samedi 29 avril 2017

Dédiabolisation de la FSSPX : décision exemplaire de Mgr Planet

 Note : Sur le site Riposte Catholique, on apprend que l'évêque de Carcassonne applique "généreusement" les dispositions mises en place récemment par Rome pour faciliter les mariages dans la FSSPX.  Les prêtres de la Tradition dans ce diocèse accepteront-ils ces dispositions qui les "intègrent" de plus en plus dans l'église conciliaire ?  Il est bien difficile de refuser de baiser la main de celui qui vous offre ce que vous prenez pour un cadeau ...


On sait qu’une lettre de la Commission Ecclesia Dei du 27 mars 2017 informait les évêques de l’univers que le pape avait approuvé des dispositions visant à assurer la validité de mariages célébrés par des prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X. Interprétant le plus généreusement possible les dispositions de cette lettre, Mgr Alain
Planet, évêque de Carcassonne, par décret qui sera bientôt publié, donne sans restriction, sur tout le territoire de son diocèse, délégation pour recevoir les consentements matrimoniaux à tous les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X dans toutes les chapelles de cette Fraternité. Les mariages qu’ils célébreront seront inscrits sur les registres de la chancellerie diocésaine.
    
En outre, si les mariages sont célébrés par ces prêtres dans des églises paroissiales, les curés sont invités à déléguer leurs pouvoirs ordinaires pour recevoir les consentements, comme ils le feraient pour tous prêtres catholiques.

vendredi 28 avril 2017

28 avril : fête de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, patron du séminaire


Ce n'est pas un hasard si la Providence a mis le séminaire de la fidélité catholique sous le patronage de St Louis Marie Grignion.  Nos lecteurs ignorent peut-être un peu sa vie. C'est pourquoi nous leur proposons ce résumé bien édifiant. Nous les invitons à prier ce grand saint pour obtenir de saints prêtres.


Louis-Marie Grignion de La Bacheleraie est né à Montfort en Bretagne, le 31 janvier 1673 et il est mort le 28 avril 1716. Il abandonna plus tard le nom de sa famille, pour prendre celui du lieu de sa naissance et de son baptême. Issu d’une famille de 18 enfants, sa première éducation fut pieuse et forte. Il la compléta chez les Jésuites de Rennes.

A 20 ans, Saint Louis Marie Grignion de Montfort quitta famille et amis et partit à pied pour Paris, ayant le désir d’entrer au séminaire. En chemin, il donnait aux pauvres qu’il rencontrait, le peu de biens qu’il avait avec lui. Et c’est en haillons mais en se sentant libre et heureux qu’il arriva dans la capitale.


Il entrait au séminaire pour garçons pauvres. La nuit, il veillait les morts pour pouvoir payer sa pension. Chargé de la bibliothèque au séminaire, il dévorait tout ce qui était écrit sur la sainte Vierge.


Il fut ordonné prêtre et le 5 juin 1700, il célébra sa première messe à l’église Saint Sulpice. Il fut d'abord nommé aumônier à l'hôpital de Poitiers, où il opéra une réforme aussi prompte qu'étonnante. Il fonda en 1703, avec Marie-Louise Trichet, une congrégation féminine purement hospitalière à l’origine, les Filles de la Sagesse, qui étendra vite son activité à l’enseignement des enfants pauvres.

De son côté, il commença une prédication itinérante qui, avec des méthodes et peu appréciées des libertins, s’avéra très efficace. Ballotté ensuite pendant quelques temps par les persécutions que lui suscitaient les Jansénistes, il décida de se rendre à pied à Rome, en vue de s'offrir au Pape Clément XI pour les missions étrangères.

Il reçut du Souverain Pontife l'ordre de travailler à l'évangélisation de la France : «Vous avez, Monsieur, un assez grand champ en France, pour exercer votre zèle ; n’allez point ailleurs, et travaillez toujours avec une parfaite soumission aux évêques dans les diocèses desquels vous serez appelé : Dieu par ce moyen en donnera bénédiction à vos travaux»

Dès lors, pendant dix ans, il alla de missions en missions, dans plusieurs diocèses de l'Ouest, qu'il remua et transforma par sa parole puissante, par la flamme de son zèle et par ses miracles.
Le Père de Montfort alimentait sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il fut l'objet de visions fréquentes de la Sainte Vierge.

Saint Grignion de Montfort était favorisé de visions

Ses cantiques populaires complètent les fruits étonnants de sa prédication. Il plantait partout la Croix.


Il semait partout la dévotion au Rosaire : il préparait providentiellement les peuples de l'Ouest à leur résistance héroïque au flot destructeur de la Révolution, qui surgira en moins d'un siècle, car curieusement, tous les territoires de l’Ouest de la France évangélisés par le Père de Montfort furent les même qui se soulevèrent pour la défense de la Foi lors des Guerres de Vendée.

Après seize ans d'apostolat, épuisé par la fatigue et la pénitence, il mourut en 1716, en pleine prédication, à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée), à quarante-trois ans, laissant, pour continuer son œuvre, les Pères Montfortins, une Société de missionnaires, les Sœurs de la Sagesse, et quelques Frères pour les écoles, connus partout aujourd'hui sous le nom de "Frères de Saint-Gabriel".

Il a été béatifié par Léon XIII puis canonisé par Pie XII en 1947.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort a composé "le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge" au début des années 1700, mais le manuscrit demeurera longtemps enveloppé dans le silence d'un coffre et restera pratiquement inconnu pendant plus d'un siècle.

Lorsque, finalement, presque par hasard, il fut découvert en 1842, et publié en 1843.

