samedi 8 février 2014

Lettre Ouverte à M. l’abbé Le Roux au sujet de sa lettre Subversion ou Tradition (10 novembre 2013)

Abbé Yves Leroux, directeur du séminaire de Winona
A propos de votre lettre du 10 novembre 2013 “Subversion ou Tradition?”

Une lettre anonyme des catholiques de
Father.Themann.Answered@gmail.com

Cher Monsieur l’abbé,

Nous avons lu avec attention votre lettre du 10 novembre 2013, “Subversion ou Tradition?”. Nous apprécions votre condamnation de la révolution et votre maintien du principe du correct exercice de l’autorité (à distinguer de l’autorité abusive).

Nous vous sommes reconnaissants de faire la distinction entre l’opposition au libéralisme et la rébellion contre l’autorité en soi. Vous avez raison de dire que “quand l’autorité en place cesse d’être fidèle à son rôle de gardienne du bien commun, il ne reste qu’aux défenseurs de la Tradition à rappeler à l’autorité son rôle et à le faire publiquement.”
Par ce principe, vous défendez correctement Monseigneur Lefebvre (et tous ceux qui s’opposent à la révolution conciliaire) quand il/ils met(tent) publiquement en garde les fidèles contre l’utilisation de l’autorité religieuse pour promouvoir le libéralisme.

Basé sur la juste compréhension de l’autorité, le Vatican a eu clairement tort de s’opposer à ce que Monseigneur Lefebvre résiste publiquement aux déclarations et aux actions du Vatican, parce qu’il avait/a la vérité de son côté. De même, vous ne pouvez avoir d’objection envers quiconque agit de façon similaire, dans le cas du libéralisme qui se avance discrètement au sein de la FSSPX.

Vous regrettez la “défiance de l’autorité” dans “les rangs des défenseurs de la Tradition de l’Eglise”. Mais basé sur votre principe, ce n’est pas là le cœur du problème.
De même que le conflit entre Monseigneur Lefebvre et la Vatican, compris comme il le faut, était de savoir qui disait la vérité, de même le centre exact du conflit entre les dirigeants actuels de la FSSPX et ceux qui résistent, est de savoir qui dit la vérité, pas de savoir si l’on fait confiance à votre autorité.

M. l'abbé Rostand a le même faux regard sur la crise dans l’Eglise (et la FSSPX). Il dit que c’est une “évidence que la crise est née de l’effondrement de l’autorité dans l’Eglise” (juin 2013, rapport Regina Coeli). La vérité est que la crise est essentiellement et fondamentalement une attaque contre la vérité par le biais d’un abus d’autorité.

Alors lorsque vous attaquez ceux qui résistent au libéralisme actuel de la FSSPX, vous avez recours à des insultes. Vous les appelez “subversifs” (pour la même raison que le Vatican aurait appelé Monseigneur Lefebvre “subversif.” Vous dites que le libéralisme actuel de la FSSPX est “inexistant et jamais prouvé”. Pourquoi ne répondez-vous pas aux nombreux exemples précis donnés par ceux qui résistent au libéralisme actuel au sein de la FSSPX?
Par exemple, il existe une lettre ouverte à votre subordonné, Mr l’Abbe Daniel Themann, qui est disponible sur TrueTrad.com, sur TheRecusant.com, et sur EcclesiaMilitans.com (1).
Nous vous mettons au défi d’identifier spécifiquement une seule erreur dans cette lettre ouverte de 41 pages. Nous ne pensons pas que vous le puissiez. Concentrez-vous sur les points précis qui sont notés! Le conflit touche à la vérité, pas le manque de confiance en l’autorité de Monseigneur Fellay!

Vous affirmez que les personnes qui résistent au libéralisme actuel de la FSSPX ne donnent que des “opinions” non-prouvées. Vous remarquerez que le libéralisme analysé dans la Lettre ouverte à Mr l’abbé Themann venait de sources citées de la FSSPX. Ceux qui exposent le libéralisme de la FSSPX n’ont besoin que de citer ce que la FSSPX met sur ses propres sites internet!

Alors plut
ôt que de vous plaindre du manque de confiance envers l’autorité (comme le Vatican s’en plaignait, dans le cas de Mgr Lefebvre), concentrez-vous sur la vérité des arguments spécifiques donnés par ceux qui résistent au libéralisme de la FSSPX. Lisez, par exemple, la Lettre ouverte a M. l’abbé Themann. Résister a l’actuel libéralisme est (comme vous le disiez dans votre lettre du 10 novembre 2013) “loin d’être une réaction instinctive a l’autorité [mais au contraire] est un service à la défense de l’autorité. L’opposition n’est qu’apparente, due aux circonstances dramatiques quand ceux qui ont reçu leur autorité de Dieu sont eux-mêmes influences par des principes révolutionnaires.”

