mardi 20 décembre 2016

Miracle du sang de San Gennaro : un désastre annoncé pour 2017

Source : MPI
Le journal La Stampa rapporte que le fameux sang desséché de Saint-Janvier n’a pas réussi à se liquéfier lors de la dernière cérémonie à Naples, samedi dernier. Cela annonce un désastre pour l’année prochaine.

Monseigneur Vincenzo De Gregorio, l’abbé de la chapelle, a déclaré, dans un style bien conciliaire : «Nous ne devons pas penser aux catastrophes et aux calamités, nous sommes des hommes de foi, et nous devons continuer à prier. »

La cérémonie du sang de Sancto Januarius, ou San Gennaro, se fait plusieurs fois par an. Le sang est conservé dans des ampoules spéciales et se liquéfie pendant la cérémonie.

Le miracle a été régulièrement enregistré depuis 1389. San Gennaro, évêque de Naples au 3ème siècle, avait été décapité dans la persécution des premiers chrétiens par l’empereur romain Diocletien. Environ 3.500 chrétiens avaient été tués.

Si le miracle de la liquéfaction ne se produit pas, il peut annoncer un désastre pour les mois et les années à venir. Ainsi, le sang ne parvint pas à devenir liquide en 1939, année de la seconde guerre mondiale, et en 1980, année du séisme de l’Irpinia dans lequel 300 personnes avaient péri.

Source : http://www.lastampa.it

lundi 19 décembre 2016

Sagesse Franciscaine : Saint François et Sainte Claire nous expliquent la crise dans la Tradition

 Le sacrifice d'Abraham et le vrai renoncement selon l'esprit de Saint François d'Assise



Pour suivre l'appel de Dieu, l'homme se donne à fond à une œuvre. Il le fait passionnément et dans l'enthousiasme. Cela est bon et nécessaire. Seul l'enthousiasme est créateur. Mais créer quelque chose, c'est aussi la marquer de son empreinte, la faire sienne, inévitablement. Le serviteur de Dieu court alors son plus grand danger. Cette œuvre qu'il a accomplie, dans la  mesure où il s'y attache, devient pour lui le centre du monde ; elle le met dans un état d'indisponibilité radicale, Il faudra une effraction pour l'en arracher. Grâce à Dieu, une telle effraction peut se produire. Mais les moyens providentiels mis en œuvre sont redoutables. Ce sont l'incompréhension, la contradiction, la souffrance, l'échec. Et parfois jusqu'au péché lui-même que Dieu permet.  La vie de foi connaît alors sa crise la plus profonde, la plus décisive aussi. Cette crise est inévitable. Elle se présente tôt ou tard, dans tous les états de vie. L'homme s'est consacré à fond à son œuvre ; et il a cru rendre gloire à Dieu par sa générosité. Et voici que tout à coup Dieu semble le laisser à lui-même, ne pas s'intéresser à ce qu'il fait. Bien plus, Dieu semble lui demander de renoncer à son œuvre, d'abandonner ce à quoi il s'est dévoué corps et âme durant tant d'années dans la joie et dans la peine.


« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, et vas-t- en au pays de Moria, et là offre-le en holocauste ». Cette parole terrible adressée par Dieu à Abraham, il n'est de vrai serviteur qui ne l'entende un jour à son tour. Abraham avait cru à la promesse que Dieu lui avait faite de lui donner une postérité. Pendant vingt ans, il en avait attendu la réalisation.Il n'avait pas désespéré. Et quand enfin l'enfant hit venu, l'enfant sur lequel reposait la promesse, voici que Dieu somme Abraham de le Lui sacrifier. Sans aucune explication. Le coup était rude et incompréhensible. Eh bien ! c'est cela même que Dieu nous demande à nous aussi un jour ou l'autre.
Entre Dieu et l'homme, il semble alors qu/on ne parle plus le même langage. Une incompréhension a surgi. Dieu avait appelé et l'homme avait répondu. Maintenant l'homme appelle, mais Dieu se tait. Moment tragique où la vie religieuse confine au désespoir. Où l'homme lutte tout seul dans la Nuit avec l'insaisissable. Il a cru qu'il lui suffisait de faire ceci ou cela pour être agréable à Dieu. Mais c'est à lui que l'on en veut. L'homme n'est pas sauvé par ses œuvres, si bonnes soient-elles (attention, ne pas lire cette phrase dans le sens que lui donnent les protestants, la suite nous le fait aisément comprendre). Il lui faut encore devenir lui-même l'œuvre de Dieu (travail de la grâce et de la gloire que ne comprennent justement pas les protestants). II doit se faire plus malléable et plus humble entre les mains de son Créateur que l'argile dans les mains du potier. Plus souple et plus patient que l'osier entre les mains du vannier. Plus pauvre et plus abandonné que le bois mort dans la forêt au cœur de l'hiver. A partir seulement de cette situation de détresse et dans cet aveu de pauvreté, l'homme peut ouvrir à Dieu un crédit illimité en lui confiant l'initiative de son existence et de son salut. Il entre alors dans une sainte obéissance. Il devient enfant et joue le jeu divin de la création. Par-delà la douleur et le plaisir, il fait connaissance avec la joie et la puissance. Il peut regarder d'un cœur égal le soleil et la mort Avec la même gravité et la même allégresse. »

