lundi 23 décembre 2013

L'abbé Hugo Ruiz Vallejo aurait besoin d'aide pour ouvrir un prieuré à Mexico

Chers lecteurs, à l'approche de Noel, ayons vraiment à coeur de soutenir les prêtres de la Résistance, pour qui le départ de la néo FSSPX signifie la mise à la rue et le manque de toutes ressources. Soutenons ces fondations qui nous assurent la subsistance de ces prêtres courageux.

Source Avec L'Immaculée
L'abbé Hugo Ruiz Vallejo (à gauche) et l'abbé René Trincado


L'abbé Hugo Ruiz Vallejo est un prêtre de la Résistance externe qui habite à Mexico. Pour l'instant, c'est l"un de ses fidèles qui l'héberge. Il a écrit le très beau texte qui s'appelle l'horrible omission. Il nous écrit ceci:

"Notre groupe de la Ville de Mexico n'est pas énorme, mais on continue quand-même notre lutte. On constate maintenant mieux la gravité du mal qui a été fait par la nouvelle politique de la Fraternité (...)
Je vis provisoirement chez l'un de nos fidèles, j'ai besoin de louer quelque chose pour faire un petit "prieuré" mais je manque de moyens. Vous me proposez de l'aide, eh bien je vous en serais reconnaissant si vous pouvez faire quelque chose.(...)
La ville de Mexico est une ville chère. Si l'on veut quelque chose d'économique il faut aller dans les quartiers éloignés, mais alors comme il s'agit d'une ville énorme il se peut que beaucoup de personnes viennent peu ou pas du tout aux Messes, et cela pour diverses raisons pratiques. Un loyer peut varier (pour une maison moyenne de trois chambres a coucher) entre 10,000 et 16,000 pesos (625 et 1000 euros). J'ai encore un petit compte en France je ne sais pas s'il pourrait être une option, j'ai une carte bancaire et peux retirer facilement ici au Mexique (BNP PARBEVIAN LES BAINS 00448 - Code banque : 30004 - Guichet : 00269 - Compte : 00000077830 - Clé RIB : 82"

L'abbé Ruiz nous a expliqué ensuite qu'il aimerait bien une maison de trois chambres car il envisage de grouper quelques séminaristes. Nous ajoutons dans la rubrique Dons les coordonnées du compte bancaire de l'abbé Hugo Ruiz Vallejo. 

Le Fils de Dieu n'avait pas où reposer sa tête. Plusieurs prêtres de la Résistance, à son image, vivent dans des conditions précaires. Ils ont préféré ressembler à leur Maître dans ses souffrances plutôt que de faire un péché par omission. C'est un devoir grave pour nous, fidèles, de lesaider dans la mesure de nos possibilités. Arrêtons de donner des deniers du culte à la Fraternité qui est riche comme Crésus (si l'on n'en est pas convaincu, pensons au séminaire-château qu'ils sont en train de construire en Virginie et pensons à certains prieurés de France). Arrêtons d'aider ceux qui se taisent ou qui ont un double langage et aidons les vrais pauvres, les vrais héros, ceux qui le méritent vraiment, ceux qui ont donné des preuves concrètes de leur amour pour Dieu et pour la vérité. Ceux-là ne se sont pas contentés de belles paroles mais ils ont payé de leur personne. Ils continuent d'être diabolisés. Ils ont un apostolat épuisant. Ils font leur devoir qui est de défendre la vérité et de sauver nos âmes. Faisons le nôtre en les aidant. A chacun de voir avec son budget et sa conscience. C'est bientôt Noël. 

jeudi 19 décembre 2013

Abbé Hugo Ruiz Vallejo - Prieuré de Mexico

Abbé Ruiz (à droite) et abbé Trincado
Pour aider à l'achat du prieuré et l'apostolat de M. l'abbé Ruiz:

En France: virement sur le compte suivant:
RIB:
BNP PARB EVIAN LES BAINS 00448 -Code banque: 30004 - Guichet: 00269 - Compte: 00000077830 - Clé RIB: 82 
Soyons généreux et n'ayons pas honte de donner l'obole de la veuve, d'abord en raison des mérites qui sont liés à l'aumône, et également car quelques euros permettent, dans beaucoup de pays, beaucoup plus qu'ils n'en permettent en France.
Exemple pour le Mexique:
1 € = 17,9919 pesos mexicains (SOURCE)A Mexico, qui est une ville chère, un loyer peut varier (pour une maison moyenne de trois chambres à coucher) entre 10,000 et 16,000 pesos (625 et 1000 €)

Mise à jour d'avril 2014: Il reste environ 8 mois pour réunir 62 500 €.  