Nous voulons, nous aussi, le chemin de “la dépendance tranquille… [et] la soumission a la volonté de Dieu” (pour citer votre lettre du 10 novembre 2013) et c’est pour cela que nous résistons au libéralisme actuel de la FSSPX!

En Celui qui est la Vérité et qui hait le libéralisme,
Vous pouvez nous joindre sur: Father.Themann.Answered@gmail.com



vendredi 7 février 2014

jeudi 6 février 2014

Corectif au sujet de la dernière lettre de l'abbé Chazal

Comme le signale Avec l'Immaculée, la lettre ouverte à un soldat inconnu de la Résistance interne de l'abbé Chazal contenait quelques erreurs:


  1. Le père Riedl n'est pas sédévacantiste, il est l'aumônier du Monastère de Marienberg en Allemagne. 
  2. L'abbé Lashing n'existe pas. Ce nom a été produit par Google traduction qui a traduit en anglais Trincado. Trincar se traduit en effet lash en anglais. L'abbé Trincado était donc devenu l'abbé Lashing. 
Le document corrigé peut être télécharger ici .

Ils disent que rien n'a changé...


Par Servus Spiritus Sancti
Donc ceux de la Néo-FSSPX nous disent que rien n'a changé. Ils promeuvent une conférence de l'un de leurs prêtres intitulée "Résistance à quoi?" (Conférence de l'abbé Themann, Note de Reconquista). Ceux qui soutiennent (par ignorance) la SSPX pensent que rien n'a changé. Une personne en particulier a commenté l'un de mes articles en disant que "rien n'a changé dans la Fraternité depuis 1974". Et pourtant les faits prouvent le contraire. Je vais recenser les changements un par un.

Nouvelle position sur le Judaïsme
La Néo-FSSPX a une nouvelle position sur le Judaisme, qui n'etait PAS celle du fondateur de la Fraternité Monseigneur Lefebvre. Celui-ci avait declaré:
"L'Islam accepte Jésus comme prophète et a un grand respect pour Marie, et cela place certainement l'Islam plus près de notre religion que par exemple, le Judaïsme, qui est bien plus éloigné de nous. L'Islam est né au 7ème siècle et a bénéficié quelque peu des enseignements chrétiens de l'époque.
Le Judaïsme, par contre, est l'héritier du système qui a crucifié Notre-Seigneur. Et les membres de cette religion, qui ne se sont pas convertis au Christ, sont ceux qui se sont radicalement opposés à Notre-Seigneur Jésus-Christ. Pour eux, il n'est en aucun cas possible de reconnaître Notre-Seigneur. 
Ils sont en opposition avec les bases même et l'existence de la Foi Catholique sur ce sujet. Et pourtant, nous ne pouvons pas tous avoir raison. Soit Jésus-Christ est le Fils de Dieu et le Seigneur et Sauveur, ou Il ne l'est pas. C'est un des cas ou il ne peut pas être question du plus petit compromis sans détruire la fondation même de la Foi Catholique." (Monseigneur Lefebvre, entretien, 1978).
Même Mr l'Abbé Schmidberger, qui est un partisan de Monseigneur Fellay dans la Néo-SSPPX, dit que nous ne devrions jamais appeler les Juifs nos "frères ainés". Et pourtant, en 2009, Monseigneur Fellay a cru bon de devoir déclarer: 
"Les Juifs sont nos frères ainés." (Monseigneur Fellay, commentaire dans "L'Angelus", 2009)
Cette déclaration n'a jamais été rétractée.