in : Sagesse d'un Pauvre, par le Père Eloi Leclerc, pp 123-125


Sagesse de Sainte Claire, également applicable quand le supérieur a mis imprudemment le feu à congrégation.

«Si une sœur venait me dire qu'elle a mis le feu au monastère et que tout est brûlé ou presque, je crois qu'à ce moment-là, je n'aurais rien à lui dire, je me trouverai devant un événement qui me dépasse. La destruction du monastère, c'est là vraiment une trop grosse affaire pour que j'en sois troublée profondément. Ce que Dieu Lui même a bâti ne saurait tenir à la volonté ou au caprice d’une créature. C'est autrement solide. »

Sainte Claire à Saint François d’Assise

vendredi 16 décembre 2016

Discussion de parvis sur la messe des ralliés

Abbé Mérel
Le problème que soulevait très justement l'abbé Mérel en 2008 n'a pas pris une ride. L'objet de l'article était de montrer, à la suite de Mgr Lefebvre, la raison pour laquelle l'assistance aux messes ralliées de rite St Pie V posait un problème réel. La question s'étend aujourd'hui à la FSSPX, surtout depuis que les confessions de cette même société se déroulent désormais dans le cadre de la juridiction conciliaire de François et non plus en vertu de la juridiction de suppléance. Est ce un mal ? Un cas de conscience pour les fidèles de la Tradition ? L'abbé Mérel répond sagement à vos doutes.


A la sortie de la chapelle, M. l’abbé discute avec un fidèle, Philippe, 17 ans. Au cours de la conversation, Philippe raconte son dernier week-end avec des amis en région parisienne. Et Philippe de dire que le groupe d'amis a choisi d'aller à une messe de ralliés..

Philippe : Pourquoi vous faites cette tête-là, Monsieur l’abbé ? C'est quand même la bonne messe !

M. l'Abbé : Que la messe soit bonne, sans doute ; mais ce n'est pas le principal.

Philippe : Pas le principal ? Qu'est-ce qu'il vous faut de plus, Monsieur l’abbé ?

M. l'Abbé : Eh bien, je prends une comparaison. Le rhum est une bonne chose, d'accord ? (Philippe acquiesce en souriant d'un air entendu). Bon. Mais chaque fois que l'on boit du rhum, on ne fait pas forcément une bonne action. (Philippe comprend). Alors, c'est pareil pour la sainte messe. Que la messe en elle-même soit bonne, c'est une chose; mais il faut aussi qu'assister à cette messe soit bon; il faut que l'assistance à cette messe soit une bonne action.

Philippe : Oui, enfin quand même le rhum et la messe ce n'est pas pareil ! Vous avez l'air de dire qu'on peut faire mal en assistant à la messe traditionnelle !

M. l’Abbé : Tout a fait, c'est bien ce que j'ai voulu dire! De même qu'on peut faire mauvais usage du rhum, de même il n'est pas forcement bien d'assister une vraie messe. Cela peut même être mal.

Philippe : Alors çà, c'est la meilleure !

M. l'Abbé : Cher Philippe, c'est un peu compréhensible, ton étonnement. Normalement, un catholique n'a pas à se poser de questions en assistant à une messe catholique ; mais en ce moment, dans l'Eglise, il y a bien des choses anormales. Nous, par exemple, on dit la messe dans des salles aménagées comme on peut, avec l'hostilité du clergé de la région, avec une étiquette de pestiféré, d'excommunié, de schismatique... Beaucoup de gens ne viennent pas ici parce qu'ils croient que c'est mal. Pourtant c'est bien la bonne messe! Ce qu'il y a, c'est qu'ils se trompent en pensant que c'est mal de venir ici.

Philippe : Oui, justement, ils se trompent, vu que c'est la bonne messe !

M. l'Abbé : Non, Philippe, fais attention. Leur problème ce n'est pas la messe; leur problème, c'est qu'on leur a dit que c'est mal d'y aller. C'est tout différent. Eh bien, le problème avec les ralliés, il est du même genre: leur messe est bonne, d'accord, mais y aller, est-ce bon ? C'est une autre affaire ! Tu vois la distinction ?

Philippe : D'accord je vois la distinction. Mais je vois vraiment pas pourquoi c'est mal d'aller chez Saint-Pierre ou au Christ-Roi (ndlr : ou à la nouvelle FSSPX) !