Cette œuvre destinée à devenir un classique de la spiritualité mariale, eut un succès immédiat, et se révéla être une œuvre d'une extraordinaire efficacité pour diffuser la "vraie dévotion" à la Très sainte Vierge.



Quelques prophéties de Saint Louis-Marie : 


« Marie doit éclater, plus que jamais en miséricorde, en force et en grâce dans les derniers temps… 
 

Sur la fin des temps, et peut-être plus tôt qu’on ne le pense, Dieu suscitera de grands hommes remplis du Saint-Esprit et de l’esprit de Marie, par lesquels, cette divine Souveraine fera de grandes merveilles dans le monde pour y détruire le péché et y établir le règne de Jésus-Christ... 
 

Les amis du monde persécuteront plus que jamais ceux et celles qui appartiennent à la Très Sainte Vierge. 

Mais l’humble Marie aura toujours la victoire…

Le pouvoir de Marie éclatera sur tous les démons particulièrement dans les derniers temps… »

mercredi 26 avril 2017

Suite à l'itinéraire d'un catholique non perplexe de l'abbé Lorans.

Un lecteur assidu de notre site s'est permis de prolonger  l'itinéraire de ce catholique non perplexe :

2019 : Rome publie un document selon lequel il faut prioritairement enseigner la nouvelle théologie dans les séminaires, et maîtriser la nouvelle théologie est une condition pour monter en grade dans l’Église, néanmoins ceux qui le souhaitent pourront s'en tenir à la théologie thomiste,
=> chant du Te Deum à Ecône, car Rome reconnaît que saint Thomas d'Aquin n'a pas quitté l'Eglise,

2020 : la (néo)FSSPX suggère aux fidèles de cotiser au denier de Saint-Pierre

2021 : nouveau document de Rome selon lequel, malgré la situation irrégulière de la FSSPX, les fidèles peuvent recevoir validement le sacrement de confirmation des mains des évêques de la FSSPX, "afin que l'Esprit puisse répandre ses inspirations" ; mais il faudra reconnaître que ce devrait normalement relever de la responsabilité des évêques diocésains,
=> chant du Te Deum, l'abbé Lorans pense encore plus que Georges n'est pas perplexe,


2023 : institution de la prélature personnelle Pie X (PPPX), signée par le préfet de la commission Ecclesia Dei,
=> les tradi-libéraux applaudissent, Te Deum, les cloches sonnent, etc.
=> d'autres, au jugement émoussé par les étapes précédentes, constatent ce nouveau fait sans trop savoir quel sens lui donner,
=> d'autres qui ont gardé un bon fond anti-libéral ne veulent néanmoins pas prendre leur "indépendance" vis-à-vis du monde traditionaliste officiel, chercheront à minimiser la chose, se disent qu'ils ne se laisseront pas faire,
puissance de la subversion : il est fort possible que ces derniers représentent encore une bonne proportion,

Considérons l'abbé Georgeon, de moins en moins perplexe paraît-il, mais qui devra vivre dans la PPPX,

2024 : arrivent dans les chapelles de la PPPX des ralliés et divers conservateurs conciliaires, qui ne font pas la différence entre "Summorum Pontificorum" de Benoît XVI et "Quo Primum tempore" de Pie V, ils ne font pas non plus la différence entre un ralliement et une régularisation (et pour cause!), ils préfèrent le nouveau catéchisme de 1992 au catéchisme de saint Pie X, ils invoquent 'saint' Jean-Paul II ; les jeunes ne s'habillent jamais correctement ;
=> l'abbé Georgeon veut faire la leçon à ces gens, l'affaire remonte à un niveau supérieur, on demande à ce prêtre de se montrer plus patient...

2025 : Mgr M., du diocèse de G., se propose de conférer le sacrement de confirmation à ses ouailles de la PPPX, il garantit qu'il procédera selon le rite traditionnel et que son sermon ne fera pas l'apologie de l'oecuménisme, néanmoins le reste de l'année il confirme à la moderne et il multiplie les rencontres interreligieuses,
=> l'abbé Georgeon voudrait s'opposer a sa venue, disant que Mgr de Galarretta viendra d'ici six mois, saura-t-il convaincre ?

2026 : cette fois-ci, en l'absence de prêtre dans une grande paroisse, Mgr M. demande qu'un prêtre de la PPPX vienne officier de temps en temps, selon le "rite extraordinaire" bien sûr,
=> l'abbé Georgeon devra-t-il adapter son enseignement au style de ces paroissiens ?

2027 : se présentent au séminaire d'Ecône des jeunes très gentils et très pieux mais qui ne sont pas du tout intéressés par les idées de saint Pie X (ni de Mgr Lefebvre),
=> le directeur du séminaire veut renvoyer ces recrues, mais l'affaire remonte au niveau de la prélature, qui cherche un arrangement...

2028 : le diocèse organise un pèlerinage à Lourdes, obligation pour les paroisses PPPX de diffuser l'annonce, des fidèles (PPPX) vont participer afin de faire la connaissance des autres (conciliaires)

2029 : problèmes chez les dominicaines, alors que l'ancien évêque diocésain était resté distant avec elles, le nouvel évêque souhaite contrôler ce qu'elles étudient, la façon dont elles éduquent les filles, il envoie des inspecteurs, se plaint à la prélature des réponses incomplètes apportées par les soeurs, etc.