La dévotion à Notre-Dame décroit
La dévotion à Notre-Dame paraît décroitre a la Néo-FSSPX. Ceux qui lisent ce texte et soutiennent Monseigneur Fellay pensent peut-être "quelle accusation mensongère!". Et pourtant, ce n'est vraiment pas mensonger, c'est la pure vérité.
La Résistance a mentionné Notre-Dame dans sa déclaration pour commémorer le 25ème anniversaire des Consécrations à Econe. Les trois évêques de la Fraternité ne la mentionnent pas dans leur déclaration. Cela est étrange, surtout si l'on considère qu'il est évident, à la lecture de ses écrits, que Monseigneur Lefebvre avait une forte dévotion à la Très Sainte Vierge.
On ne peut pas s'empêcher de se demander ce que pense la Fraternité de Fatima, étant donné que qu'aucune protestation ne s'est élevée apres que Monseigneur Tissier de Mallerais, dans un entretien tristement célèbre  avec Stephen Heiner, déclara quand la question de Fatima lui fut posée: "Fatima est une révélation privée. Pardonnez-moi, mais je n'en discute pas". 
Peut-être n'y eut-il aucune critique parce qu'au cours du même entretien sa remarque sur le fait que Benoît XVI était un hérétique a fait de l'ombre à son commentaire sur Fatima. Néanmoins, on se demande si Monseigneur Fellay et les autorités de la Fraternité ressentent les choses de la même façon. Monseigneur Lefebvre, pourtant, a parlé plusieurs fois des apparitions de Fatima avec affection.
C'est pour cela que je recommande de lire le blog de Maurice Pinay avec circonspection. Bien qu'il ait raison au sujet des Juifs, il est non seulement obsédé par l'idée de calomnier Mr L'Abbe Malachi Martin mais il a parlé aussi de Fatima de façon négative plusieurs fois, bien plus que Monseigneur Tissier ne l'avait fait.


Comme Mr l'Abbé Pfeiffer le note, Fatima n'est plus qu'une simple "révélation privée". La bonne nouvelle est qu'il y a toujours de l'espoir pour Monseigneur Tissier, bien qu'il se trompe sur Fatima. On ne peut pas en dire de même sur Monseigneur Fellay j'en ai peur. Si la Vierge Marie a été omise de la déclaration de la Fraternité, la dévotion de la Fraternité a son égard décroît.


Vatican II et la Liberté Religieuse
Dans un entretien de CNS en mai 2012, Monseigneur Fellay répondit ceci lorsqu'on lui posa la question de la liberté religieuse: 
"Le terme de liberté religieuse est utilisé de nombreuses façons, et en y regardant de plus près j'ai vraiment l'impression que peu de personnes savent vraiment ce qu'en dit le Concile. Le Concile présente une liberté religieuse qui en fait, est très, très limitée. Cela signifierait, et nos discussions avec Rome en ont fait clairement état, que, qu'il y ait un droit à l'erreur ou un droit pour chacun de choisir sa religion, est faux".
Ce n'est pas ce qu'enseigne Vatican II. Les modernistes à Rome ont menti a Monseigneur Fellay et il s'est fait avoir. Monseigneur Lefebvre enseignait que la liberté religieuse telle qu'enseignée par Vatican II est une HERESIE. Il est tout simplement stupéfiant que Monseigneur Fellay essaye de nier cela. 
Plus tard au cours de l'entretien il déclare: 
"Le Pape dit, et il l'a même dit récemment, que le Concile doit être mis dans le contexte de la grande tradition de l'Eglise, doit etre compris comme cela, et en corrélation avec (la grande tradition de l'Eglise). Ce sont des déclarations avec lesquelles nous sommes en plein accord, totalement, absolument."
Et comment Vatican II se trouve-t-il dans la continuation de la Tradition de l'Eglise? Il ne l'est pas. Comment Monseigneur Fellay peut-il suggérer qu'il est possible que Vatican II soit dans la continuation de la Tradition? 
Dans son répugnant "Préambule doctrinal" de 2012, Monseigneur Fellay avait fait des remarques similaires, disant que Vatican II "approfondissait certains aspects de l'Eglise". 
A ceux qui insistent que la SSPX reste dédiée à exposer les erreurs de Vatican II, je vous demande, est-ce-que les paroles que je vous cite ressemblent à des critiques du Concile? Est-ce-là votre définition de s'opposer aux erreurs du Concile? 