M. l'Abbé : Tu vois, quand on commence à se demander si assister à telle messe est bien ou mal, tout de suite on parle de celui qui dit cette messe. Intéressant, non?

Philippe : Là, je ne vois pas bien...

M. l'Abbé : Eh bien, si ! On va dire, comme tu viens de le faire : je vais à la bonne messe chez Saint-Pierre, au Christ-Roi, chez Saint-Pie-X, à Saint-Georges, place Foch, ou rue Buisson, et La messe dite dans ces différents cas est la même. Pourtant, assister ici ou là, ce n'est pas pareil. Cela dépend de celui qui la dit.

Philippe : Mais pourquoi ?

M. l'Abbé : Parce que la messe et le rhum ce n'est pas pareil ! Tout a l'heure tu aurais pu me dire: mais moi, je fais attention quand je bois du rhum; il n'y à jamais aucun problème ; c'est toujours avec modération ! Mais la messe n'est pas quelque chose qui se consomme tout seul dans son coin, de façon privée.

Philippe : C'est quoi alors ? Moi, je vais à la messe pour me recueillir, pour prier, pour communier. Tant pis si le prêtre est à Saint-Pierre ou à Saint-Pie X (ndlr : ou de la Fidélité) . Vous n'avez qu'à vous arranger entre vous, après tout !

M. l'Abbé : La sainte messe est l'acte le plus élevé de culte public de l'Eglise. C'est-a-dire que c'est un acte avant tout social, dans lequel on honore notre Dieu et on en reçoit ses bienfaits sous l'autorité de l'Eglise, société que Dieu a instituée pour pouvoir être honoré comme Lui le veut.

Philippe : Là, monsieur l’abbé, c'est un peu dur...

M. l'Abbé : Je recommence. En privé, tu peux prier le bon Dieu assez librement, quand tu veux, comme tu veux ; c'est ta prière, en quelque sorte. Mais le bon Dieu a voulu être honore aussi et surtout, en réunissant les hommes autour de la croix, par la messe; et cela, c'est la prière publique et officielle de l'Eglise. Elle rend ainsi à Dieu, au nom de tous les hommes, tout l'honneur et la gloire qui lui sont dus. La messe n'est donc pas une dévotion privée ni des assistants in des prêtres qui la disent. C'est un acte commun de culte, qui suppose que celui qui fait le culte (le prêtre) ait reçu de l'Eglise l’autorité pour le faire. Il doit dépendre d'un évêque, lequel dépend du pape. C'est pourquoi je parlais de l'autorité de l’Eglise.

Philippe : Mais vous, monsieur l’abbé, vous êtes indépendant de cette autorité (ndlr : c’est fini pour la FSSPX).

M. l'Abbé : Philippe, on arrive là au cœur du problème. Ce que tu dis, c'est ce que disent les conciliaires et ceux qui les croient, quand ils disent qu'assister à la messe de chez nous n'est pas permis. Encore une fois, ce n'est pas parce que la messe qu'on dit est mauvaise qu'ils disent cela ; c'est parce qu'on résiste à la hiérarchie, à Rome. Et nous on dit : il ne faut pas assister à la messe chez les ralliés (ndlr : ou la nouvelle fraternité) parce qu'ils se soumettent à la hiérarchie conciliaire.

Philippe: Si je comprends bien, en fait, le fond du problème c'est la soumission à la hiérarchie actuelle ?

M. l'Abbé : Exactement ! Normalement, dans l'Eglise, un prêtre est soumis à son évêque, qui est soumis au pape; du coup il reçoit une mission de célébrer la messe et les autres sacrements pour une portion des fidèles de l'Eglise. Or, depuis une trentaine d'années, il se trouve que, pour garder la foi, les fidèles ont demande à des prêtres qui, eux aussi, voulaient la garder, de s’occuper d'eux, au point de résister aux évêques et au pape. Leur but n'était pas de résister pour résister, en bons Gaulois qu'ils étaient, mais de défendre leur foi face a des décisions de Rome qui contribuaient à faire perdre la foi aux fidèles.

Philippe : Quelles décisions?

M. l'Abbé : Eh bien par exemple, la promulgation de la nouvelle messe de Paul VI, en 1969. Mais avant, il y a eu le Concile, avec plusieurs mauvais textes, notamment sur l’œcuménisme, la liberté religieuse. Plus tard, il y a eu les changements sur les autres sacrements, puis le nouveau Droit canon, en 1983. II y a eu tous les scandales de l’œcuménisme, comme Assise, en 1986. Et puis il y a eu la lutte farouche contre Mgr Lefebvre qui, pourtant, ne faisait, comme il le disait souvent, que ce qu'il avait fait pendant toute sa vie, avec approbation de Rome. En 1988, Monseigneur a sacré des évêques parce qu'il avait compris que Rome voulait détruire la Tradition. La foi des fidèles continuait à être menacée. C'est là l'essentiel qu'il faut bien comprendre : la hiérarchie, les évêques, le pape, sont là pour conduire les prêtres et les fidèles dans la foi. S'ils ne le font pas, les fidèles et les prêtres doivent résister et chercher à garder la foi; ce qui est une forme de soumission plus haute finalement.