2030 : le besoin de renouveler les évêques auxiliaires de la PPPX se fait de plus en plus pressant, le dossier traîne en longueur à Rome, qui regrette que les candidats présentés n'aient pas plus de diplômes universitaires ou qui suggère qu'il faudrait des candidats plus jeunes (par exemple)

2031 : un évêque ratzinguérien, mais miraculeusement converti par Ecône aux idées traditionnelles, se propose comme évêque auxiliaire,
=> la prélature se sent obligé d'accepter, et fait chanter un Te Deum,

2032 : on fait l'heureux constat que maintenant les écoles de la PPPX ont su avoir suffisamment d'ouverture pour que 50% de leurs élèves ne soient pas des natifs de la pure souche FSSPX (comprendre : plus de la moitié des élèves sont de purs conciliaires)

2033 : un quelconque scandale éclate dans la PPPX (par exemple : indicent diplomatique dans un pays de mission, gros problème financier ou immobilier, affaire de moeurs, etc.), les journaux en parlent, une forte pression médiatique s'exerce. Et c'est alors que l'on découvre que Jésus-Christ n'est plus le critère. Le Vatican veut mieux contrôler cette prélature afin de ne plus rencontrer ce genre de problème à l'avenir. Le Vatican impose des commissaires un peu partout, et il demande aux évêques de mieux contrôler la gestion des chapelles, passe au crible tous les dossiers des clercs de la PPPX, ou fait le tri dans les pays de mission autorisés pour la PPPX, etc.

2034 : la Fraternité saint-Pierre n'est pas non plus exempte de soucis, disparaissent ses petits privilèges (accordés jadis lorsqu'il y avait la FSSPX à l'extérieur mais pas loin), mais de toute façon ces privilèges ne profitaient qu'aux intransigeants et mettaient les autres mal à l'aise,

2035 : la situation s'est calmée, mais apparaissent des idées de fusion entre IBP, FSSP, PPPX, etc., ces idées n'aboutissent pas tout-à-fait mais on crée une autre situation mitigée,

2036 : sentiment généralisé que finalement on n'est pas si mal dans la Grande Eglise, si une cérémonie ne nous plaît pas on n'y va pas, on se demande bien sur quel malentendu Rome a sanctionné Mgr Lefebvre jadis,

2037 : nouvelle tension, un prêtre lassé des pressions contradictoires entre le diocèse et la prélature, puisque cette dernière lui demande de garder le plus possible une façade traditionaliste, souhaite rejoindre entièrement le diocèse tout en gardant sa chapelle PPPX, il est soutenu par une partie des fidèles...

année 2038 : situation apaisée, la PPPX fut une heureuse expérience, tout le monde a bien su s'adapter

mardi 25 avril 2017

Mgr Williamson : « Plusieurs catholiques voulant garder la Foi voient dans ce futur évêque un grand espoir »

Interview avec Son Excellence, Monseigneur Richard Williamson sur la consécration épiscopale de M. l'abbé Gerardo Zendejas.

Par Sean Johnson, 14 avril 2017
 
Bonjour Monseigneur :

Dans le Commentaire Eleison (#504), Votre Excellence annonce son intention de consacrer un quatrième évêque (M. l'abbé Gerardo Zendejas) pour la Résistance le 11 mai à Vienna, VA (États-Unis). Pouvez-vous partager avec nous les principales raisons de ce sacre épiscopal?

Mgr W. :  En automne 2016, les Dominicains d'Avrillé ont publié dans le ‘Sel de la Terre’ une lettre de Mgr Lefebvre datée du 28 octobre 1988 adressée à un traditionaliste anglophone et écrite en anglais. Mgr Lefebvre écrit : “Nous sommes dans un temps de grande apostasie. Nous avons besoin de plus en plus d'évêques et de prêtres, très catholiques. C'est nécessaire partout dans le monde.”

Quelle sorte de réaction Votre Excellence a-t-elle reçue en réponse à cette annonce de consécration épiscopale?


samedi 22 avril 2017

Résurrection Raisonnée

Kyrie Eleison DIX (16 avril 2017)

Jésus ressuscita ? Aucun besoin d’y croire –

La raison me suffit – les arguments d’histoire.