Le GREC, Krahgate, et la firme de Relations Publiques séculière
Ces trois choses ont joué un grand role dans l'effondrement de la Fraternité, et sont toutes révélatrices d’une importante corruption intérieure.
Le GREC (Groupe de Réflection Entre Catholiques) a été formé en 1997. Son but était de créer une discussion autour de sujets sérieux entre la SSPX et Rome sans aucune colère ou amertume, et éventuellement d'ouvrir la voie à une "réconciliation". L'un des fondateurs du GREC, le prêtre de la Néo-FSSPX Mr l'Abbé Lorans, reçut tout de suite la permission de Monseigneur Fellay de faire partie du GREC. Monseigneur Fellay n'a jamais fait de commentaires publiques sur le GREC.
Maximilian Krah est l'avocat de la Néo-FSSPX. C'était sa responsabilité de trouver un avocat pénaliste pour Monseigneur Williamson après que sa négation de "l'holocauste" l'ait amené devant les tribunaux allemands. Bien que Krah ait été (prétendument) du côté de Monseigneur Williamson, il le critiqua publiquement, disant qu'il était "sérieusement coupé de la réalité". Personne à ce moment-là ne prit la défense de Monseigneur Williamson. 
Krah répondit aux rumeurs qu'il était un infiltré Juif dans un entretien avec "The Remnant" en 2012. Il démentit les rumeurs, tout en faisant de nombreuses déclarations pro-Juives, disant qu'il n'y avait "rien de mal à être Juif", et "j'ai beaucoup d'amis Juifs", et affirma que les Juifs "sont le peuple de Jésus et Marie". De tels sentiments n'étaient pas ceux de Monseigneur Lefebvre et ne sont pas non plus conformes avec ce que l'Eglise a toujours enseigné. 
La companie séculière de Relations Publiques fut engagée par Menzingen pour "changer l'image" de la FSSPX. Cela explique le nouveau "look" de la Fraternité et les changements sur leur site internet.
Monseigneur Lefebvre n'aurait jamais toléré tout ceci dans sa Fraternité.


Le Novus Ordo
Dans son Préambule doctrinal de 2012, Monseigneur Fellay écrit que le Novus Ordo avait été "légitimement promulgué", et y fait réference plus loin comme à une "messe légitime".
Encore une fois, Monseigneur Fellay contredit Monseigneur Lefebvre, qui avait appellé la Nouvelle Messe une "messe bâtarde". Elle n'est ni légitime ni légitimement promulguée.
Monseigneur Fellay a aussi suggeré dans un entretien de janvier 2013 qu' "une réforme de la réforme" serait acceptable, alors que Monseigneur Lefebvre avait conseillé de ne jamais assister à une messe Novus Ordo, même respectueuse. La nouvelle position de la Fraternité demontre un état d'esprit différent de celui de son fondateur. 


La Nouvelle Attitude des Prêtres
L'attitude des prêtres de la Fraternité a changé depuis quelques années. Il y a de nombreux exemples de prêtres de la Néo-SSPX qui ne se comportent pas en prêtres mais en libéraux colériques. Il y en a beaucoup d'exemples. 
Un homme en Floride a été physiquement agressé par un pretre de la Néo-FSSPX pour avoir simplement participé a un barbecue de la Résistance. 
Plusieurs prêtres - y compris le Supérieur de District des USA Mr l'Abbé Rostand, épient sur les forums pour tenter de découvrir l'identité des personnes pro-Résistance qui y écrivent. L'Abbé Rostand a apparement decouvert l'identité d'un homme qu'il n'avait jamais rencontré avant et a découvert dans quelle paroisse il se rendait. 
Un prêtre de la Néo-FSSPX a même imprimé les message d'une personne qu'il savait être de sa paroisse et en a distribué les tirages aux autres membres de la paroisse leur demandant s'ils savaient de qui il s'agissait.
Un laïc pro-Résistance envoya la nouvelle d'une conférence de la Résistance en Idaho a plusieurs prêtres de la region. Un prêtre de la Néo-FSSPX lui a répondu: "J'apprécierais que vous gardiez vos conneries pour vous-même et les autres sangsues délusionnées autour de Williamson". Comment un prêtre, qui est supposé être un homme de Dieu, peut-il parler ainsi. C'est écoeurant.
Un autre prêtre a affirmé que la maison des parents de Mr l'Abbé Pfeiffer avait été brulée par Dieu en punition de la "désobéissance" de l'Abbe Pfeiffer et l'a appelé le "Prêtre Kentucky Fried" (en référence a une chaîne de restaurants fast-food aux USA dont la spécialité est le poulet frit). Encore une fois, un prêtre qui ne parle pas comme un prêtre et qui aurait besoin de se confesser pour avoir parlé de la sorte.
Plusieurs fidèles de la Résistance se sont vus refuser la communion par les prêtres de la Néo-FSSPX.