Philippe : Bon... bon... Mais la messe chez les ralliés dans tout ça ? Je vais y perdre la foi?

M. l'Abbé : Il faut prendre le problème par l'autre bout...

Philippe (interrompant) : L'autre bout?

M. l'Abbé : Oui, l'autre bout. La question de savoir si je vais perdre la foi est capitale. Mais ce qu'il faut se demander, c'est quelle est, face à la messe des ralliés, l'attitude de foi qui convient ? Dans ta question, n'y a-t-il pas un sous-entendu, du style : si je fais attention, vu que c'est quand même la bonne messe, il n'y aura pas de problème, comme pour le rhum. Je me trompe ?

Philippe : Non, monsieur l’abbé, on est d'accord !

M. l'Abbé : Il faut donc voir l'autre bout, celui que j'ai expliqué tout à l'heure. La messe est avant tout un acte public et hiérarchique. La messe d'un prêtre rallié est la messe d'un prêtre qui, officiellement au moins, obéit à l'évêque du lieu et au pape, un prêtre qui va donc recevoir, de temps en temps, son évêque pour des cérémonies, un prêtre qui ne prêche pas que la nouvelle messe est mauvaise, dangereuse pour la foi, (Un évêque qui dit qu’elle est légitiment promulgué, que le concile est bon à 95 %) un prêtre qui va donc rassembler autour de lui des fidèles plus faibles dans leur foi, moins au courant des dangers sérieux qui menacent la vie chrétienne dans l'église conciliaire, un prêtre, qui, s'il est logique avec lui-même, estime que la situation de l'Eglise aujourd'hui est, grosso modo, normale, en tous cas assez normale pour rendre la résistance publique de la fraternité saint-pie x (aujourd’hui ce sont les prêtres de la résistance catholique) illégitime, un prêtre qui en obéissant à des autorités libérales et modernistes va inévitablement dévier, un prêtre qui, finalement, trahit tout ce qu'a fait Mgr Lefebvre, qui trahit les âmes, les trompe, en leur faisant croire, par sa soumission publique à la hiérarchie, que le pape conduit vraiment ses brebis et ses agneaux dans les sentiers de la vraie foi...

Philippe : Vous y allez un peu fort, monsieur l'abbé !

M. l'Abbé : Monseigneur parlait comme cela en son temps! Un prêtre rallié, actuellement, n'a pas une position juste dans l'Eglise. Il n'est pas en ordre avec le bon Dieu. Il n'est pas dans la vérité. Il est entre deux chaises, tiraillé entre son désir de bien faire, et sa soumission aux autorités conciliaires. Ses sermons s'en ressentent obligatoirement. La table de presse, les revues aussi; il y aura des documents de l'évêché au fond de l'église. Il y a encore le risque sérieux, avec le temps, de se laisser attiédir par le contact de fidèles bien moins formés dans la foi, risque aussi de se laisser attirer, soit par une doctrine plus accommodante, soit, éventuellement, par la sympathie des gens ou des prêtres.

Philippe : Donc, on ne peut jamais assister à la messe chez les ralliés (ndlr et celle de la nouvelle fraternité ?)

M. l'Abbé : On ne peut jamais déplaire à Dieu! Ces messes ne sont pas pour nous ! Si, pour des raisons exceptionnelles, on est amené à être présent à une cérémonie des ralliés, il convient de garder une attitude discrète, évitant de donner l'impression qu'on adhère à leur soumission aux évêques et au pape. Par exemple en s'abstenant de communier. C'est qu'il faut penser aussi à l'exemple que l'on donne autour de soi.

Philippe : Et le dimanche, si c'est la seule messe accessible ?

M. l'Abbé : Si tu as bien compris notre conversation, tu peux conclure toi-même que le dimanche, dans ce cas, on n'est pas obligé d'assister à cette messe-là. On ne peut pas être obligé d'assister à la messe d'un prêtre qui ne confesse pas publiquement que l'Eglise conciliaire met la foi des fidèles en danger. Ce n'est pas possible d'être obligé dans ces conditions. Le bon Dieu te donnera des grâces autrement, ne serait-ce qu'en récompensant ta courageuse fidélité, ton attachement la vérité.

Philippe : A la vérité ?