En cette veille de Pâques, rappelons-nous combien il est raisonnable de croire en un événement aussi extraordinaire qu’un homme qui sort tout d’un coup de son sépulcre en déplaçant une pierre tombale normalement assez lourde pour l’empêcher même de rêver d’en sortir. Consultons d’abord la théologie pour voir comment a pu avoir lieu la Résurrection, et ensuite l’histoire pour voir si elle a pu avoir lie
Pour les Catholiques qui par le don surnaturel de la foi croient qu’à l’Incarnation la deuxième des trois Personnes divines, possédant la plénitude de la Nature divine, s’est unie une complète nature humaine, faisant deux natures en une Personne, il n’est pas difficile de concevoir comment la Résurrection a eu lieu.
Sur la Croix, cette Personne est vraiment morte, non pas dans sa Nature divine et immortelle, mais dans sa nature humaine, capable de mourir comme tout homme mortel par la séparation de son âme humaine d’avec son corps humain. Ces deux constitutifs de l’homme Jésus étaient capables de se séparer l’un de l’autre, mais ni l’un ni l’autre ne se sépara de la Personne divine, et c’est pour cela que les Catholiques récitent dans leur Credo qu’ Il (âme et corps) « a souffert . . . est mort », et qu’ Il (corps) « a été enseveli » et qu’ Il (âme) « est descendu aux enfers » (pas l’Enfer des damnés, mais les Limbes des justes décédés, qui attendaient la mort rédemptrice du Christ pour que fussent ouvertes les portes du Ciel fermées par Adam et Eve). Ainsi le corps humain et l’âme humaine du Christ restaient chacun uni à la divine Personne, et pour celle-ci c’était un jeu d’enfants de réunir Son âme humaine avec Son corps humain dans le sépulcre en sorte de redonner vie à Sa nature humaine, complétée de nouveau. Et aucune pierre sur terre n’aura été assez lourde pour l’empêcher de voler tout de suite à côté de Sa Mère pour la consoler.
Mais faut-il donc qu’on ait le don surnaturel de la foi pour accepter la réalité de la Résurrection ? Non, pas nécessairement. Si un esprit incroyant mais droit veut bien peser les arguments purement rationnels puisés dans la psychologie naturelle et l’histoire humaine, il peut facilement en conclure que seul quelque événement au moins aussi sensationnel que la Résurrection peut expliquer les faits tels que nous les connaissons (et que personne ne vienne nous dire que la Résurrection est si douce et gentille et consolante comme conte de fées que personne n’a besoin d’arguments ! Les hommes ont besoin d’arguments. Ce n’est pas pour rien que le Bon Dieu nous a mis, parmi tous les animaux, la tête en haut !).
D’abord un argument psychologique tiré des Apôtres. Depuis trois ans ils apprennent à croire et à avoir confiance en leur divin Maître et à l’aimer. Puis ils s’enfuient tous dans le Jardin de Gethsémani et Jésus est exécuté comme un criminel quelconque. Donc après la Passion ils sont totalement découragés (cf. Jn. XX, 19), réaction plus que compréhensible. Mais 50 jours plus tard les voici de retour à Jérusalem où ils affrontent directement les Juifs pour les persuader de croire en Jésus-Christ, des milliers à la fois (cf. Actes II, 41 ; IV, 4). Et encore 300 ans, et ces Apôtres et leurs successeurs auront converti l’Empire romain lui-même. Voilà les faits de l’histoire. Qu’est-ce qui a pu arriver, moins que quelque chose d’aussi sensationnel que la Résurrection, pour expliquer une telle transformation psychologique de chiens battus (pour ainsi dire) en conquérants du monde ?
Ensuite un argument historique tiré des Juifs. En haine du Christ ils L’ont tué, comme ils se sont efforcés depuis de détruire Son Église. Pourtant dans les 50 jours voici Ses disciples de retour qui leur commandent de se faire baptiser au nom du Christ, en se servant de la Résurrection comme argument principal (Actes II, 24–36). La meilleure façon de les arrêter net, n’aurait-il pas été de produire le cadavre du Christ ? Et n’est-il pas certain, alors comme aujourd’hui, qu’ils disposaient de tout argent, tout pouvoir politique et de toute la force policière pour repérer n’importe quel cadavre, si seulement le cadavre était encore là à repérer ? Mais le christianisme, au lieu d’être arrêté net, a décollé. La seule explication possible, c’est qu’il n’y avait plus aucun cadavre à repérer. La résurrection est vraie, et on n’a même pas besoin de la foi surnaturelle pour l’accepter. Pierre a eu raison – Actes II, 38 – « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ. »
Kyrie eleison.

vendredi 21 avril 2017

Semaine Sainte en Irlande et en Belgique

Semaine Sainte en Irlande. L'abbé Ballini, aidé de séminaristes d'Avrillé, a pu organiser de belles cérémonies pour la Semaine Sainte.

L'abbé Salenave était, quant à lui, en Belgique auprès d'un groupe toujours bien solide et fervent dans le bon combat. 







jeudi 20 avril 2017

Finie la porte latine, vive Reconquista ?

Note de Reconquista : le site libéral et ralliériste  Riposte Catholique relève avec exactitude (et satisfaction non dissimulée)  la mort programmée du site de la Porte Latine. Ce site était encore une épine dans le pied des libéraux . Menzingen met donc les bouchées doubles pour en finir avec ce site qui ne cachait pas toujours ses positions anti-accordistes. L'oeuvre antilibérale de Mgr Lefebvre est donc savamment détruite à tous les niveaux de façon méthodique. Les prêtres en charge de Reconquista continueront donc cette oeuvre d'information catholique avec la grâce de Dieu et leurs modestes moyens . Nous invitons aussi instamment nos lecteurs à lire les ouvrages de Vladimir Volkoff sur la désinformation (" le montage" en particulier).


Longtemps, la communication internet 'française' de la FSSPX est passée par La Porte Latine. Or ce site, pour "officiel" qu'il soit, était très marqué par la personnalité du portier. Ce qui posait deux problèmes:   
D'une part, La Porte Latine (officiellement site officiel du "district de France" et parfois "de la Tradition") tendait à devenir un site-univers, visant à un référencement exhaustif de tout sur tout, allant par exemple jusqu'à répertorier les horaires du triduum du séminaire... australien! En résultaient des doublons (pourquoi faire un liste des lieux de messe, quand la Maison Générale fait déjà une carte de toutes les présences, plus efficace et surtout plus à jour?) en plus d'alourdir le site.

D'autre part les positions anti-accordistes du portier ressortaient trop fortement. Telle outrance envers le Saint Père, qu'il aurait du garder pour Medias Presse Info, était publiée aussi sur La Porte. Ces facéties personnelles pouvaient, aux yeux du visiteur non averti, passer pour la position officielle d'une société de plus de 600 prêtres.

Deux annonces indiquent assez la fin de la récréation:
Cependant la FSSPX n'y participait pas, en tant que telle, et si elle arrive en 2017, c'est peut-être moins pour communiquer sur un lieu qui a perdu de son importance stratégique, que pour couper l'herbe sous le pied de La Porte Latine.
 Pour schématiser, La Porte Latine mettait sur le Forum aussi bien les textes officiels de la FSSPX que le spectacle de fin d'année de telle de ses écoles. La FSSPX publie désormais elle-même ce qu'elle estime devoir être lu sur le Forum Catholique, privant La Porte Latine de la meilleure partie de ses interventions.
  • Ensuite l'accélération du branding. DICI annonce ce 13 avril le lancement à venir du site FSSPX/Actualités ce qui correspond à son propre "branding". Surtout, DICI profite de cette annonce pour faire l'éloge de cet effort permettant "d’identifier clairement la Fraternité sur Internet", et liste les sites "déjà renouvelés", ce qui signifie assez à La Porte Latine que ses mois sont comptés, et que le FSSPX, quand elle parle français sur internet, entend le faire par sa propre voix.