Les Relations avec Rome
J'ai donné plusieurs citations de Monseigneur Lefebvre depuis 1988, qui prouvaient qu'il était contre l'idée d'un accord avec Rome jusqu'à ce qu'elle se convertisse. Voici une autre citation que je n'avais pas encore mentionnée: 
"D'être publiquement associé à cette sanction qui est infligée aux six Evêques catholiques, Défenseurs de la Foi dans son integrité et son intégralité, serait pour nous une marque d'honneur et un signe d'orthodoxie devant nos fidèles. Ils ont le droit de savoir que les prêtres qui les servent ne sont pas en communion avec une Eglise contrefaite, qui promeut l'évolution, le pentecotisme et le syncrétisme [le mélange des doctrines]. (Monseigneur Lefebvre, lettre au Cardinal Grantin, 6 juillet 1988. 
Donc, comme le dit Monseigneur Lefebvre, le fidèle a le droit de savoir que les prêtres qu'il soutient ne sont pas en communion avec l'église conciliaire. Cette citation justifierait certainement la réaction pro-Résistance des fidèles devant les actions de Menzingen.
Et malgré les citations erronéees de Monseigneur Fellay, il parlait différemment par le passé. Dans une Lettre aux Amis et Bienfaiteurs de janvier 2003, Monseigneur Fellay critiquait Campos pour s'être compromis avec Rome. Dans la même lettre il disait: 
"Quant à nous, nous n'avons pas l'intention de nous lancer avant d'avoir la certitude que Rome veut maintenir la Tradition. Nous avons besoin de signes qu'ils se sont convertis."
Comparez ceci à ce qu'il écrivait l'année dernière: 
"Malheureusement, dans le contexte actuel de la Fraternité, la nouvelle déclaration ne sera pas acceptée. [...] Je suis engagé dans ce projet (un accord pratique sans accord doctrinal) malgré une opposition assez forte au sein de la Fraternité et au prix de perturbations considérables. J'entends bien continuer de mon mieux à suivre ce chemin pour arriver aux précisions nécessaires. Que votre Sainteté daigne croire à ma dévotion filiale et mon souhait le plus cher de servir l'Eglise." (Monseigneur Fellay, lettre a Benoit XVI, 2012)
Autant pour ceux qui affirment que "rien n'a changé". 

Conclusion
Pour conclure, il est ridicule d'affirmer que rien n'a changé. La Fraternité a beaucoup changé, et il y a beaucoup plus d'exemples que ceux que je donne ici, comme leur nouvelle position tres hostile au sédévacantisme, leur nouvelle position sur les messes indultes, leur refus de critiquer les Papes conciliaires (par exemple, rester silencieux apres les remarques pro-homosexuelles du Pape Francois et la restriction de la messe tridentine), etc.
Tout, de leur nouvelle position sur Vatican II et le Novus Ordo à leur refus de mentionner la Bienheureuse Vierge Marie dans la déclaration du 27 juin, et la nouvelle attitude des prêtres, nous prouve que beaucoup de choses ont changé. Alors s'il vous plait, à tous ceux qui soutiennent Monseigneur Fellay et qui lisent ceci, ne nous dites plus que rien n'a changé, parce que c'est un mensonge. Il n'est pas du tout logique de dire que rien n'a changé. 
Quant aux prêtres et aux fideles de la Résistance, ils restent fidèles à la vraie Foi catholique, à Notre-Seigneur Jésus-Christ et à sa Mere Bienheureuse, et à la mission de Monseigneur Lefebvre. 

Que Dieu vous bénisse.



mardi 4 février 2014

Lettre à un soldat inconnu de la Résistance interne


CORRECTIF DU 6 FEVRIER: 
Comme le signale Avec l'Immaculée, la lettre ouverte à un soldat inconnu de la Résistance interne de l'abbé Chazal contenait quelques erreurs, principalement celle-ci: 
L'abbé Lashing n'existe pas. Ce nom a été produit par Google traduction qui a traduit en anglais TrincadoTrincar se traduit en effet lash en anglais. L'abbé Trincado était donc devenu l'abbé Lashing. Le document proposé au téléchargement tien compte de ces corrections.
Publiée le 3 février 2014
Cher Confrère,
  Vous n'avez pas l'air de vous prêter a la diabolisation en cours a notre égard; et le Démon étant ce qu'il est, il doit être temps de resserrer mon contact avec vous, ni pour vous faire la morale, ni pour vous condamner. Bien au contraire, je vous écris parce que j'ai une très grande estime pour vous et parce que nous sommes tous les deux d'accord sur un même fait: Mgr Fellay est un moderniste.
Question suivante: Que faire?
Résister sur place ou plonger dans l'inconnu, avec les cow-boys?
  Rassurez-vous, mon ami: je n'ai pas la plus haute opinion de la Résistance. Nous ne sommes qu'un reliquat, un ramassis épars, des particules en suspension (je pense particulièrement a ce cher abbé Pinaud!)
Notre Charte est aux Corinthiens, Chapitre I, verset 28, "Et contemptibilia elegit Deus, et ea quae non sunt, ut ea quae sunt destrueret". Comment peut-on se lasser de St Paul? Tout y est.
  Si j’idéalise la Résistance, comme le disait un peu méchamment Gentiloup, je l’idéalise par le bas; mais reconnaissez avec moi que FSSPX-CM (Compagnie de Marie), ça sonne bien. On verra si ça tient, mais pour le moment ça tient:
-Mgr Williamson, abbés Abraham, Bufe, Kramer, Pinaud, Rioult, Salenave, Koller, de Merode, de Ste Marie, Fuchs, Trauner, Sauer, Ribas, Abrahamowicz, Peres Avril, Raffali, Bruno osb, Pierre-Marie op et dix autres dominicains. (Europe 29)
- Abbés Pfeiffer, Hewko, Iglesias, Voigt, Ringrose, Ortiz, Mgr Perez et trois autres pretres a Los Angeles, Mgr Fulham, abbes O'Connor, Da Damio, Maurel, Trinchard, Dardis, Girouard, Gruner, Pere Dominic Mary of the Pilar op.. (Amerique du Nord 19)
-Abbés Faure, Cardozo, Trincardo, Altamira, Ruiz, Vargas, Makarios (Bresil), Pères Thomas d'Aquin osb, Jaire ofbv, Joaquim ofbv, Raphael osb. (Amerique du Sud 11)
- Abbés Nariai, Suelo, Chazal, Valan, Pancras, Hartley, Pere Elijah ofm conv. (Austrasie 7)
- Abbés Picot et N'Dong en Afrique (2)
D'autres prêtres sont en instance de nous rejoindre, et je préfère être discret; et nous avons deux ermites qui ne veulent pas être déranges.

R.P. Jean ofm cap. A la mémoire d’un principe en voie de disparition: "Pas d'accord canonique avant un accord doctrinal"

Père Jean ofm cap. de Morgon

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A la mémoire d’un principe en voie de disparition :


« PAS D’ACCORD CANONIQUE AVANT UN ACCORD DOCTRINAL »


Si Mgr Freppel remarquait avec raison que l’abandon des principes conduit inéluctablement aux catastrophes, le cardinal Pie nous laisse encore espérer en affirmant qu’un petit nombre de réclamants suffit pour sauver leur intégrité, et ainsi garder la chance d’un rétablissement de l’ordre.


Or, depuis le mois de juillet 2012, le chapitre des supérieurs de la FSSPX semble avoir répudié un principe qu’il avait fermement tenu jusque là, à savoir qu’il n’est pas possible d’envisager un accord pratique avec le Vatican, avant que la question doctrinale soit bien résolue.


Mgr de Galarreta aura beau nous expliquer, le 13 octobre suivant, que « ce qui a été fait revenait à prendre toute la question doctrinale et liturgique pour en faire une question pratique », l’ordre n’est plus respecté, et on ne peut que craindre l’avertissement de saint Pie X : « Si la règle semble un obstacle à l’action, on se dit que dissimuler et transiger facilitent le succès : on oublie alors les règles sûres, on obscurcit les principes, sous prétexte d’un bien qui n’est qu’apparent. Que restera-t-il de cette construction sans fondations, bâtie sur le sable ? »


Le but de notre étude est donc de démontrer, en nous basant sur la Révélation, la Tradition, et les déclarations concordantes des quatre évêques sacrés par Mgr Lefebvre avec celui-ci, que le principe susdit est absolument catholique, et ne peut souffrir ni abandon, ni exception, étant voulu de Dieu lui-même, et non forgé par quelque penseur traditionaliste allergique à tout ralliement.


I – La Révélation


Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, c’est la volonté très ferme et explicite de Dieu, que les hommes qu’il daigne gratifier de sa pure et vraie doctrine se gardent absolument de frayer avec ceux qui en professent une autre différente, au risque de prévariquer.


C’est la toute première recommandation qu’Il tient à faire à Moyse, lorsqu’il conclut l’alliance avec lui : « Garde-toi de t’allier aux habitants des pays où tu vas, de peur qu’ils ne soient pour toi un piège. Mais vous renverserez leurs autels et briserez leurs idoles … » (Ex. 34, 11)


Notre Seigneur, à son tour, mettra souvent en garde ses disciples contre le levain de la doctrine des Pharisiens et des Saducéens (Mt 16, 6 ; Mc 8, 15), contre les faux prophètes revêtus de peaux de brebis (Mt 7, 15) qui induiront beaucoup de gens en erreurs (Mt 24, 11) et même les élus si possible (Mt 24, 24).


Les Apôtres seront si marqués par ces avertissements du divin Maître, qu’ils les transmettent avec force à leurs propres disciples :


- « Je vous en prie, Frères, gardez-vous de ces scandaleux qui vont à l’encontre de la doctrine que vous avez reçue : évitez-les, car ces gens-là ne servent pas le Christ » (Rm. 16, 17).
- « Je le répète : si quelqu’un vous prêche un évangile différent que celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème ! (Gal. 1, 9).
- « Si quelqu’un vient à vous qui ait une doctrine différente, ne le recevez pas chez vous et ne le saluez même pas. Car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. » (2 Jn 10).


On pourrait ajouter d’autres passages de l’Ecriture encore, ceux-là suffisent amplement, étant dictés par le Saint Esprit, pour nous convaincre que le devoir de nous garder des fauteurs d’hérésie est bien de droit divin.




II – La Tradition


Les premiers Pères de l’Eglise ne pouvaient pas oublier ces anathèmes doctrinaux, et ne purent que répéter sur tous les tons l’exhortation de saint Paul : « Fuis l’hérétique ! » (Tit. 3, 10).


- « Fuyez les hérétiques, ce sont des successeurs du diable qui a réussi à séduire la première femme. » (St Ignace d’Antioche).
- « Fuis tout hérétique ! » (St Irénée).
- « Fuyez le venin des hérétiques ! » (St Antoine du désert).
- « Ne t’assied pas avec des hérétiques ! » (St Ephrem).


Et saint Vincent de Lérins tient à nous préciser :


- « L’Apôtre commande cette intransigeance à toutes les générations : il faudra toujours anathématiser ceux qui ont une doctrine contraire à celle reçue ». C’est pourquoi, au XIXe siècle, un Dom Guéranger écrira à Mgr d’Astros : « Un des moyens de conserver la foi, une des premières marques de l’unité, c’est la fuite des hérétiques. ».


En effet, cette « première marque de l’unité » concerne évidemment l’unité de foi, la première note caractéristique de l’Eglise catholique, qui ne peut avoir « qu’un seul Seigneur et une seule foi » (Eph. 4, 5). Cette même Eglise, qui avertit solennellement les futurs sous-diacres ainsi : « Restez fermes dans la vraie foi catholique, car selon l’Apôtre, tout ce qui ne provient pas de la foi est péché (Ro. 14, 23), schisme, étranger à l’unité de l’Eglise ».


Aussi pour mieux comprendre non seulement l’ancienneté, mais surtout le caractère absolu de notre principe, il nous faut garder bien gravé dans l’esprit que durant plus de mille ans de schisme entre les byzantins et Rome on n’a jamais, sans aucune exception, conclu un seul accord canonique avec des Uniates avant que ceux-ci n’aient pleinement reconnu la doctrine catholique sur les dogmes controversés (Filioque, Primat du Pape etc…).




III – Les déclarations de nos évêques


- Mgr Lefebvre : « En supposant que d’ici à un certain temps Rome fasse un appel, qu’on veuille nous revoir, reprendre langue, à ce moment-là, c’est moi qui poserai les conditions. Je n’accepterai plus d’être dans la situation où nous nous sommes trouvés lors des colloques. C’est fini. Je poserai la question au plan doctrinal : Est-ce que vous êtes d’accord avec les grandes encycliques de tous les papes qui vous ont précédés ? (…) Si vous n’acceptez pas la doctrine de vos prédécesseurs, il est inutile de parler. Tant que vous n’aurez pas accepté de réformer le concile en considérant la doctrine de ces papes qui vous ont précédés, il n’y a pas de dialogue possible. C’est inutile. » (Fideliter n. 66 de nov.-déc. 1988, pp. 12-13).


- Mgr Williamson : « Le plus grand défi pour la Fraternité dans les prochaines années sera de saisir la primauté de la doctrine et de prendre la mesure de toutes choses, et de prier en conséquence. Dans notre monde sentimental, la tentation constante est de suivre les sentiments. Ne pas suivre les sentiments, c’est ce qui a caractérisé Mgr Lefebvre, et si, à cet égard, nous ne l’imitons pas, la Fraternité suivra la voie de la chair, c’est-à-dire dans les bras des destructeurs (objectifs) de l’Eglise. (…) Doctrine, doctrine, doctrine ! » (Angelus Press, 21 juin 2008).


- Mgr Fellay : « La perception de l’enjeu beaucoup plus profond que nous venons de décrire nous interdit de mettre sur le même plan les deux questions. Il est si clair pour nous que la question de la foi et de l’esprit de foi passe avant tout, que nous ne pouvons pas envisager une solution pratique avant la première question ne trouve une solution assurée » (…)


« Chaque jour nous apporte des preuves supplémentaires de la nécessité de clarifier au maximum les questions sous-jacentes [de doctrine] avant d’aller plus avant dans une solution canonique, qui n’est cependant pas pour nous déplaire. Mais c’est là un ordre de nature, et inverser les choses nous mettrait immanquablement dans une situation invivable ; nous en avons la preuve tous les jours. Il y va ni plus ni moins de notre existence future. » (LAB n. 73, du 23 oct. 2008).