Affaire Pinaud: conclusion du procès et rejet de l'appel






Insurexerunt in me testes iniqui,

et mentita est iniquitas sibi







M. l’abbé Pinaud a subi huit mois d’isolement et de privation de tout ministère pour s’entendre dire qu’il ne pourrait plus dorénavant offrir le saint sacrifice de la messe. On lui reproche d’avoir corrigé les fautes d’orthographe d’une lettre, d’avoir donné un avis en privé à un confrère qui lui avait demandé conseil et d’avoir pensé qu’on pouvait s’opposer à une autorité qui mettait la foi en péril même si cette autorité s’appelait Mgr Fellay. Lire l'acte intégral de condamnation
Le 15 novembre 2013, la veille de quitter Jaidhof, sa prison ecclésiastique en Autriche, M. l’abbé Pinaud a écrit la lettre qui suit au Supérieur Général.

Lettre de M. l’abbé Pinaud à Mgr Fellay

Monseigneur,

La sentence du 28 octobre 2013 qui me condamne m’a été remise le 8 novembre 2013 par M. l’abbé Frey.
J’en appelle par la présente pour les raisons suivantes :

1° - L’avocat que j’avais choisi a été révoqué sans motif suffisant.
2° - L’action canonique que vous avez entreprise à mon encontre, ainsi que le procès qui a suivi, reposent de façon exclusive sur des courriers privés, sans parler des usurpations d’identité dont j’ai été victime.
3° - L’acte du tribunal me condamnant ne répond que partiellement à ma défense.
4° - La sentence portée est disproportionnée par rapport aux actes incriminés. Si l’on ajoute la circonstance que le Supérieur Général est à la fois juge et partie, elle va scandaliser bien des confrères et des fidèles.
5° - Le point 6 montre que je suis condamné pour avoir tenu les propos suivants lors de ma comparution le 19 octobre 2013 : « En raison des nombreuses concessions qu’elle fait au Concile et aux réformes conciliaires inacceptables, à elle seule, la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012 constitue un péril pour la foi qui légitime la révolte, car cette Déclaration doctrinale n’est pas ‘un texte minimaliste’, comme l’écrit Mgr Fellay dans l’éditorial de Cor Unum N° 102. »

La privation de mon avocat m’ayant laissé échapper quelques maladresses, je souhaiterais remplacer le terme « révolte » par celui de « résistance », qui est plus conforme à ma pensée ; mais comment pourrais-je éprouver du regret pour avoir estimé que ce qui favorisait un accord pratique sans accord doctrinal serait un grand malheur pour la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X ?

Avec vous je rends grâce « de ce que nous avons été préservés de toute sorte d’accord l’an dernier ». Mais je ne peux m’empêcher de penser, encore aujourd’hui, que les causes principales qui nous conduisaient au malheur sont d’une part le non-respect des prescriptions du Chapitre de juillet 2006 qui excluaient un accord pratique sans accord doctrinal, et d’autre part le refus de tenir compte des nombreux avis sages et légitimes de ceux qui vous suppliaient de ne pas persister dans cette voie d’un accord pratique. Seule l’opinion favorable à un accord pratique était exposée dans nos publications. Les confrères qui ont manifesté, d’une manière ou d’une autre, leur désaccord ont été repris ou sanctionnés.