M. l'Abbé : Oui, à la vérité. Résumons un peu. Je disais au début : la messe des ralliés est bonne, mais là n'est pas la question. La question, c'est : est-ce vraiment bon d'y assister ? Est-ce que je me rattache vraiment, en toute vérité, à l'Eglise, à Notre-Seigneur par cette messe ? La réponse est non, parce que le prêtre rallié n'est pas dans une position vraie, il ne résiste pas aux mauvais pasteurs alors qu'il le devrait. Il se trompe, et trompe les gens. Comment veux-tu ensuite trouver à ses cotés, sous son influence, sous son autorité de prêtre, un véritable amour de la vérité, de Notre-Seigneur, de l'Eglise, du pape même ? Il est dans le faux sur une question essentielle !

Philippe : Décidément, cela va plus loin que ce que je croyais !

M. l'Abbé : Oui, II faut reconnaître que ce n'est pas évident. Aujourd'hui il faut se former plus que jamais, savoir ce qu'on fait. Le danger est partout. Mais c'est aussi une période extraordinaire, comme le disait Mgr Lefebvre, car cela nous pousse aimer plus véritablement l’Eglise, Notre-Seigneur, à demeurer forts dans la foi ! Et c'est aussi le meilleur service de charité que l'on peut rendre à ceux qui ont encore du mal à saisir toutes les difficultés de la situation actuelle. Soyons les témoins de la vérité, de la volonté de Dieu!

Cet article est tiré du bulletin Le Pélican du Prieuré Saint-François-Régis, Unieux. Il est paru en juillet-août 2008.

jeudi 15 décembre 2016

LE MONASTERE DE SANTA CRUZ A BESOIN DE VOTRE AIDE

Chers amis et bienfaiteurs,
Grâce à vous, nous avons pu accélérer les travaux de notre hôtellerie, qui est déjà presque prête et accueille déjà de futurs séminaristes (voir les photos jointes).

 Cependant, nous avons dû entreprendre d'autres travaux plus importants: ceux de notre chapelle, dont le plancher et la peinture n'étaient point dignes des fonctions qui y sont réalisées (regardez les photos jointes). Ce chantier nous coûtera environ 5000,00 euros. Alors, chers amis, nous voudrions bien pouvoir compter sur votre aide cette fois encore, afin que la chapelle soit prête avant ce Noël et nous puissions y célébrer dignement la nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ.
Nous profitons pour vous souhaiter un saint Noël et une bonne Nouvelle Année, et nous vous assurons de nos prières à cette intention.

Que le Bon Dieu vous bénisse.
+ Thomas d'Aquin OSB







mercredi 14 décembre 2016

Programme de M l'abbé PIVERT


Janvier
1
La Villeneuve


8
Paris
Solennité Épiphanie

15
Rouen
2e après Épiphanie

22
Chartres
3e apr. Épiphanie

29
Haguenau – Allemagne
4e apr. Épiphanie
Février
5
Rouen
Solennité Chandeleur

12
Paris
Septuagésime

19
La Villeneuve, Exercices de St Ignace
Sexagésime

26
La Villeneuve
Quinquagésime
Mars
5
Alsace
Carême 1er dim.

12
Paris
Carême 2e dim.

19
Rouen
Carême 3e dim.

26
Alsace
Carême 4e dim.
Avril
2
Vesoul
Passion

9
Paris
Rameaux


10 au 15 retraite de Semaine sainte


16
La Villeneuve
Pâques

23
Rouen
Quasimodo

30
Alsace
2e dim. apr. Pâques
Mai
7
Chartres
3e dim. apr. Pâques

14
Paris
4e dim. apr. Pâques

21
La Villeneuve Retraite mariale
5e dim. apr. Pâques

Jdi 25
Rouen
Ascension

28
Alsace
Dim. octave Ascension
Juin
4
Pèlerinage
Pentecôte

11
Paris
Trinité

18
Rouen
Solennité Fête Dieu

25
Alsace
Solennité Sacré Cœur

Reconnaissance conciliaire de la FSSPX

Rome conciliaire/FSSPX : une reconnaissance à rebours et en douceur

Dans une interview donnée au journal Présent ( present.fr/2016/12/09/conserver-lesprit-combat-chretien/ ) le samedi 10 décembre 2016, Mgr Athanasius Schneider a eu des mots tout à fait nouveaux vis-à-vis de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X fondée par Mgr Marcel Lefebvre.


Citation:
Le souverain pontife a prorogé la possibilité de confesser pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X au-delà de l’Année de la Miséricorde. Cela vous paraît-il une décision importante ? .

"Oui, bien sûr, et j’en suis très heureux ! Voilà un geste très pastoral, très miséricordieux, selon moi un des gestes les plus importants du pontificat du pape François, qui aide le processus d’intégration canonique de cette réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents. Beaucoup de jeunes familles regroupées autour de la Fraternité Saint-Pie X aiment l’Eglise, prient pour le pape, comme le faisaient leurs ancêtres avant eux. L’Eglise contient diverses maisons, diverses spiritualités. Seuls les ecclésiastiques hostiles à la Fraternité lui présentent des exigences exagérées. Jean XXIII comme Paul VI ont toujours insisté sur le caractère pastoral du Concile. Si la Fraternité a des difficultés pour accepter certains documents de Vatican II, il faut replacer cela dans le contexte de l’objectif pastoral du Concile. Le dogme n’a pas changé. Nous avons la même foi. Il n’y a donc pas de problème pour une intégration canonique de la Fraternité Saint-Pie X".


Vous avez été un des hommes d’Eglise envoyés par le Vatican pour visiter des séminaires et des prieurés de la Fraternité. Quelle solution pensez-vous possible à sa position controversée ?


"La prélature personnelle est une position très adaptée à la réalité de la Fraternité Saint-Pie X et à sa mission. Je suis convaincu que Mgr Lefebvre aurait accepté volontiers et avec gratitude cette structure ecclésiale officielle, reconnaissance par l’Eglise de l’apostolat mené. Ce ne serait que rendre justice, bien tardivement, à l’injuste suppression de la Fraternité en 1975 de la part du Saint-Siège. À ce moment-là, Mgr Lefebvre a présenté un recours. L’érection d’une prélature serait en quelque sorte accepter le recours canonique de Mgr Lefebvre avec un retard de 40 ans. D’autre part, la Fraternité ne doit pas exiger des garanties à 100 %, ce qui reste irréaliste : nous sommes sur terre, pas au Ciel ! Ce serait un geste qui trahirait un certain manque de confiance en la Providence."
L'organe de presse MPI commente judicieusement cet entretien 

"Depuis quelques années, Mgr Schneider apparaît de plus en plus comme un OVNI dans le monde ecclésial. Évêque auxiliaire d’Astana au Kazakhstan, il passe beaucoup de son temps en Europe à visiter les oeuvres « traditionalistes » au sens large. Ces différentes visites européennes semblent lui faire prendre petit à petit conscience de la gravité de la crise de l’Eglise.

C’est ainsi qu’il est l’un des seuls évêques à s’être élevé publiquement et avec vigueur contre l’ignoble Synode sur la famille de 2014 et 2015 suivi la politique de destruction du mariage par le pape François. C’est dans ce contexte qu’il travaille à une reconnaissance canonique de la FSSPX. Si l’intention de Mgr Schneider semble être des meilleures, des éléments semblent encore lui échapper, que traduisent certaines contradictions contenues dans son interview.

La possibilité de confesser pour les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X n’est en rien « un geste très pastoral très miséricordieux », et pour deux raisons :

1 – les confessions dispensées par les prêtres de la FSSPX sont valides et licites vu l’état de nécessité dans la crise actuelle de l’Eglise ;


2 – il n’y a pas de miséricorde à octroyer à quelqu’un quelque chose qu’il possède déjà, surtout quand les notions de miséricorde du pape François en matière de confession sont substantiellement en contradiction avec le dogme catholique.

Si la FSSPX est une « réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents », c’est donc que son action se situe dans le cadre de l’Eglise et qu’elle est bénie de la providence. Pourquoi Rome continue donc de dire que les mariages célébrés par les prêtres de la FSSPX sont invalides ?


« Si la Fraternité a des difficultés pour accepter certains documents de Vatican II, il faut replacer cela dans le contexte de l’objectif pastoral du Concile. Le dogme n’a pas changé. » Là est le problème de fond. Tout d’abord la problématique du concile n’est pas de savoir q’il est pastoral ou non, mais de savoir si ce qu’il dit est catholique ou non. Car le fait qu’un concile soit pastoral ne justifie en rien qu’on y trouve des éléments contraires à la Foi. Faire de la pastorale en opposition avec la doctrine, voici qui mène à l’apostasie. Mgr Athanasius Schneider affirme que le « dogme n’a pas changé » : certes, aucune définition dogmatique nouvelle n’est venue contredire le dogme de l’Eglise, cependant, toute la doctrine déversée dans l’Eglise depuis le concile Vatican II est celle d’une nouvelle religion qui a modifié dans sa substance même le corpus doctrinal des catholiques, hiérarchie comprise.


« La Fraternité ne doit pas exiger des garanties à 100 %, ce qui reste irréaliste : nous sommes sur terre, pas au Ciel ! Ce serait un geste qui trahirait un certain manque de confiance en la Providence. » La Fraternité se doit d’exiger des garanties à 100% justement parce que nous ne sommes pas au Ciel ! Et ses garanties ne sont pas pour elle-même mais pour ceux qui y ont trouvé refuge après la trahison des autorités romaines et de la totalité de la hiérarchie. Et ce n’est pas un manque de confiance en la providence, mais une défiance juste et nécessaire vis à vis d’une hiérarchie qui détruit jour après jour l’Eglise.


En réalité la question n’est pas celle de la FSSPX ; regarder les choses sous cet angle c’est ne pas voir le véritable problème : celui du concile Vatican II. Ses fruits « miraculeux » sont désormais connus, visibles pour tous : liturgie anthropocentrique, Eglise sécularisée, relativisme, abandon de la pratique, séminaires vides et vocations détruites, dogmes niés et oubliés…A quand la remise en cause de ce Concile pour le véritable bien de l’Eglise ? Et d’ailleurs si ce concile n’est que pastoral comme le prétend Mgr Schneider, qu’est-ce qui empêche de le remettre en cause ? A moins qu’il ne soit pastoral que lorsqu’il s’agit d’obtenir un accord suicidaire pour la FSSPX…

La confiance envers Mgr Schneider ne pourra prudemment être de mise, même si nous nous réjouissons de son évolution et que nous le remercions pour ses prises de positions courageuses, que lorsqu’il attaquera frontalement le concile Vatican II, source doctrinale empoisonnée, et qu’il cessera de célébrer la liturgie protestantisée de Paul VI. Car qui ne remonte pas aux causes nous mènera aux même conséquences…"


Comme bien le souvent, le commentaire de MPI est judicieux. Mais n'y manque-t-il pas un élément très important ? Le journaliste de MPI  a-t-il tiré toutes les conclusions de cette nouvelle situation ? N'est-il pas "en retard" par rapport à Mgr Fellay ?

Au début de la citation de Mgr Schneider, il est question de la prolongation de la possibilité de confesser pour les prêtres de la FSSPX. A ce propos, Mgr Schneider insiste :

Citation:
"Oui, bien sûr, et j’en suis très heureux ! Voilà un geste très pastoral, très miséricordieux, selon moi un des gestes les plus importants du pontificat du pape François, qui aide le processus d’intégration canonique de cette réalité ecclésiale qui existe depuis 50 ans et qui porte des fruits spirituels évidents.
A notre connaissance, Mgr Fellay n'a pas refusé ... C'est qu'il a accepté "ce geste paternel" ... La FSSPX est donc bien passée de la juridiction de suppléance à la juridiction ordinaire ( et c'est bien ainsi que le perçoit Mgr Schneider). N'est-ce pas se trouver déjà dans l'église conciliaire ?

Citation:
"La Fraternité se doit d’exiger des garanties à 100% justement parce que nous ne sommes pas au Ciel !"

Il est trop tard ... C'est fait, le chat conciliaire a attrapé la souris fsspx et se joue d'elle désormais.




Mgr Schneider sympathise avec les milieux ralliés



Rencontre des chefs religieux  Kazakhs en 2013 à Astana


lundi 12 décembre 2016

Messe en Bretagne sur les pas des grands missionnaires bretons

Le 11 décembre dernier, la Sainte Messe a été célébrée par l'abbé Salnave dans une belle chapelle bretonne, aux confins du pays de Carhaix, non loin du lieu où mourut  le grand missionnaire jésuite, le Bx Père Maunoir. Celui-ci  aurait instruit, entre 1640 et 1683,  près de 2 millions de Bretons dans le cadre de ses missions populaires.  C'est lui qui fut l'âme de la restauration catholique en ce pays et qui l'empêcha de sombrer dans l'hérésie.  C'est aussi lui qui a été l'inspirateur des missions de St Louis-Marie Grignion de Montfort en Vendée.  Bref, un bienheureux dont l'Eglise aurait bien besoin aujourd'hui ! 




https://youtu.be/F0V7pOYzPUs

samedi 10 décembre 2016

Les engagements du 8 décembre 2016

Au séminaire d'Avrillé : cinq engagements


Au séminaire de Cebu : deux réengagements et deux engagements

En Irlande : une vêture au Couvent de la Sainte-Face (carmélite)

Baptêmes - mariages à Cebu

Juste avant que l'abbé Chazal ne s'envole pour le Brésil pour préparer l'ordination du Fr Jean, deux enfants ont été baptisés par l'abbé.
La cérémonie et la messe ont eu lieu dans l'oratoire de Lapu Lapu City (LLC) sur l île de Cebu. L' oratoire est situé à l'étage d' une maison de fidèles, construit grâce aux dons de généreux bienfaiteurs. 
Ces deux derniers mois, outre ces deux baptêmes, il y a eu un mariage (au séminaire en octobre) et une grande série de compléments de baptême (29 le 2 novembre )





mercredi 7 décembre 2016

Hommes forts- hommes faibles

Une image résume souvent mieux qu'un long discours. Nous cherchons les raisons des crises successives que connaissent toutes les institutions humaines. Cette image peut donner quelques éléments de réponse à la situation que nous connaissons actuellement tant sur le plan politique que sur le plan religieux.

Publié par maunoir sur Christus Vincit 



Cinq “Dubia”.


Cinq “Dubia”. 
Par S.E. Mgr Williamson


Quatre nobles prélats forcent un Pape à dire
Sa pensée plus profonde – et c’est du pur délire !

Le règne de François depuis 2013 comme Pape catholique a été parsemé de scandales, mais celui d’il y a dix jours a été sans précédent : sommé par quatre Cardinaux honorables à clarifier ce qui paraissait être son reniement de la base même de la morale catholique, il vient de donner en public des réponses qui émancipent virtuellement l’homme de la loi morale de Dieu. Une telle affirmation papale de la religion Conciliaire de l’homme contre la religion catholique de Dieu fait qu’un schisme dans l’Église Universelle devient bien plus proche, car depuis cinquante ans de l’après-Concile les papes Conciliaires ont réussi l’exploit de rester à la tête de deux religions opposées, mais cette contradiction ne pouvait pas durer indéfiniment, et elle devra éclater bientôt dans le schisme.

En 2014 et 2015 François a tenu deux Synodes à Rome pour consulter des évêques du monde entier sur des questions concernant la famille humaine. Le 19 mars de cette année il a publié son Exhortation Apostolique post-synodale sur “L’Amour dans la Famille”, dont le huitième des neuf chapitres a suscité la controverse depuis le début. Le 15 septembre quatre Cardinaux en particulier ont envoyé au Pape une lettre privée, et parfaitement respectueuse, où ils lui ont demandé en tant que Suprême Pontife de clarifier cinq “dubia”, ou points de doctrine qui sont restés obscurs dans l’Exhortation. Voici leur essence :

1) Exhortation #305 : Une personne mariée qui vit comme mari et femme avec quelqu’un(e) qui n’est pas son époux/épouse légitime, peut-elle désormais recevoir l’Absolution et Communion sacramentelle tout en continuant de vivre dans un état de faux mariage ?

2)  #304 : faut-il encore croire qu’il y a des normes absolues de morale qui prohibent les actes intrinsèquement mauvais, et qui obligent sans exception ?

3) #301 : peut-on dire encore qu’une personne qui vit en violation d’un des commandements de Dieu, par exemple dans l’adultère, se trouve dans un état habituel de péché grave ?

4) #302 : peut-on dire encore que les circonstances ou intentions qui entourent un acte intrinsèquement mauvais de par son objet ne peuvent jamais le rendre subjectivement bon ou acceptable comme choix ?

5) #303 : faut-il encore exclure tout rôle créateur de la conscience en sorte que celle-ci ne peut jamais autoriser des exceptions aux normes morales absolues qui prohibent des actes intrinsèquement mauvais de par leur objet ?

A ces cinq questions rédigées délibérément de façon à n’admettre comme réponse que oui ou non, la réponse de l’Église catholique depuis Notre Seigneur lui-même a toujours été claire et n’a jamais varié : la Communion ne peut se donner à des adultères : il y a des normes morales absolues ; l’état de péché grave est chose qui existe ; les bonnes intentions ne peuvent rendre bons des actes mauvais ; la conscience ne peut légitimer des actes pervers. Autrement dit, à ces cinq questions en noir ou blanc, par oui ou par non, la réponse de l’Église a toujours été : 1 Non, 2 Oui, 3 Oui, 4 Oui, 5 Oui.

Le 16 novembre, donc il y a juste dix jours, les quatre Cardinaux ont rendu publique leur lettre (cf. Mt. XVIII, 15–17). Le 18 novembre, dans un entretien avec le journal italien Avvenire, le Pape François a donné les réponses exactement contraires : 1 Oui, 2 Non, 3 Non, 4 Non, 5 Non. (Il est vrai qu’à chaque fois il a ajouté, “De telles choses ne se règlent pas en noir ou blanc, nous sommes appelés à discerner,” mais par là il ne cherchait qu’à confondre les questions immobiles de principe avec les questions mobiles d’ application des principes.)

Tout honneur aux quatre Cardinaux qui ont obtenu lumière et clarté pour beaucoup de brebis dans la confusion qui veulent pourtant arriver au Ciel : Brandmüller, Burke, Caffarra et Meisner. Immergés dans le Novus Ordo, ils n’ont évidemment pas perdu tout courage ni tout sens de leur devoir. Et il est exclu qu’ils aient agi pour des motifs autres que les meilleurs en pressurant le Pape à clarifier sa pensée. Donc cette clarté où laisse-t-elle l’Église ? Pas ailleurs qu’au bord du schisme.
 Kyrie eleison.