église catholique en la tuant à petit feu. Cependant, si ce silence provoque trop de réactions, il reste possible de le transformer en silence d’évidence en prétendant qu’on n’avait pas précisé parce que cela allait de soi. Parade difficilement parable qui rend ce procédé du silence de négation d’autant plus attrayant qu’il est très efficace et fait passer celui qui le dénonce pour quelqu’un de soupçonneux et ergoteur.
Cette absence de distinction provoque forcément le rejet de cette croisade par ceux qui constatent l’existence de l’église conciliaire et qui ne veulent pas en faire partie, mais le caractère indéterminé de l’expression permet à ceux qui estiment que leur situation est anormale par rapport à Rome, de s’en rapprocher plus facilement.
La tradition
Après cela, le nœud gordien se trouve dans la signification que l’on donne au terme « tradition« . Soit, il s’agit de la foi catholique, l’intention serait de prier pour que l’Église revienne à la foi catholique. On peut alors se demander comment l’Église peut perdre la foi (2). Soit, il s’agit des œuvres et des personnes qui, à la suite de Mgr Lefebvre, ont refusé les principes et les réformes qui sont issues de la tempête révolutionnaire de Vatican II. Dans ce cas, l’intention est de prier pour que la tradition rentre dans le giron de Rome, de la Rome actuelle. Il y a là une ambivalence (3) qu’on ne peut pas croire innocente.
De plus, s’il s’agissait de la foi catholique, apparaitrait une incohérence dans la rédaction des trois intentions, la 1ère perdant tout son sens.
Les conséquences
Cette « croisade » consiste tout simplement à prier pour que la tradition entre dans l’église conciliaire, non en faisant un accord avec Rome -fait-on un accord avec son chef ?- mais pour obtenir un statut canonique qui supprimerait une situation jugée anormale.
La fonction pratique de cette « croisade » est de préparer les âmes à accepter ce statut et comment mieux y parvenir si ce n’est en les y faisant participer activement ?
Ainsi pourra-t-on, à l’instar des « croisades » relatives à la messe et aux excommunications, dire aux fidèles : bravo, c’est grâce à vous et à la Sainte Vierge !
On pourrait faire un parallèle avec le système électoral des démocraties : le peuple consent par le vote à des décisions qui le tuent à petit feu mais présentées sous une forme séduisante. Flatté, il s’est passé la corde au cou et ne peut revenir en arrière. S’il change d’avis après coup, les gouvernants lui rétorquent : « mais enfin ! C’est vous qui l’avez voté ! »
Comment se plaindre des conséquences fâcheuses de ce à quoi on a participé activement et collectivement en dénombrant les chapelets ou les votes ?
Notre réaction
Que faire alors ?
D’un point de vue général
Demeurer fermes dans la foi. L’église conciliaire n’est pas l’Église catholique. Si notre situation est anormale vis-à-vis de la première -nous refusons obstinément d’en faire partie alors qu’elle veut tout absorber- ; notre situation est régulière en ce qui concerne l’Église catholique : nous conservons et transmettons la foi, la morale, la doctrine sociale, la liturgie, la discipline. C’est la Rome actuelle, l’église conciliaire qui n’est pas en règle avec l’Église catholique, c’est sa situation qui est anormale et cette anormalité nous touche par ricochet : nous nous tenons à l’écart des paroisses, des diocèses, des hiérarchies des ordres religieux. Nous subissons cet état de fait qui nous donne l’apparence d’une irrégularité mais qui en réalité ne vient pas de nous.
D’un point de vue particulier
La présentation de cette « croisade » sera bien entendu faite dans le sens de la seconde formulation avec le « à » qui rassure mais les conséquences iront inévitablement dans le sens réel de la « croisade« .
De plus, il faut craindre que ces ambiguïtés ne seront pas dénoncées par « les bons » loyalistes mais au contraire entretenues. En effet, ceux-ci présenteront cette « croisade » comme une prière pour la conversion de Rome. Ils obéiront à leurs supérieurs afin de conserver la paix, sous prétexte de ne pas diviser la FSSPX et de ne pas passer pour des gens excessifs ou semant la discorde (4). Ils tairont les ambiguïtés et ignoreront le risque que représente cette « croisade« . Ceux qui leur font confiance ne seront pas prévenus, mis en garde contre ces ambiguïtés et leurs conséquences notamment le risque insensible de glissement que cela comporte.
Conclusion
Si nous voulons rester catholiques, il nous faut nécessairement refuser de participer à cette « croisade » qui n’en est pas une. Le résultat ne sera pas au profit de la foi catholique mais à son détriment.
S’il n’y avait pas anguille sous roche, il eut été si simple d’inviter à prier, faire pénitence et accomplir son devoir d’état pour obtenir la conversion de Rome, la protection du Cœur Immaculée de Marie sur nous et son triomphe par la consécration de la Russie. Le but eut été clair et la formulation également. Au lieu de cela, nous avons silence et ambiguïtés qui nous portent à conclure que nous n’avons pas affaire à une croisade mais à une mascarade.
Convaincus que nous sommes, nous devons faire savoir à notre entourage pourquoinous refusons de participer à cette initiative avec clarté, patience et en toute charité (5). Notre-Seigneur Jésus-Christ ne nous a-t-il pas dit : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non, tout le reste vient du malin (6). » 
(1) La « Lettre aux amis et bienfaiteurs » anglophone des dominicains d’Avrillé d’avril 2013 a d’ailleurs été discrètement retirée des tables de presse des lieux de culte desservis par la FSSPX aux États-Unis parce qu’elle traitait de l’existence de l’église conciliaire.
 