De plus, les jugements très défavorables émis par des supérieurs majeurs, qui avaient eu connaissance confidentiellement du contenu de la Déclaration doctrinale du 15 avril 2012, favorisaient de graves soupçons au sujet de concessions inacceptables qui auraient été faites. La publication de cette Déclaration, au printemps 2013, a confirmé ces soupçons. Mgr Tissier de Mallerais m’écrivait le 20 mai 2013 : « Je ne m’étendrai pas sur le contenu du dernier N° de Cor Unum, trop déplorable pour être commenté, trop évidemment insatisfaisant pour être approuvé, trop choquant pour ne pas faire honte à qui de droit. »
Il est clair que toute cette affaire tourne autour des positions doctrinales qui sont exprimées par cette Déclaration du 15 avril 2012, non rétractées lors du Chapitre. Vos déclarations subséquentes, tout en retirant ce texte, ne renient pas son contenu et n’apportent pas les corrections doctrinales nécessaires.
- Maintenez-vous votre acceptation de la nouvelle formule de la Profession de foi et du Serment de fidélité pour assumer une charge exercée au nom de l’Église (DD II, note 1) ?
- Maintenez-vous que la nouvelle messe et les nouveaux sacrements ont été légitimement promulgués par les papes Paul VI et Jean-Paul II (DD III, § 7) ?
- Maintenez-vous que Mgr Lefebvre a accepté en 1988 « la légitimité ou légalité de la promulgation du NOM » (votre note de présentation de la DD publiée dans Cor unum 104) ?
- Maintenez-vous votre acceptation du nouveau Code de 1983 (DD III, § 8) ?
Le fait d’avoir mentionné la Constitution dogmatique Pastor æternus en DD III ne supprime pas l’acceptation de la nouvelle Profession de foi qui a été faite au paragraphe précédent, ni ne lève l’ambiguïté des autres affirmations mentionnées ci-dessus, puisque aussi bien il n’y a aucune ambiguïté dans ces affirmations.

En vous assurant de ma prière, je vous prie d’agréer, Monseigneur, mes respectueuses salutations.

Réponse de Mgr Fellay

Menzingen, le 25 novembre 2013

Monsieur l’abbé,

Votre courrier du 15 novembre par lequel vous faites recours contre la décision du tribunal du 28 octobre m’est bien parvenu. Vous serez informé ultérieurement de la suite qui sera donnée à votre recours.
Comme je vous l’écrivais dans le fax que mon secrétaire vous a fait parvenir le 15 octobre, je vous autorise à prendre deux semaines de vacances dans votre famille. A l’issue de ces deux semaines, je vous demande de vous rendre à Montgardin.
L’exécution de la peine prévue par le jugement du 28 octobre est suspendue de par votre recours. En revanche, ce que je vous signifiais dans le fax du 15 octobre dernier demeure, à savoir que, lors du séjour en famille, vous êtes censé éviter de passer dans nos prieurés et vous contenter de célébrer votre messe en privé.
Soyez assuré de ma prière à vos intentions.
+ Bernard Fellay.

Ultime réponse de M. l’abbé Pinaud

Le 8 décembre 2013

Monseigneur,

Votre réponse à ma lettre du 15 octobre m’est bien parvenue et je vous en remercie.
Les mesures que vous m’imposez n’étant nullement nécessaires à titre conservatoire, je constate qu’elles ont un caractère de peine, ce que va contre la présomption d’innocence.
Je suis condamné avant d’avoir été jugé.
Dans ces conditions arbitraires, mon recours n’a plus d’objet et je m’en désiste.
Vous assurant de ma prière, je vous prie d’agréer, Monseigneur, mes respectueuses salutations.
*
Depuis, Mgr Fellay a appliqué, par contumace, la peine décrétée par M. l’abbé Wuilloud. Mgr Fellay a fait savoir à M. l’abbé Pinaud que ses vacances en famille était finies, qu’il était bien suspens a divinis, qu’il devrait déjà être à Mongardin et qu’il devait donc s’y rendre pour y subir sa peine pour un temps indéterminé…

M. l’abbé Pinaud n’est pas en ce moment à Mongardin et célèbre quotidiennement la messe en privé comme en public.

mercredi 18 décembre 2013

La Nouvelle Église à la Dérive, Devons-Nous en Rire ou en Pleurer?, par l'abbé Girouard (2007)

Chers lecteurs:
J’aimerais vous parler au sujet d’une paroisse de Régina (Saskatchewan) nommée ‘Little Flower’ (‘Petite Fleur’, d’après Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus). Et je ne vais pas lui faire une fleur, c’est le moins qu’on puisse dire. Le bulletin de cette paroisse annonce en première page que le Père Bill Mahoney est le ‘Prêtre Modérateur’, et la Soeur Mel Hruska est la ‘Ministre Paroissiale’ (‘Parish Minister’). Ne riez pas, c’est vrai. J’ai le bulletin entre les mains. Ce que je comprend de ces divers titres est que la Soeur, étant Ministre Paroissiale, fait à peu près tout ce que Monsieur le Curé faisait autrefois, et que le Père Bill est là pour ‘modérer’ ses transports d’enthousiasme, pour s’assurer qu’elle n’aille pas jusqu’à dire les paroles de la consécration sur le pain et le vin. Vous comprendrez mieux pourquoi j’affirme cela, quand je porterai à votre connaissance une des annonces les plus importantes de l’édition du 3 septembre 2006 de ce bulletin paroissial... Laissez-moi donc vous la reproduire mot à mot:

« ASSEMBLÉE DOMINICALE EN L’ABSENCE DE PRÊTRE, LES 9 & 10 SEPTEMBRE: La fin de semaine des 9 et 10 septembre, le Père Bill ne sera pas à la paroisse. À cette occasion, nous substituerons une Assemblée Dominicale en l’Absence de Prêtre à la place des Messes du Samedi/Dimanche. Pour quelques-uns, la réaction naturelle pourrait être de chercher une autre église où une Messe dominicale serait célébrée. Cependant il faudrait savoir qu’il est très important que les paroissiens montrent leur loyauté et leur support envers leur propre communauté paroissiale même quand le prêtre n’est pas disponible. Selon les directives de l’Église et de l’évêque du lieu, l’assistance à ces Assemblées Dominicales en l’Absence de Prêtre suffit pour l’accomplissement du devoir de sanctification du dimanche. Soyez certains que ceux qui présideront ces assemblées le feront avec la plus grande révérence et dévotion. S’il vous plaît, appuyez-les dans leur ministère par votre active participation et votre prière d’encouragement. »
 

Ah! N’est-ce pas que c’est beau? Soeur Mel (aucun lien de parenté avec Mel Gibson) va remplacer le Père Bill pour les Assemblées du ‘Samedi-Dimanche’ et du ‘Dimanche-Dimanche’! Bill le Modérateur va être en train de relaxer quelque part, et ne sera donc pas là pour ‘modérer’ Soeur Mel. Elle aura enfin tout le sanctuaire pour elle seule... Alors s.v.p. allez-y pour l’ « appuyer par votre active participation... » Et puis vous êtes chanceux: Elle vous garantit, une semaine à l’avance, qu’elle fera preuve « de la plus grande révérence et dévotion »! Je voudrais bien être moi-même en mesure d’en promettre autant à mes fidèles! Peut-être devrais-je lui demander quel est son secret... Et puis que peut donc signifier cet avertissement au sujet de la nécessité de démontrer son support et sa loyauté vis-à-vis de sa paroisse, en n’allant pas à une autre où il y aurait une Messe? Aller à la Messe le dimanche, n’est-ce pas ce que sont supposés faire les Catholiques? Ou alors, recevoir votre argent est devenu plus important que votre réception des grâces venant de la Messe et de la Communion? Ils disent que l’Église et l’évêque du lieu ont décrété que l’assistance aux ‘Assemblées Dominicales en l’Absence de Prêtre’ (ADAP) suffit à remplir le devoir dominical...

J’ai vérifié dans le Nouveau Code de Droit Canon et, mes Aïeux! C’est effectivement écrit en toutes lettres! Mais c’est bien enveloppé dans une belle ruse. En effet, les Canons # 1246 n.1, 1247, et 1248 n.1 réaffirment la doctrine traditionnelle sur le sujet, à savoir que les dimanches et d’autres jours spécifiques sont des Fêtes d’obligation pour tous les Catholiques, et que ceux-ci se doivent de participer à la Messe en ces jours, et que cette obligation est remplie quand ils assistent à une Messe célébrée dans n’importe lequel des rites Catholiques. Jusqu’ici pas de problème... Là où le bât blesse, cependant, est au Canon 1248 n.2 qui dit: « Si à cause du manque d’un ministre sacré, ou pour toute autre grave cause, la participation à l’Eucharistie devient impossible, il est spécialement recommandé que les fidèles prennent part à la liturgie de la parole, si elle est célébrée dans l’église paroissiale ou dans un autre lieu sacré... » Je dois avouer que je me sens un petit peu nigaud quand je lis cela. Il m’est simplement impossible d’en découvrir la logique. Prenez donc le temps de relire cette citation à nouveau... Elle donne deux raisons pour lesquelles un fidèle n’est plus obligé d’aller à la Messe les dimanches et jours de fêtes d’obligation, et où il se doit plutôt de participer à une ‘liturgie de la parole’ (on ne dit même plus Parole): 1- Quand il n’y a pas de prêtre disponible pour dire la Messe (d’accord, ça je peux comprendre...). 2- Quand il y a n’importe quelle autre grave cause. Et c’est là mon problème: Quelle cause grave peut-il exister de ne pas aller à la Messe si le prêtre est, en fait, disponible pour dire la Messe à la paroisse? La maladie? Une panne de voiture? (Ces causes ont traditionnellement été admises). Car le manque de logique c’est ceci: Si vous ne pouvez assister à votre Messe de paroisse pour ces raisons graves, comment le Canon 1248 n.2 peut-il vous demander d’assister à une ADAP dans votre paroisse ou dans un autre lieu sacré? De plus, il ne devrait pas y avoir d’ADAP à votre église, parce que, souvenez-vous, le prêtre est disponible pour dire la Messe! La seule façon qui me reste pour expliquer ces ‘autres graves causes’ qui dispenseraient un fidèle d’assister à la Messe, et qui lui feraient s’acquitter de son devoir dominical en assistant à une ADAP à sa paroisse, alors que le prêtre est de fait disponible, est de considérer trois possibilités: 1- Le prêtre est bien là, mais il est trop paresseux pour dire la Messe, alors il laisse une ‘Ministre Paroissiale’ présider une ‘liturgie de la parole’, et il fait semblant d’être intéressé.; 2- Il est endormi à la sacristie et personne n’est capable de le réveiller; 3- Il est trop soûl pour trouver la ‘table’ de célébration... Si vous êtes capables de trouver une meilleure explication au manque de logique de ce Canon, faites-le moi savoir, ça m’intéresse...

En définitive, nous sommes ici en présence d’un procédé typique de Vatican II. Premièrement, on réaffirme une vérité Catholique traditionnelle. Deuxièmement, on la renie en pratique. Dans les Canons # 897, 898, et 899, le Nouveau Code exprime de très belle manière la doctrine sur l’Eucharistie, le Sacrifice de la Messe, etc. Les Canons # 1246 n.1, 1247, et 1248 n.1 font de même par rapport à l’obligation d’assister à la Messe les dimanches et jours de Fêtes d’obligation. Mais le Canon 1248 n. 2 vient détruire et annuler toutes ces belles paroles avec une directive d’ordre pratique: Les fidèles devraient assister à une ‘liturgie de la parole’ dans leur paroisse s’il n’y a pas de prêtre disponible, ou s’il y a ‘quelque autre cause grave’ qui rend l’obligation d’assister à la Messe impossible à observer.

Le bulletin du 3 septembre 2006 de la paroisse de la ‘Petite Fleur’ nous donne un exemple de l’impact concret qu’a le Nouveau Code de Droit Canon sur la vie quotidienne des Catholiques modernes. En un mot, il leur envoie ce message: Oui, la Messe est une bonne chose, mais une liturgie de la parole fait aussi bien l’affaire. Or c’est exactement ce que Luther disait dans les commencements de sa révolte contre l’Église. Et après quelque temps, c’est la ‘parole’ qui primait! Les Protestants alors se mirent en effet à utiliser les mots de Notre Seigneur (« Quand deux ou trois d’entre vous s’assemblent pour prier... ») pour affirmer qu’Il est présent les dimanches parce que les gens sont réunis pour prier, et parce qu’Il est la Parole qui se lit... Or c’est exactement ce que dit l’Introduction au Missel de Paul VI (Cf. l’Institutio Generalis # 7). Le Canon # 1248 n. 2 est simplement une autre preuve de ce que l’Église Moderne est en train de devenir de plus en plus Protestante en esprit et en œuvres. Remercions donc le bon Dieu de nous avoir donné la grâce de comprendre qu’il y a cette terrible crise dans l’Église! ?


Communicantes Avril-Juin 2007 No.8

lundi 16 décembre 2013

Lettre de l'abbé Ringrose à l'abbé Rostand: feu orange


Ce qui suit a été lu et distribué aux paroissiens de l'église Saint-Athanase à Vienna, Virginie, dimanche 16 décembre 2012 :

Source: Cathinfo

9 novembre 2012

Cher abbé Rostand,

Je vous remercie de votre lettre du 12 Octobre dans laquelle vous proposez un rendez-vous pour discuter de la situation au sein de la Fraternité Saint-Pie X. Bien que ce soit une offre très gentille de votre part et que je l'apprécie beaucoup, je ne pense pas qu'une telle une réunion soit utile, étant donné que les problèmes viennent des hauts dirigeants de la Fraternité, et vous n'êtes pas en mesure de changer cela.

Il est vrai que j'ai été un fervent partisan de la Fraternité depuis de nombreuses années. Ce soutien a été basé sur le fait que ma mission en tant que prêtre, et la mission de la Fraternité étaient une seule et même mission d'aider les âmes à s'accrocher à la foi catholique au cours de cette période où elle semble avoir été abandonnée par la Rome post-conciliaire.

Maintenant, je dois être plus prudent et réservé dans ce soutien. Je suis alarmé que le Supérieur Général dise que 95% de Vatican II est acceptable. Je suis étonné que la Direction de la Fraternité réponde aux trois évêques de la Fraternité en suggérant qu'ils font des erreurs de Vatican II des «super-hérésies». Je suis déçu que la réponse de la Fraternité à Assise III ait été si faible et anémique. Je suis attristé par les sanctions disciplinaires injustes envers les prêtres de la Fraternité qui suivent l'exemple de Mgr Lefebvre , et je suis indigné par le traitement de Mgr Williamson - et pas seulement son expulsion récente, mais le traitement minable qu'il a subi au cours des dernières années.

Avant cette année, lorsqu'un paroissien me demandait ce que je pensais de la Fraternité, je donnais toujours un feu vert. Étant donné les récentes actions de la Fraternité, je ne donne pas encore la Fraternité un feu rouge, mais je donne le feu orange de la prudence. Le voyant rouge s'allumera si et quand la société se permettra d'être absorbée dans l'Église conciliaire à laquelle Mgr Lefebvre a si vigoureusement résisté.

C'est avec une grande tristesse que je vous écris ces mots. Il y a beaucoup de bons prêtres fidèles zélés, dans les rangs de la Fraternité. Beaucoup d'entre eux que je connais personnellement et que j'admire. Beaucoup d'âmes dépendent d'eux. C'est par amour pour la Fraternité que je crains pour son avenir. Je crains qu'elle ne se trouve sur une voie suicidaire. La direction peut penser qu'un accord n'est plus d'actualité, mais je crains que ce ne soit pas la pensée de Rome.

Je prie pour que la Fraternité revienne à la mission que lui a donnée Mgr Lefebvre, sans compromis ou dissimulation [ndlr :"hedging" en anglais]. Quand elle le fera, elle aura mon soutien sans réserve.

Que Dieu vous bénisse et Notre-Dame vous assiste.

Fraternellement vôtre,

Rev. Ronald J. Ringrose