- Mgr de Galarreta : « Il y a évidemment une volonté de nous émouvoir, de nous effrayer en mettrant la pression dans le sens d’un accord purement pratique, qui a toujours été la proposition de Son Eminence [le cardinal Hoyos]. Evidemment, vous connaissez déjà notre pensée. Cette voie est une voie morte ; pour nous, c’est la voie de la mort. Il n’est donc pas question de le suivre. Nous ne pouvons pas nous engager à trahir la confession publique de la foi. Il n’en est pas question. C’est impossible. » (Sermon du 27 juin 2008 à Ecône).


« Ce n’est pas le moment de changer la décision du Chapitre de 2006 : Pas d’accord pratique sans solution de la question doctrinale. » (Rapport lu au Chapitre d’Albano, du 7 octobre 2011 diffusé par Tradinews).


- Mgr Tissier de Mallerais : « Nous refusons un accord purement pratique parce que la question doctrinale est primordiale. La foi passe avant la légalité. Nous ne pouvons pas accepter une légalisation sans que le problème de la foi soit résolu. (…) Il s’agit d’une nouvelle religion qui n’est pas la religion catholique. Avec cette religion, nous ne voulons aucun compromis, aucun risque de corruption, aucune apparence même de conciliation, et c’est cette apparence que nous donnerait notre soi-disant “régularisation”. » (Entretien à Rivarol, du 1 er juin 2012).




Conclusion


Le principe : « Pas d’accord canonique avant un accord doctrinal » est un principe :

- Fondé sur la Parole de Dieu, qui nous interdit formellement de nous associer à ceux qui professent une doctrine différente de celle qui nous a été transmise par l’Eglise, « colonne et base de la vérité » (1Tim. 3, 15), en particulier depuis plus de mille ans dans ses discussions avec les schismatiques orientaux.

- Absolu et ne souffrant pas de contournement, de réduction ou d’exception, parce que relevant d’un « ordre de nature », comme l’a justement écrit Mgr Fellay autrefois, et non d’un processus conventionnel.


En conséquence : S’il est vrai qu’on ne se relève pas de l’abandon des principes, surtout des plus graves parce qu’ils touchent à la foi, il nous faut aujourd’hui plus que jamais non seulement tenir ce principe, mais veiller à ce qu’il ne soit pas oublié, altéré ou contourné, et le proclamer contre vents et marées, à toutes les âmes de bonne volonté.
Que les Très Saints Cœurs de Jésus et de Marie nous viennent en aide dans le vrai combat de la foi, et nous gardent toujours dans leur amour ! 

lundi 3 février 2014

Retraites de vie chrétienne à Salérans 24 février-1 mars et 17 mars-22 mars

« Rester en vie coûte que coûte n’a aucun sens, ce qui compte c’est comment on reste en vie. » Dernière parole d’un légionnaire mort en Indochine
Thème : Tendre à la perfection chrétienne dans une époque antichrétienne.
Date : 1ere retraite : du 24 février (12 h) au 1 mars (13 h) / 2e retraite : du 17 mars (12 h) au 22 mars (13 h)
Ouvert à tous : Baptisés, catéchumènes, homme, femme…
Lieux : NOTRE DAME DE SALERANS – 05300 SALERANS.
À 1 h 30 d’Avignon et de Marseille, à 40 min de Sisteron.
Participation :
La pension est de 21 euros par jour (105 euros pour 5 jours)
Affaire à apporter :
Draps ou sac de couchage, chapelet, serviette de toilettes, serviette de table, missel, de la bonne volonté…
Inscription :
Ecrire à :  NOTRE DAME DE SALERANS – 05300 SALERANS ou téléphoner au : tel. 04.92.65.09. 09 / Fax : 04.92.65.22.66.
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Monsieur / Madame Nom…….…………………..…… Prénom ……………………..………. m’inscrit à la retraite du …………………………. au …………………… ………..……… .
  • Je viens en voiture et dispose de …… places pour covoiturage. Mon contact est : (Tél. : ………………..………)
  • Je n’ai pas de voiture et ne pourrait participer à la retraite qu’en mesure d’un covoiturage possible. Mon contact est : (Tél. : ……….………….…)
Pour imprimer ce tract, cliquez ici sur ce lien.