Bref, tout indique qu'en vue d’accueillir les curieux par dizaines de milliers sur ses sites, la FSSPX a décidé de passer un coup de torchon.

Les Rameaux au séminaire de Cebu




 Suite des autres photos ci dessous :

mercredi 19 avril 2017

Combien de prêtres quitteront la "fsspx" en cas de prélature selon l'abbé Schmidberger

Un interview récent de M l'abbé Schmidberger vient d'être publié sur un site catholique- moderniste allemand (http://de.catholicnewsagency.com/story/interview-mit-pater-schmidberger-sspx-berufungen-fatima-beichte-konzil-franziskus-1785)

On a droit une nouvelle fois au blabla ralliériste de l'ancien supérieur de la fsspx mais c'est la finale qui est intéressante.

Le journaliste lui demande en effet s'il ne craint pas une hémorragie de prêtres de la fsspx en cas de prélature

Citation:

BADDE: Fürchten Sie in dem Fall aber nicht eine enorme Zerreißprobe und mögliche Spaltung der Bruderschaft, weil ein nicht geringer Teil von Ihnen diesen Schritt womöglich nicht mehr mitmachen will - nach all den Jahren ihrer leidenschaftlichen Auseinandersetzung mit Rom?

Badde: Ne craignez vous pas de tomber dans une grande épreuve et une possible division de la fraternité , parce qu'une partie non négligeable d'entre vous ne voudrait pas se joindre à cette étape - après toutes ces années de débats passionnés avec Rome?

SCHMIDBERGER: Bei einer Regularisierung unserer Beziehung zu Rom würde uns vielleicht der eine oder andere Mitbruder verlassen; viele werden es aber bestimmt nicht sein. Bei der Bischofskonsekration 1988 waren es 17. Jedenfalls sehe ich nicht die Gefahr einer Spaltung.

SCHMIDBERGER: A l'occasion d'une régularisation de nos relations avec Rome, l'un ou l'autre confrère pourrait nous quitter; mais beaucoup ne sont pas déterminés. Lors de la consécration épiscopale en 1988, il n'y a eu que 17 départs Quoi qu'il en soit, je ne vois pas le danger d'une scission.

Il n'y a donc pas d'inquiétudes pour l'abbé Schmidberger, peu de prêtres quitteront la fsspx dans le cas d'une prélature.

Comment interpréter cette analyse ?

1) Soit l'abbé Schmidberger prend ses désirs pour la réalité, auquel cas il se trompe lourdement et va effectivement se trouver dans une crise effroyable. Nous ne le pensons pas .

2) Soit l'abbé Schmidberger connaît bien la situation morale et spirituelle de l'actuelle fsspx (je pense que c'est le cas car il a eu le loisir de connaître les prêtres de la fsspx comme ancien supérieur de la fsspx et les vocations dans son actuel séminaire) et doit bien cerner l'état des prêtres dans leur ensemble.
Cette analyse rejoint d'ailleurs celle de Marcel de Corte (et de Mgr Williamson) qui constatait la pénurie de personnalités. Le socialisme et le libéralisme ambiant a tellement perverti et annihilé les intelligences et donc les personnalités que l'on se trouve désormais devant une masse d'individu qui ne saura plus prendre des décisions salvatrices.

Par Mikaël   ( source Résistance Catholique Francophone)

samedi 15 avril 2017

Homélie de Mgr Lefebvre - Pâques 1977 ( 40 ans)

Homélie Monseigneur Lefebvre
Pâques 10 avril 1977
Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères,

Au cours des journées qui ont précédé cette fête de la Pâque, ce n’est pas sans émotion que nous avons suivi Notre Seigneur. Nous avons suivi Notre Seigneur à la sainte Cène, lorsqu’Il consacrait
ses apôtres et en faisait des prêtres pour l’éternité. Nous l’avons suivi au Jardin des oliviers ; nous l’avons suivi encore sur le chemin du Calvaire.

Et comme le dit saint Augustin dans l’une des leçons que nous lisons au cours de ces saintes Journées. Notre Seigneur s’est présenté au cours de ces journées, comme homme. C’est vraiment un homme qui a sué du sang et de l’eau ; c’est vraiment un homme qui a été flagellé ; c’est un homme qui a été présenté aux juifs : Ecce homo : « Voici l’homme ». C’est encore un homme qui a été crucifié, dont le coeur a été percé.
Et c’est pourquoi ceux qui L’ont crucifié, ricanaient en face de la Croix où Il était suspendu, en disant : « Si tu es le Fils de Dieu, descend donc de la Croix et nous croirons en toi ».
Ô les misérables ! Ils connaissaient pourtant, eux, soi-disant du moins, les Écritures. Ils devaient savoir que lorsque le Messie serait sur terre, il serait crucifié. Tout cela avait été prédit dans les Écritures : son coeur serait transpercé ; Il verserait son Sang pour la Rédemption des péchés. Mais que, trois jours après. Il ressusciterait par sa propre force, par sa Toute-Puissance. Comme l’a dit Notre Seigneur : « Je dépose mon âme volontairement et je la reprendrai ».
Et voici que après ces journées, au cours desquelles d’ailleurs, beaucoup de ses disciples, de ses apôtres, l’ont abandonné, ont fui, ont eu peur, voici que tout à coup, Il manifeste sa divinité. Et d’une manière fulgurante. C’est dans toute sa splendeur que Notre Seigneur sort du tombeau. À tel point que les gardes sont terrassés par la splendeur qui sort du tombeau avec le Corps de Notre Seigneur plus éblouissant que le soleil.
Ah, nous aurions bien voulu être présents à cet événement ! Comme nous aurions voulu pouvoir suivre de nos yeux ce qu’ont pu voir ceux qui ont approché Notre Seigneur dans ces moments. Et voici que devant cet événement, événement unique dans l’histoire de l’humanité, nous devons choisir : Ou nous croyons qu’un homme-Dieu est ressuscité et par conséquent qu’il a manifesté sa divinité, ou nous le refusons. Eh bien, mes bien chers frères, nous avons choisi. Nous l’avons dit au cours de cette nuit de Pâques, lorsque nous avons renouvelé les promesses de notre baptême. On nous a demandé :
- Croyez-vous en Notre Seigneur qui est ressuscité et qui est monté au Ciel ?
- Nous croyons.
Nous avons répété ce que nos parrain et marraine ont dit pour nous, au jour de notre baptême et nous l’avons fat consciemment. Mais avons-nous songé que cette profession de foi que nous avons répétée au cours de cette nuit, nous engage, comme elle nous a engagés au jour de notre baptême et qu’elle a des conséquences très graves, très importantes ?

Car si nous croyons que Notre Seigneur est Dieu, que c’est vraiment Notre Seigneur Jésus- Christ, le Dieu Tout-Puissant, Celui par qui tout a été fait, qui est ressuscité le jour de Pâques, alors nous devons Le suivre, nous devons lui obéir.

Comme l’ont fait les juifs, lorsque les apôtres leur ont rappelé qu’ils avaient crucifié Notre Seigneur et que les juifs demandaient aux apôtres : « Mais alors, que devons-nous faire ? » Que devons- nous faire ? Et les apôtres leur ont dit : « Vous devez faire pénitence et recevoir le baptême ».

Faire pénitence et recevoir le baptême. Eh oui, désormais, plus aucun homme, aucune âme sur terre ne pourra être sauvé, ne pourra aller au Ciel, ne pourra atteindre le but pour lequel il a été créé, sans recevoir le baptême catholique.

Eh oui, cela est logique, car il faut que le baptême produise la sainte grâce. Il faut que ce baptême donne la grâce. Qu’est-ce que la grâce ? La grâce n’est pas autre chose que notre participation à la nature de Notre Seigneur Jésus-Christ, à sa nature divine. Par le baptême nous devenons participants à la nature de Notre Seigneur Jésus-Christ, à sa nature divine. Et nous avons besoin de cette appartenance pour entrer au Ciel.
Nous ne pouvons plus rien faire, sans Notre Seigneur Jésus-Christ. Il est le seul intermédiaire. Nous ne pouvons plus accomplir une seule action qui soit méritoire, si nous ne sommes pas avec Notre Seigneur Jésus-Christ.

Voilà les conséquences de la Résurrection. Car il n’y a eu qu’un seul homme qui a pu dire qu’il avait ressuscité par ses propres forces ; qu’il avait déposé son âme et qu’il l’avait reprise. Il n’y a que l’auteur de la vie et de la mort qui est capable de dire une chose semblable, par conséquent Dieu Lui-même.
Si vraiment, c’est Dieu qui est ressuscité, les hommes ne peuvent pas être indifférents à la venue de Dieu qui est ressuscité parmi eux et qui leur dit : « Vous ne pouvez plus rien faire sans moi ». Ceci est très grave.
Et si nous jetons un regard sur ces vingt siècles qui ont suivi la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ, nous sommes obligés de constater que l’humanité s’est divisée. Il y a ceux qui croient en Notre Seigneur Jésus-Christ et il y a ceux qui ne croient pas. Et Notre Seigneur l’a dit Lui-même : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ». Oui, parce que nous avons le devoir de croire à Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est un devoir strict et un devoir qui a pour conséquence de nous donner la vie éternelle ou de nous l’enlever pour toujours. Or nous voyons au cours de l’histoire, que c’est précisément autour de la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ et sur la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, que les hommes se sont divisés.

Déjà dans les débuts de l’ère chrétienne, avec Arius, avec Nestorius, avec Eutychès, avec Pelage, toutes ces erreurs qui ont germé dans les débuts de la chrétienté, sont toutes à propos de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ou bien on n’en fait qu’un Dieu, il n’est pas homme ; ou bien on n’en fait qu’un homme. On veut le réduire à un homme purement et simplement. On veut diviser Notre Seigneur Jésus-Christ. Et tout cela, toujours, pour échapper à sa loi, pour ne plus lui obéir, pour être libéré de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Parce que si nous croyons que Notre Seigneur Jésus-Christ est Dieu, alors nous devons obéir à sa loi, au Décalogue qu’il nous a donné. Nous devons obéir à notre foi, qui nous oblige à réciter notre Credo. Nous devons obéir aussi à toute l’Église, qu’il a instituée et par laquelle Il nous donne le Saint Sacrifice de la messe et les sacrements. Tout cela nous engage et nous voyons qu’après toutes ces erreurs des débuts de la chrétienté, la lutte contre Notre Seigneur Jésus-Christ s’est développée sous le prétexte d’humanisme au moment de la Renaissance qui a produit le protestantisme, qui, en définitive, a voulu se libérer de la religion chrétienne, par le libre examen de la Sainte Écriture, que chacun pense ce qu’il croit devoir penser lorsqu’il lit la Sainte Écriture ; se libérer de la Sainte Église de Dieu.

Et plus nous avançons et plus nous voyons que les hommes veulent se séparer de Notre Seigneur Jésus-Christ, jusqu’au moment où il deviendra une chose normale, que les sociétés, que les familles ne soient plus chrétiennes, n’acceptent plus Notre Seigneur Jésus-Christ. Et surtout la société, que la société ne soit plus chrétienne ; quelle n’obéisse plus à Notre Seigneur Jésus-Christ.
Et pourtant tout est entre ses mains. Rien n’échappera à Notre Seigneur Jésus-Christ au jour du Jugement. Ni les princes, ni les rois, ni les empereurs ; ni tous ceux qui ont été les princes des nations, de ce temps et de cette terre, n’échapperont à Notre Seigneur Jésus-Christ.
Et c’est pourquoi nous devons remettre en honneur, la soumission que nous devons avoir en Notre Seigneur Jésus-Christ. C’est Lui qui doit régner en nous, en nos personnes, dans nos âmes, dans nos volontés : Il est le Roi. Il est notre Roi, parce qu’il a gagné son royaume par sa Croix et par sa Résurrection. Il est le Roi de nos familles. Nous devons toujours introniser Notre Seigneur Jésus- Christ dans nos familles. C’est Lui le Roi de nos familles. C’est Lui qui a créé les parents, les enfants. Et c’est Lui qui les a rachetés par son Sang.
Dans nos cités, nos cités ont été créées par Notre Seigneur. Toute la société a été créée par Notre Seigneur. Les sociétés sont des créatures, car en définitive, la société civile est une créature de Dieu, comme la famille est une créature de Dieu ; elle doit aussi l’obéissance à Notre Seigneur Jésus- Christ.

Or qu’entend-on dire aujourd’hui ? Et surtout particulièrement depuis le dernier concile ? On veut faire échapper précisément toute la société au règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Et l’on voudrait estimer, comme étant de même valeur, toutes les religions. Et par conséquent mettre sur le même pied les auteurs des différentes religions. Eh bien cela nous ne le pouvons pas. Parce que seul Notre Seigneur Jésus-Christ est ressuscité : seul Il est Dieu !
Et nous devons tout faire pour que ceux qui ne croient pas viennent à notre croyance, viennent à notre foi. Que nous ayons un esprit missionnaire. Que si vraiment nous croyons que Notre Seigneur Jésus-Christ est Dieu, nous devons le prêcher partout et essayer d’instaurer son règne partout. On nous dira : ce n’est pas possible à notre époque. Et nous savons bien que le règne de Notre Seigneur ne sera jamais parfait. Mais nous devons y tendre. Nous non plus nous n’arriverons probablement pas à être tous des saints. Nous aurons toujours des défauts, des tendances au péché. Est-ce que c’est pour cela que nous ne devons pas faire d’efforts pour le devenir ? Ce n’est pas parce que nous avons de la difficulté d’atteindre notre sanctification, que nous devons dire : il est inutile de la rechercher.

Mais c’est la même chose ici dans ce monde. Même si nous avons de grandes difficultés à faire parvenir le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ dans nos sociétés, ce n’est pas une raison pour ne pas rechercher son règne. Car c’est le salut des âmes, des âmes qui, par tous les scandales du monde se perdent. Or, on se demande aujourd’hui : Où est le monde ?

Lorsque l’on nous dit : Les protestants sont nos frères séparés. Lorsque l’on dit aux catholiques : Vous pouvez désormais faire partie de la franc-maçonnerie ; ce n’est plus exclu et il n’y a plus d’excommunication. Vous pouvez introduire dans vos églises des chapelles bouddhistes ou musulmanes, parce que ces gens ont bien droit à avoir leur religion et à pratiquer leur religion comme ils l’entendent.

Mais où est le monde aujourd’hui ? Si Notre Seigneur était encore présent ici-bas, qu’aurait-Il dit ? Est-ce qu’il n’aurait plus prononcé ces paroles : « Le monde me hait et le monde vous haïra parce que vous m’aimez, parce que vous croyez en moi ». Où est le monde ? N’existe-t-il plus ? Mais il n’a jamais existé autant qu’aujourd’hui ; jamais autant qu’aujourd’hui Satan n’a eu d’influence dans notre monde.
Et toute cette influence est contraire à Notre Seigneur Jésus-Christ. Et c’est pourquoi nous devons
maintenir notre foi en Notre Seigneur Jésus-Christ.
Nous conclurons en disant que nous devons être fidèles. La fidélité doit être l’apanage des vrais catholiques. D’ailleurs on nous appelle : les fidèles. Nous sommes fidèles. Si nous sommes fidèles, nous devons pratiquer la fidélité. Qu’est-ce que la fidélité ? Sinon maintenir nos engagements, maintenir notre foi, dans ce qui a été – ce qui s’est passé – la fidélité comprend le passé, en elle. Il ne peut y avoir une fidélité sans quelque chose qui ait déjà été dit ou qui est déjà conclu. On est fidèle à sa parole, on est fidèle à sa foi. Alors nous voulons être fidèles à notre foi, à la foi de toujours.
On ne peut pas changer notre foi. Et nous croyons bien qu’aujourd’hui, comme au temps de Notre Seigneur et comme depuis 2.000 ans, Satan et le monde sont déchaînés contre Notre Seigneur Jésus-Christ ; contre ceux qui croient à Notre Seigneur Jésus-Christ. Et hélas, aujourd’hui nous le voyons dans l’Église elle-même, non plus en dehors de l’Église, mais à l’intérieur même de l’Église. On limite le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. On ne veut plus que Notre Seigneur Jésus-Christ règne partout, en toutes les âmes et de toutes les manières, dans tous les domaines.

Tu nobis victor Rex miserere : Ô notre Roi vainqueur, ayez pitié de nous. Oui, qu’il ait pitié de nous et qu’il nous aide à être fidèles. Fidèles dans tout ce qu’il nous a donné dans notre sainte Religion. Fidèles à la Sainte Église, fidèles au Souverain Pontife, successeur de Pierre ; fidèles au Saint Sacrifice de la messe ; fidèles aux sacrements ; fidèles à notre foi, à notre Credo, fidèles au Décalogue – dont on voudrait supprimer certains articles aujourd’hui.
Eh bien , nous promettons aujourd’hui, n’est-ce pas mes bien chers frères, d’être fidèles à ce que l’Église nous a toujours enseigné et de transmettre aux générations futures la foi qui nous a été donnée par nos parents, qui nous a été donnée par nos prêtres, qui nous a été donnée par l’Église depuis vingt siècles.
Nous le demanderons à la très Sainte Vierge Marie – Virgo fidelis – à la Vierge fidèle – elle est restée avec Jésus au pied de la Croix, elle ne s’est pas enfuie, elle n’a pas abandonné Notre Seigneur. Alors nous demanderons à la très Sainte Vierge d’être aussi toujours avec elle auprès de Notre Seigneur.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

vendredi 14 avril 2017

Lettre ouverte aux catholiques toujours perplexes

L'abbé Lorans a publié dernièrement sur le site officiel de la (néo) fsspx un petit texte intitulé de façon bizarre " Itinéraire d'un catholique non perplexe". L'abbé Lorans a en fait simplement modifié le titre du livre publié en 1985 par Mgr Lefebvre "Lettre ouverte aux catholiques perplexes" en lui apposant une négation.  Tout un programme. Pourquoi M l'abbé Lorans se sent-il obligé d'apposer une négation concernant la perplexité des catholiques en 2017 ?

Ce petit mot de M l'abbé Lorans laisse en effet tout bon catholique plus que perplexe. Comment se fait-il qu'un catholique pouvait être perplexe en 1985 et ne le serait plus en 2017 avec un  François qui va bien plus loin que Jean-Paul II dans l'application de la réforme conciliaire ? Même le plus aveugle des hommes est aujourd'hui obligé d'admettre que François "va très loin" dans le chemin de l'hérésie. Même les journaux de gauche le reconnaissent. Mais cela semble laisser Georges (alias l'abbé Lorans) sans perplexité. Incroyable. On se demande aussi au passage comment M. l'abbé Lorans prétend être sans perplexité sur la situation "illégale" de la fraternité avant 2009 et qu'il se réjouisse en même temps de la "levée" des excommunications, de la "reconnaissance" de la Messe traditionnelle par des modernistes, et des mariages de la fsspx. Contradictoire.

Il semble en tout cas que le chargé de communication de la fsspx ne soit pas vraiment perplexe par rapport à la destruction de l’Église par les autorités officielles.

Mais ce petit mot est  tourné pour le rendre acceptable au lecteur. "Ce n'est pas Rome, pourrait  dire M. l' abbé Lorans, que Georges  ne regarde plus sans perplexité mais la tradition à la suite de Mgr Lefebvre". Jusqu'ici nous sommes assez d'accord. Les catholiques de la tradition n'ont en effet jamais eu aucun complexe à suivre les prêtres de la résistance.

Où se situe alors le vice de ce petit texte en apparence bien insignifiant ?

 C'est qu'en vérité, il s'y trouve une inversion du combat de Mgr Lefebvre. La première chose que Mgr Lefebvre attendait de Rome avant toutes les autres réformes, c'est que les autorités officielles reconnaissent la Royauté du Christ sur toutes les âmes et les sociétés : affirmation catholique qui n'est que la conséquence de sa divinité. C'était cela la première raison d'être de la fraternité St Pie X : L'honneur de Dieu, de son Christ et de son Église et pas son petit profit personnel. C'était toute la différence avec les ralliés qui ne recherchent que leurs petits avantages locaux.
 
La perspective de Menzingen et ses agents de communication n'est donc plus du tout celle de Mgr Lefebvre. La  chose qui compte pour eux, c'est le couronnement de la fsspx par la Rome conciliaire,  sa reconnaissance, sa légalité aux yeux des autorités romaines, même apostates.  Ce n'est plus une œuvre au service de Dieu et de Son divin honneur outragé, mais Dieu au service de l’œuvre et de sa reconnaissance sociale. C'est un retournement de l'idéal catholique. Un retournement de la Charité qui, normalement, ne recherche pas sa propre gloire mais celle de son Dieu et Sauveur.
"Peu importe l'apostasie du pape, l'essentiel , pensent-ils,  consiste à avoir notre petite prélature, nos petits prieurés reconnus, nos petits mariages reconnus et alors nous resterons sans perplexité."

Au fond, Georges est un égoïste, un homme sans cœur, sans âme, sans désir de voir Rome convertie. Un homme sans grande perplexité devant la perte de la foi, sans perplexité face à la destruction de la morale catholique.

Notre-Dame de la Salette, Elle au moins, était perplexe, Elle pleurait en annonçant que Rome perdrait la Foi. Notre-Dame de Fatima aussi était perplexe : au point qu'elle demandait à des petits enfants de se sacrifier pour les pécheurs qui tomberaient en enfer comme neige en hiver. Mgr Lefebvre s'indignait des réformes conciliaires mais Georges et ses amis, eux,  sont sans perplexité.

Bernadus