(2) Mgr Lefebvre disait dans une conférence donnée lors d’une retraite sacerdotale à Écône le 4 septembre 1987 à propos des autorités romaines : « Rome est dans l’apostasie, ce ne sont pas des mots, c’est la réalité. Ils quittent l’Église, ils ont quitté l’Église. » Il distinguait entre l’Église catholique et l’église conciliaire. Il est bien évident que les autorités romaines auxquelles il était confronté ne quittaient pas l’église conciliaire. 
 
(3) Toute personne ayant un peu étudié la philosophie a pu apprendre en abordant la logique formelle que le terme peut être équivoque, il faut donc définir sa valeur de suppléance. 
 
(4) De même que l’armée française retourna ses armes contre les arabes d’Algérie qui voulaient rester français malgré la trahison que constituaient les « accords d’Évian » et ce, sous prétexte d’obéir aux chefs ou de loyauté envers le chef de l’État, ainsi tous « les bons loyalistes » sont contraints, pour prouver leur loyauté, de s’en prendre à ceux qui ne veulent pas suivre lorsqu’on exige d’eux des actes qui les obligeraient à fouler aux pieds leur conscience, à agir à l’encontre des intérêts qu’ils sont chargés de défendre. En l’occurrence, la défense de la foi prime l’obéissance aux supérieurs ou la cohésion d’une congrégation.
 
(5) Il est bien évidemment inconcevable de penser que la charité pourrait s’accroître alors que la foi est mise en danger. Jamais la charité ne peut croître au détriment de la foi. C’est ce qu’enseigne Pie XI dans l’encyclique Mortalium animos qu’il consacra à dénoncer le faux œcuménisme.
 
(6) Mt. V, 37.

mercredi 1 janvier 2014

Bonne et sainte année 2014 !


L'administrateur et les collaborateurs du blog Reconquista sont heureux de vous souhaiter une bonne et sainte année 2014 et de vous assurer de leurs prières à toutes vos intentions.

En ce début d'année, rdoublons de prières pour cette année qui s'annonce cruciale.
Nous vous invitons à prier instamment pour l'abbé de Caqueray.

Nouvelle avancée au Mexique : ouverture de la mission de Monterrey


Le blog Non Possumus nous communique la nouvelle suivante:

Depuis le dimanche 29 décembre 2013, la Résistance est également présente à Monterrey avec la mission Notre Dame de Guadalupe. Cette mission est desservie par l'abbé Trincado.

La nouvelle mission se situe au Nord Est du Mexique, à une centaine de kilomètres de Saltillo.

Photos de la première messe à Monterrey: