mardi 15 mai 2018

ESQUISSES D’EXIL PAR SERGE ICIAR

Messe occasionnelle d'un prêtre réfractaire 
Les circonstances actuelles de la crise de la FSSPX amènent de plus en plus de bons catholiques de la Tradition à prendre des distances avec les prieurés de la Fraternité, tels ces fidèles qui, durant la révolution, n'assistaient qu'aux messes des prêtres réfractaires (cf. image ci-contre). Mais en 2018, d'où vient cette résolution ? Après 1988, Mgr Lefebvre* (lire la note ci-dessous ) demandait aux catholiques de la Tradition de ne pas fréquenter les chapelles ralliées en raison du climat libéral et mondain qui y régnait et surtout de la trahison du combat catholique pour le Règne du Christ-Roi. Trente ans plus tard, c'est le même conseil de Mgr Lefebvre qu'appliquent des catholiques  parce que, d'une part, ils ne veulent pas se trouver sous l'autorité canonique des modernistes  et que, d'autre part, ils veulent s'éloigner de ce climat délétère de compromission avec l'Eglise conciliaire. Cette décision peut paraître difficile en raison de la pénurie actuelle de prêtres non ralliés (ou réfractaires au concile) mais il existe des témoignages édifiants et contemporains qui montrent combien la Providence veille sur ceux qui  restent fidèles sans compromissions à la Tradition.  Nous vous livrons ici un témoignage intéressant. 

Voici le témoignage d’un chef de service des douanes qui, pendant deux ans, sanctifia le dimanche chez soi.

Esquisses d’exil[1]

Premier contact avec « notre » île d’exil, dimanche 16 décembre 2007, au terme d’un voyage de plus de dix-huit heures, aux environs de minuit notre avion atterrit, sur la piste de l’aéroport de Saint-Pierre et Miquelon, en pleine tempête de neige et avec deux heures de retard.


Dure épreuve. Pénurie alimentaire ; les rayons des magasins sont désespéramment vides. Les insulaires, sont habitués, ils ont fait leur plein mercredi dernier à l’arrivée du navire de desserte. Prochain approvisionnement le 19.


Pénurie spirituelle. Cette année nous n’aurons ni veillée, ni messe pour Noël. Malgré mes efforts je n’ai pas pu retarder ma mutation. Intérêt du service oblige.

Et pourtant.

Le diocèse de Saint-Pierre compte 6 057 habitants, « cinq clochers », deux prêtres incardinés. Il est constitué en un vicariat apostolique. Terre de mission, son vicaire apostolique, à l’époque Mgr Fischer, comme Mgr Lefebvre, est un spiritain. La comparaison s’arrête là.

Comme nous aurons l’occasion de le découvrir à l’occasion des seules messes protocolaires auxquelles j’ai dû participer, les assemblées sont nombreuses ; veilles traditions de pêcheurs basques, normands et bretons. Mais, conformément à nos craintes, nous sommes en plein dans l’esprit de Vatican II : lecture de l’Épître et des prières communes par des laïcs, communion distribuée par une religieuse ! Des petites filles servent la messe…

Non, décidément nous n’irons pas à cette messe.

Nous avons tout prévu. Nous sanctifions nos dimanches en suivant la liturgie sur nos missels et en respectant les dispositions requises. Chants grégoriens du graduel, de l’alléluia, de l’offertoire et de la communion avec nos CD de la Schola Bellarmina. Bonnes répétitions pour notre retour ; si Dieu le veut. Nous pratiquons la communion spirituelle.

Nous faisons également dire des messes par nos bons prêtres de France, en action de grâce ou pour des intentions particulières, et nous maintenons nos liens avec eux. Bienfait de la Providence, en février 2009, M l’abbé Pivert répondant à nos demandes[2] nous adresse un imprimé autographié qui comporte au verso le « Souvenez-vous, ô Notre Dame du Sacré Cœur… » et une communion spirituelle « Mon Jésus je suis si petit, vous êtes si grand et pourtant vous voulez vous donner à moi… » . Cette prière sera dite chaque dimanche jusqu’à notre retour en Métropole en février 2010. Elle est toujours dans mon missel ; le cas échéant.

Régulièrement, nos vacances ou mes déplacements professionnels, sont mis à profit afin de nous permettre de sanctifier la plupart des fêtes d’obligation.

Forts de tous ces soutiens, nous avons traversé ces années d’épreuves en restant « en union avec Notre Seigneur et Notre Dame ».

Deo gratias.

Vive le Christ Roi.

[1] Titre inspiré par celui de l’ouvrage d’Alexandre Soljenitsyne : Le grain tombé entre les meules. Esquisses d’exil.

[2] M l’abbé Pivert nous renouvelle ainsi le témoignage de son amitié en rappelant que « Le saint abbé Alfred de Rievaulx enseigne à ses moines que, contrairement aux autres hommes qui ont peu d’amis, les chrétiens, eux en ont beaucoup ; et Mgr Lefebvre disait que c’est encore plus vrai des « traditionalistes » qui ont des amis d’une rare qualité. »

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* Voici ce que Mgr Lefebvre pensait en 1989 de la messe chez les ralliés ou de la messe à indult (cela s'applique à la Messe semi-ralliée de la FSSPX). Il est très sévère, il parle de Messes "attrape-nigauds". Voulons-nous être des nigauds ?

« Cher monsieur l’abbé..., (lettre à un prêtre de la FSSPX)
« À votre bonne lettre, reçue hier à Saint Michel, je réponds aussitôt pour vous dire ce que je pense au sujet de ces prêtres qui reçoivent un « celebret » de la Commission Romaine, chargée de nous diviser et de nous détruire.
« Il est évident qu’en se mettant dans les mains des autorités actuelles conciliaires, ils admettent implicite­ment le Concile et les Réformes qui en sont issues, même s’ils reçoivent des privilèges qui demeurent exceptionnels et provisoires.
« Leur parole est paralysée pour cette acceptation. Les Évêques les surveillent !
« C’est bien regrettable que ces prêtres ne prennent pas conscience de cette réalité. Mais nous ne pouvons tromper les fidèles.
« Il en est de même pour ces « Messes traditionnelles » ! organisées par les diocèses (messes à indult). Elles sont célébrées entre deux Messes conciliaires. Le prêtre célébrant dit aussi bien la nouvelle que l’ancienne. Comment et par qui est distribuée la sainte communion ? Quelle sera la prédication ? Etc...
« Ces Messes sont des « attrape-nigauds » qui entraînent les fidèles dans la compromission !
« Beaucoup ont déjà été abandonnés.
« Ce qu’ils doivent changer, c’est leur doctrine libérale et moderniste.
« Il faut s’armer de patience et prier. L’heure de Dieu viendra.
« Que Dieu vous accorde de saintes fêtes de Pâques.
« Bien cordialement vôtre en Christo et Maria. »

(Mgr Lefebvre, Saint Michel en Brenne, le 18 mars 1989)

dimanche 13 mai 2018

Vœux « Pieux » – I

Kyrie eleison DLXV  ( 14 mai 2018)

Ô, Pauvre Menzingen, perdu dans ses vœux « pieux » !
Le néo-modernisme est un beau songe creux.


Un collègue français a rédigé en juin dernier un bon article sur la question de savoir s’il était opportun ou non pour la Fraternité Saint-Pie X d’obtenir des autorités romaines un statut canonique qui protégerait supposément ses intérêts. Il est bien évident que Menzingen, Quartier Général de la Fraternité en Suisse, croit fermement qu’on obtiendra un tel statut et, si le Supérieur Général actuel est réélu en juillet pour un troisième mandat, la Fraternité continuera de poursuivre ce but. Toutefois, d’après Acampo (n° 127 de juin 2017), il est tout autre que clair qu’un tel objectif doive être poursuivi. Pour quelles raisons ? Nous résumons ci-dessous l’article original qui occupe huit pages entières.

L’auteur y soutient qu’en aucun cas la FSSPX ne doit se soumettre à des autorités ecclésiastiques omnipotentes et imbues des principes de la Révolution française qu’incarne Vatican II, car ce sont les Supérieurs qui font les inférieurs, et non les inférieurs qui font les Supérieurs. Mgr Lefebvre a fondé la Fraternité pour résister à Vatican II parce que celui-ci a trahi la Foi catholique. En se soumettant aux autorités conciliaires, la Fraternité rejoindrait les prévaricateurs qui abandonnent la Foi.

Car ces autorités sont ou les évêques diocésains ou le Pape. Or, en ce qui concerne les évêques, ceux qui sont carrément hostiles à la Fraternité pourraient s’avérer moins dangereux que ceux qui peuvent se montrer amicaux, mais qui ne comprennent pas les exigences absolues de la Tradition catholique, car ces exigences ne sont pas seulement du fait de la Fraternité Saint-Pie X. Ensuite, en ce qui concerne le Pape, lorsque ses paroles et ses actes montrent qu’il agit contre cette Tradition catholique qu’il a précisément la charge de défendre, les catholiques ont le droit et le devoir non seulement de se protéger contre la manière dont il abuse de son autorité, mais aussi de lutter contre leur propre besoin inné de suivre dans l’obéissance l’autorité catholique. Certes, en théorie, un pape conciliaire peut promettre à la FSSPX une protection spéciale mais, dans la pratique, ne sera-t-il pas porté par ses propres convictions à tout faire pour que la Fraternité reconnaisse le Concile et abandonne la Tradition ? Compte tenu de la grande autorité dont il jouit, en tant que Pape, pour imposer sa volonté, les responsables de la Fraternité n’ont-ils pas le devoir d’éviter de se trouver sur son chemin ?

L’expérience montre que les Traditionalistes qui rejoignent la Rome conciliaire, commencent par se taire quant aux erreurs du Concile, pour finir, généralement, par les approuver. En acceptant de se taire dans un premier temps ils se rendent plus ou moins incapables de transmettre la Foi, et par une pente naturelle, de compromis en compromis, ils risquent même de finir par perdre la Foi. C’est la Foi qui a fait insister à Mgr Lefebvre que si les Romains ne veulent pas renouer avec la doctrine des Papes dans les grandes Encycliques anti-libérales – ce qu’ils n’ont pas encore fait, et ce qu’ils ne sont certes pas sur le point de faire – un dialogue entre Romains et les Traditionalistes est totalement inutile, et – il aurait pu ajouter – positivement dangereux pour la Foi.

L’article énumère également huit objections à cette position, données ici en italique, suivies d’une courte réponse :—

  1. Avec la Prélature Personnelle, Rome offre à la Fraternité une protection spéciale. – Protection des évêques diocésains, peut-être, mais pas de l’autorité suprême du Pape dans l’Église. 
  2.  Les demandes de Rome ont diminué. – Uniquement parce que les « concessions » visent à une coopération pratique plus efficace pour obtenir la soumission des catholiques. Les communistes connaissent bien cette tactique. 
  3. La FSSPX insiste pour être acceptée par Rome « telle qu’elle est », c’est-à-dire Traditionnelle. – Pour les Romains, cela signifie : « tels que vous serez devenus, une fois que la coopération pratique vous aura fait voir combien nous sommes gentils. » 
  4. La Fraternité pourra donc continuer d’attaquer les erreurs du Concile. Il n’y aura pas de changement sur ce point. – Rome a tout son temps pour demander avec insistance des changements toujours plus importants. 
  5. Mais le pape François aime la Fraternité ! – Tout comme le « Grand Loup » méchant aimait la petite « Chaperon Rouge » ! 
  6. La Fraternité a trop de vertu pour être trompée par Rome. – Vaine illusion ! Mgr Lefebvre lui-même a d’abord été trompé par le Protocole du 5 mai 1988. 
  7. Plusieurs communautés Traditionnelles ont rejoint Rome sans perdre la vraie Messe. – Mais plusieurs d’entre elles se sont mises à défendre plusieurs erreurs majeures du Concile. 
  8. Le pape François, en tant que personne , est dans l’erreur, mais sa fonction est sacrée. – Reconnaître le caractère sacré de sa fonction ne peut pas m’obliger à suivre ses erreurs personnelles, c’est-à-dire la mauvaise utilisation de sa fonction. La vraie Foi est au-dessus du pape.

Kyrie eleison.

vendredi 11 mai 2018

Neuvaine au Saint-Esprit pour préparer la Pentecôte

En tout temps et plus encore dans les nôtres, il nous faut des lumières spéciales du Saint Esprit pour avancer dans le chemin du ciel. Le monde, le démon, notre nature mauvaise risqueraient de nous faire dévier à gauche ou à droite sans que nous nous en rendions compte parce que nos forces naturelles sont insuffisantes.  Seule la puissance du Saint-Esprit pourra nous garder dans le chemin de la vérité et de la Fidélité Catholique. 
Il est donc vivement conseillé de réciter (ou de chanter) la neuvaine au Saint-Esprit du vendredi 11 mai au samedi 19 mai (Vigile de la Pentecôte). 



Veni, creator Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei,
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae,
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus,
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.



mercredi 9 mai 2018

La Fraternité est-elle encore sacerdotale ?

Une réaction intéressante de "Joseph" au sujet du dernier éditorial de "La lettre à nos frères prêtres n°77" de M. l'abbé Bouchacourt. Cette lettre est normalement destinée aux prêtres de l'Eglise conciliaire mais elle est lue, hélas, par beaucoup de fidèles de la Tradition. Ce genre de prose révèle une confusion très inquiétante des supérieurs actuels de la FSSPX entre les deux sacerdoces et n'aidera ni les fidèles de la Tradition à prier pour la conversion du pape et des prêtres modernistes, ni les prêtres modernistes à prendre des distances avec ce pape ultra réformateur. 

Y-a-t-il une différence entre le sacerdoce catholique et le sacerdoce des modernistes ? Pour nous oui mais il semble que non pour M. l'abbé Bouchacourt ! Lisez ce petit mot du supérieur de district de France qui invite les fidèles à répondre à l'invitation du pape qui veut convoquer un synode sur le thème des vocations.  Et ce, sans aucune distinction ou restriction. Comme si le pape actuel avait l'intention de former des prêtres franchement catholiques et antimodernistes comme à Avrillé !! On croit rêver ... mais non.

L'abbé Bouchacourt déplore qu'il n'y ait que 79 prêtres diocésains qui devaient être ordonnés pour l'année 2017.  Mais que valent ces 79 prêtres dont aucun n'aura reçu une formation correcte ? Même s'ils étaient 200 ou 300, le problème serait le même puisque la question n'est pas numérique mais de Foi ! Et nous savons qu'ils ont tous été plus ou moins moulinés à la théologie de Congar, Rahner, de Lubac , Ratzinger etc ... Ils ont tous quasiment irrécupérables.

La Fraternité était effectivement SACERDOTALE parce qu'elle formait des prêtres catholiques qui n'écoutaient pas la voix des mauvais papes qui sont à Rome. Mais elle considère aujourd'hui que "nous pouvons répondre à l'invitation du Pape". Invitation que nous savons tous être très peu catholique.

Joseph




samedi 5 mai 2018

Croisade de la Charité



Pour ce mois de mai, nous vous proposons d'étudier ce que Saint Thomas d'Aquin dit de la Charité et des mérites que nous pouvons acquérir en la mettant en pratique.  A contrario, sans la Charité, cela ne sert de rien (nous dit Saint Paul) !

mercredi 2 mai 2018

Judas, Apôtre et diable ~ Bergolio, Pape ou démon ?


Une étude de Don Curzio Nitoglia

Prologue

Une personne (par exemple, Judas Iscariote) peut-elle être en même temps l'apôtre de Jésus-Christ et le diable?

Dans les écrits Saint Paul , il est divinement révélé que les apôtres sont des « ministres de Dieu et les dispensateurs des mystères de Dieu » (2 Cor, V, 20.) Et - toujours dans l'Ecriture Sainte (Genèse, III, 1;. Apoc, XII, 9, XX, 2) - le diable est l'Ange se retournant contre Dieu et donc précipité en enfer (voir Concile de Latran IV, DB 428, Saint Thomas d'Aquin, S. Th., I, q. .). Comment concilier ces deux concepts? Nous chercherons une réponse en utilisant la Révélation divine (Sainte Ecriture et Tradition, interprétée par le Magistère de l'Église).

L’Évangile


Dans l’Évangile de Saint Jean (VI, 71-72), nous lisons: "Jésus répondit : Ne t'ai-je pas choisi parmi les Douze? Pourtant, l'un de vous est un diable. Il parlait de Judas Iscariote, fils de Simon: il était sur le point de Le trahir et était l'un des Douze ". Son «siège» d'apôtre n'était donc pas vacant.

mardi 1 mai 2018

Guerre Évitée ? – II

Kyrie eleison DLXIII ( 28 avril 2018 )

De tous les grands dangers, les Juifs sont-ils le pire ? Oui et non. Car pour y succomber on doit y consentir. Pour de bon. 

Les commentateurs politiques, même les meilleurs, ne font que rarement état des véritables sources de l’histoire qui sont religieuses. Car Dieu gouverne l’homme et la relation de l’homme avec son Dieu (la religion), gouverne ses relations avec ses semblables (la politique) ; si bien que la religion gouverne bel et bien la politique. C’est pourquoi un commentateur des faits religieux ne peut faire l’impasse sur l’aspect religieux en abordant un problème politique, même si la plupart des « sans-Dieu » souhaitent clairement que les commentateurs politiques n’en parlent pas. Sans doute, le Dieu Tout-Puissant est-il actuellement mal perçu sur la scène internationale, mais en est-il pour autant le Maître moins absolu ? 

Il a été question la semaine dernière dans ces « Commentaires » de la religion en tant que facteur se trouvant à l’origine de la politique. C’était à propos de cette race d’hommes qui, par ses mensonges, relayés par les médias, et la pression militaire, cherche à déclencher la troisième guerre mondiale. Cependant, les armes modernes sont si meurtrières qu’on peut se demander qui, sur terre, pourrait penser qu’il y a plus à gagner qu’à perdre dans un conflit mondial. Seule une race d’hommes, absolument sûre de sa supériorité sur tous les autres hommes ; une race tellement convaincue qu’elle mérite de gouverner toute l’humanité qu’elle estime avoir le droit et le devoir de manipuler les événements mondiaux jusqu’à ce qu’elle parvienne à cette domination par des moyens bons ou mauvais, car cette fin est tellement sacrée qu’elle justifie par elle-même tous les moyens. Sacrée ? La destruction de l’humanité serait-elle sacrée ? Oui, un sens tordu du mot sacré donne la clé de cette folie : « Nous, peuple élu, avons une mission sacrée au point que : ou bien nous gouvernerons le monde, ou bien nous devons le détruire , et nous avec lui ! » 

Le problème vient de ce que, d’Abraham à Jésus-Christ, ils furent vraiment la race choisie par Dieu pour être le berceau et la rampe de lancement pour l’incarnation du Verbe. Pendant deux mille ans, ils devaient rester strictement séparés du reste des hommes, élevés au-dessus des autres peuples, privilégiés ou bien punis, si nécessaire, par des dispositions spéciales ; en tout cas traités de telle manière qu’ils purent fournir au divin Fils sa nature humaine, sa mère et ses amis, sa race et son milieu afin que, en tant que leur Messie, il pût racheter tous les hommes de leurs péchés. Si un adage africain dit qu’il faut un village pour faire un enfant, que n’a-t-il pas fallu pour faire la Très Sainte Vierge Marie ? De cette race, on peut dire aujourd’hui tout le mal qu’on voudra, mais de cet essentiel point de vue religieux, ils ont accompli leur mission. Ce qui est dramatique, c’est que, lorsque le Messie vint parmi eux et leur apporta la preuve que Sa mission était de conquérir le monde pour le Royaume des Cieux et non pour leur propre gloire, ils le crucifièrent. Et depuis lors, ils l’ont toujours collectivement renié. Ils se sont mis ainsi, en tant que Race du Messie haïssant le Messie, dans une situation pathologique sans issue, à moins qu’ils ne se convertissent individuellement au Christ qu’ils ont tant détesté. 

De cette pathologie, ou plutôt de cette théologie qui marque les juifs depuis maintenant deux mille ans, découle une cascade de conséquences essentielles à une lecture correcte des événements mondiaux d’aujourd’hui. Mais les conclusions les plus importantes à tirer sont les suivantes : d’abord et avant tout, si le Dieu Tout-Puissant permet délibérément à un petit nombre de Juifs d’avoir la haute main sur le chaos et la corruption d’un grand nombre de gentils, c’est uniquement dans le but de ramener ces Gentils à Lui. En effet, la seule et unique chose que les Juifs ne peuvent manipuler à leur guise, c’est la vraie foi de la seule véritable Église. Dieu n’a pas créé le monde ni l’Église Catholique pour que toutes les âmes tombent en enfer, au contraire : chaque fois que des âmes s’accrochent à la vraie Foi, elles reprennent en main leur « victoire sur le monde » (I Jn V, 4). Rien ni personne ne peut les forcer à abandonner cette foi. S’ils le font, en fin de compte ils ne peuvent en accuser personne d’autre qu’eux-mêmes

Que chacun d’entre nous tourne donc son cœur et son esprit vers le seul vrai Dieu de la seule et véritable Église (pas celle de Vatican II). Alors, les ennemis de Dieu, Juifs ou Gentils, ne pourront que perdre leur pouvoir actuel. Ici et pas ailleurs se trouve le vrai remède à la corruption mondiale et au chaos actuels. Prions, si possible tous les jours, tous les quinze Mystères du Saint Rosaire de la Vierge Marie, de la Sainte Mère de Dieu, la personne humaine la plus grande qui ait jamais vécu ici-bas – et qui était Juive. 

Kyrie eleison.

vendredi 27 avril 2018

Session de latin vivant, été 2018

LATINITAS MMXVIII
Session de latin vivant, été 2018

QUIS ? Tous ceux qui ont une certaine connaissance du Latin (déclinaisons et conjugaisons bien maîtrisées) sont les bienvenus, même s’ils n’ont jamais parlé latin. Le tout est de vouloir résolument s’y mettre.
QUID ? Une session où tout sera en latin (conférences, ateliers, repas, veillée, récréations, échanges entre les participants). Mais ne vous inquiétez pas : on vous aidera. Ce sera beaucoup plus facile que vous ne pensez.
UBI ? Au Foyer Saint-Thomas (Couvent de la Haye-aux-Bonshommes).
Gare d’accès : Angers.
QUIBUS AUXILIIS ? Ouvrages recommandés pour vous préparer :1) ORBERGLingua Latina, tome I : Familia Romana ;2) DESESSART : Le Latin sans peine (Assimil, ancienne version).
Une liste de vocabulaire usuel vous sera fournie.
CUR ? Parce que le latin est la langue de nos pères (depuis les Gallo-romains), de notre mère (la Sancta Ecclesia Catholica), de nos frères (le français ne se comprend bien que par le latin) et de nos cousins (même en anglais, plus de la moitié des mots viennent du latin). – Or une langue est faite pour être parlée !
QUOMODO ? Des conférences, destinées à tous, alterneront avec des entraînements par groupes de niveaux et des activités récréatives.
QUANDO ? Du mardi 21 août (9 h) au samedi 25 août (18 h).
Pour tout renseignement supplémentaire : Latinitas MMXVIII
Couvent de la Haye-aux-Bonshommes
49240 AVRILLÉ
latinitas.colloquium@gmail.com

Pourquoi parler Latin ?
Objection : Pourquoi parler latin ? Pourquoi se servir d’une langue inconnue ?
Réponse : Parce que, à des dogmes immuables, il faut une langue immuable qui garantisse de toute altération la formulation même de ces dogmes.
Parce que, à une société universelle, il faut une langue universelle qui maintienne, resserre, proclame hautement l’unanimité de la foi et la fraternité universelle de la religion véritable.
Les protestants et tous les ennemis de l’Église catholique lui ont toujours durement reproché le latin. Ils sentent que l’immobilité de cette cuirasse défend merveilleusement de toute altération ces antiques traditions chrétiennes, dont le témoignage les écrase. Ils voudraient briser la forme pour atteindre le fond. L’erreur parle volontiers une langue variable et changeante.
Ce reproche, d’ailleurs, si on l’examine de plus près, n’a aucun fondement. N’y a-t-il pas une foule de personnes qui savent le latin ? La prédication, c’est-à-dire la partie du culte divin qui s’adresse directement aux fidèles, n’est-elle pas en langue vulgaire ? Pour le reste des offices, n’y a-t-il pas un nombre infini de traductions des prières de l’Église ? Quel est le chrétien que la langue mystérieuse de l’autelempêche de suivre l’office ? Certaines cérémonies, certains signaux n’avertissent-ils pas tous les assistants de ce qui se fait et de ce qui se dit ? S’ils sont distraits, n’est-ce pas leur faute ?

dimanche 22 avril 2018

La Guerre Évitée ? – I

Kyrie eleison DLXII ( 21 avril 2018 )

Quand Dieu garde les hommes : le juif est dans les liens.
Mais, répudiant Dieu, ils sont réduits à rien.

À la fin du monde, « vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres », dit Notre Seigneur (Mt. XXIV, 6), toutefois « gardez-vous de vous troubler ; car il faut que ces choses arrivent, mais ce ne sera pas encore la fin. » Au cours des dernières semaines, nous avons certainement entendu des rumeurs de guerre, voire la menace d’un affrontement majeur opposant les forces armées des Etats-Unis à celles de la Russie. Depuis lors, la menace semble s’être éloignée. Que s’est-il donc passé ? Et quelles sont maintenant les perspectives d’avenir ? Sommes-nous désormais à l’abri d’une troisième guerre mondiale ?

Il est difficile de le dire avec certitude car, bien sûr, les moyens de communication publics sont pratiquement tous entre les mains de cette race qui pousse vers la Troisième Guerre mondiale. Par celle-ci, elle entend parachever sa tyrannie sur toute l’humanité, tyrannie que les deux premières Guerres mondiales ont laissé inachevée. C’est pourquoi les reportages des média sont pratiquement tous orientés en faveur des personnes et des événements qui pourraient mener à la guerre. Cependant, cette race n’a pas encore réussi à contrôler l’Internet, lequel, pour le moment, contrarie leur contrôle absolu de l’opinion publique. Aussi des voix saines peuvent-elles encore se faire entendre pour ceux qui cherchent la vérité. Ce qui suit est une analyse des événements, réalisée à partir d’éléments fournis par deux commentateurs américains, tous deux accessibles sur Internet : Paul Craig Roberts, et “The Saker”.

La dernière confrontation redoutée entre les Etats-Unis et la Russie en Syrie a pu être évitée grâce au fait que les dirigeants des forces armées américaines à Washington n’ont pas voulu entrer en conflit avec les Russes, à cause des armes redoutables que possèdent ces derniers et dont le président Poutine a fait état tout récemment. Ces armes sembleraient pouvoir anéantir d’un coup la flotte américaine actuellement en Méditerranée. Par conséquent, non seulement les Américains ont évité toute frappe susceptible de provoquer une riposte russe mais, en outre, ils ont prévenu les Russes à l’avance ; si bien que la plupart des missiles d’attaque ont été abattus par la Syrie, et les dégâts ont été minimes.

Cela signifie-t-il pour autant que tout danger soit écarté ? En aucun cas. La race mentionnée ci-dessus veut toujours la guerre, et elle contrôle la politique étrangère américaine. Ariel Sharon ne s’en vantait-il pas ? : « Nous contrôlons les Américains, et ils le savent. », disait-il. Par tous les moyens considérables dont ils disposent, ils chercheront à exciter les généraux américains et le président Trump, et à faire développer des moyens de défense efficaces contre les nouvelles armes russes. Dès qu’ils croiront avoir surmonté ces obstacles, leurs médias s’ingénieront à faire gober par le public occidental d’autres mensonges, tels que les “armes chimiques” (depuis longtemps retirées de Syrie) ou la construction de la démocratie (même si les Syriens sont plutôt heureux avec leur président Assad), ou “Poutine = Hitler” (face aux abominables provocations occidentales, ce dirigeant russe fait preuve jusqu’ici d’une patience remarquable, mais si les provocations ne s’arrêtent pas, il risque de réagir un jour, et ce sera plus que compréhensible).

Cependant, même l’influence écrasante de cette race (à peine évoquée par les deux commentateurs politiques) n’atteint pas le cœur religieux du problème (pas du tout mentionné par les commentateurs), à savoir : cette race n’est qu’un fléau utilisé – et protégé – par Dieu qui s’en sert pour punir les peuples de la terre qui lui tournent le dos. C’est pourquoi cette race a pu montrer aux dirigeants de l’Occident tous les royaumes de la terre, et se vanter qu’ils soient en son pouvoir ; et elle a pu promettre de livrer à l’Occident le Nouvel Ordre Mondial si seulement cet Occident s’incline et l’adore. Les dirigeants des nations occidentales étaient parfaitement libres de refuser cette offre, mais ils semblent l’avoir acceptée.

En conséquence, à moins que les dirigeants occidentaux ne se décident à donner la bonne réponse à cette offre, à savoir : “Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu le serviras Lui seul “, cette race continuera à utiliser tous les talents particuliers dont Dieu l’a gratifiée, pour tenter les hommes et les châtier. C’est pourquoi la troisième guerre mondiale pourra bien se produire encore, et si ce n’est en Syrie, ce sera chez n’importe quelles nations impies voulant se laisser égarer.

Kyrie eleison.

vendredi 20 avril 2018

Avril 2018 : Camps de l'abbé Picot

M. l'abbé Chazal nous a fait parvenir ces photos de scènes de la vie apostolique aux Philippines. Que  l'enthousiasme missionnaire des prêtres de cette mission donne aux européens le goût de reconquérir les âmes. 

Tous les ans, le séminaire se transforme en chantier de jeunesse



Pas question d'abandonner ce terrain crucial à l'ennemi.



D'abord, on commence avec les aînés, à partir desquels seront sélectionnés les cadres du camp des plus jeunes, la semaine suivante. Ensuite tout le monde s'enfuit sauf l'abbé Picot et les filles arrivent, encadrées par nos meilleures paroissiennes. Pendant cette semaine, les séminaristes prennent la fuite à l'île adjacente de Bohol et reprennent leurs cours.


Ce système permet d'assurer une meilleure discipline, et les garçons n'ont pas une minute de gâchée.


L'abbé June Mark Ligan, prêtre dans deux ans, Deo volente, donne deux consignes.


La nourriture est plutôt frugale, et le coût du camp est quasi inexistant, si on exclut les frais de transport. Le cadre du séminaire est réellement parfait.

mardi 17 avril 2018

Argument Anti-Lefebvriste – II

Kyrie eleison DLXI ( 14 avril 2018 )

Louanges et grâces à Dieu de nous avoir donné :
En Mgr Lefebvre, la foi, la Tradition, l’infaillibilité.


Revenons aux “Commentaires” de la semaine dernière. Pour quelle raison NM, en traitant du NM est d’attribuer aux papes humains trop de cette infaillibilité qui ne peut provenir que de Dieu. Pour illustrer notre propos, prenons l’image d’une installation électrique dans une maison quelconque.
problème des Papes conciliaires, conclut-il, de manière péremptoire, qu’ils n’ont jamais été Papes ? On peut tenter l’explication suivante : l’Église catholique est à la fois humaine (société composée d’êtres humains) et divine (sa particularité est d’être animée par le Saint-Esprit). Il importe de ne pas confondre ces deux aspects. Les êtres humains, en tant que tels, sont nécessairement faillibles : Dieu seul est infaillible. L’erreur des catholiques qui recourent à la solution radicale de

Quand je branche des fiches dans une prise électrique murale, ce n’est pas la prise qui fournit le courant. C’est la centrale électrique qui envoie l’électricité jusqu’à la prise murale et de là, dans l’appareil électrique qu’il faut alimenter en courant. La centrale électrique, c’est Dieu. La prise murale, c’est l’Église. Le courant, c’est l’infaillibilité de l’Église, venant de Dieu. La fiche représente les quatre conditions que seul le pape peut réunir pour correspondre vraiment à la prise. Ces quatre conditions à réunir sont : qu’il 
  • 1) s’exprime en tant que Pape et non en tant que personne privée, 
  • 2) afin de définir une fois pour toutes, 
  • 3) un article de foi ou de morale, 
  • 4) avec l’intention d’obliger tous les catholiques à l’accepter. 
Par ces quatre conditions, le Pape, et lui seul en tant qu’être humain, jouit d’un accès garanti à l’infaillibilité divine de l’Église. Les quatre conditions requises doivent être engagées par le pape. L’infaillibilité, c’est l’engagement de Dieu.

Certes, cette « prise murale » particulière, connue sous le nom de Magistère extraordinaire (ME) de l’Église, n’est pas le seul canal par lequel les hommes accèdent à l’infaillibilité de l’Église. Ils peuvent y accéder beaucoup plus souvent par le Magistère Ordinaire de l’Église (MO), qui correspond à la Tradition Catholique, c’est-à-dire ce que l’Église enseignante, papes et évêques en particulier, a enseigné partout dans le monde depuis que Jésus-Christ nous a laissé, avec son Église, le dépôt de la foi pour être confirmé infailliblement par les apôtres à la Pentecôte et transmise infailliblement par eux jusqu’à la mort du dernier d’entre eux. Par la suite, cette doctrine fut confiée à des êtres humains faillibles, à qui Dieu laissa leur libre arbitre pour enseigner l’erreur s’ils choisissaient de ce faire. Mais, de par cette faiblesse humaine, il peut devenir problématique de distinguer ce qui relève du dépôt infaillible et ce qui n’en relève pas. C’est pourquoi Dieu donna à son Église le Magistère extraordinaire, précisément pour fixer une fois pour toutes ce qui appartient ou non au Magistère ordinaire. Ainsi le Magistère ordinaire est au Magistère extraordinaire comme le principe est au corollaire, et non comme le corollaire est au principe !

Depuis la définition solennelle en 1870 sur l’infaillibilité de l’Église, le problème de beaucoup de catholiques vient de ce qu’ils ont tendance à exagérer l’importance du Magistère extraordinaire au motif qu’il garantit automatiquement l’infaillibilité de l’Église, d’une façon dont le Magistère ordinaire ne la garantit pas. Dès lors, le Magistère extraordinaire semble supérieur, et les catholiques dévots ont eu tendance à transférer son infaillibilité sur la personne du pape alors qu’elle n’appartient qu’à l’Église. Dès lors, si le Pape commet de graves erreurs, comme le font les Papes conciliaires, la seule explication qui reste, c’est qu’ils ne sont pas Papes. Ou bien, si malgré tout ils sont papes, alors il faut adhérer à leurs erreurs. La logique est bonne, mais la prémisse est fausse. Les papes ne sont pas aussi infaillibles que cela. Ils peuvent faire de graves erreurs. Vatican II et ses Papes conciliaires l’ont montré comme jamais auparavant dans toute l’histoire de l’Église ! Mais l’Église demeure infaillible et c’est pourquoi je sais que la Tradition catholique durera jusqu’à la fin du monde, en dépit d’éventuels pauvres papes qui, d’ici là, pourront errer encore plus.

Mais comment savoir qu’au Pape en tant que Pape appartient seulement l’accès privilégié (les quatre conditions) au courant électrique (l’infaillibilité), et non le courant lui-même qui appartient à la prise murale (l’Église) ? Parce que la définition de 1870 sur l’infaillibilité le dit explicitement ! Il suffit de lire : lorsque le Pape réunit les quatre conditions (mentionnées ci-dessus), alors il « possède vraiment cette infaillibilité dont le Divin Rédempteur a voulu doter son Église afin de définir la doctrine concernant la foi et les mœurs ».

De par leur libre arbitre les papes catholiques peuvent donc commettre de terribles erreurs sans que l’Église pour autant soit moins infaillible.

Kyrie eleison.

lundi 16 avril 2018

Le miracle eucharistique dans la nouvelle messe ?

Miracles dans le NOM ? Par SE Mgr Williamson 

Kyrie Eleison n°490

O Tradis, ne soyez pas trop étroits d’esprit –
Dans la Néo-église il y a de bons fruits.

Aux États-Unis l’année dernière surgit une grande controverse : Dieu peut-il faire des miracles eucharistiques dans la Nouvelle Messe (NOM) ? Certes, si Dieu fait des miracles surnaturels, de toute évidence c’est pour qu’on y croie, afin qu’ils fortifient la foi surnaturelle des gens. Et s’il veut qu’on
Miracle Eucharistique de Sokulka en 2008
croie en une interruption de l’ordre naturel des choses, évidemment il fournira assez d’évidence, comme lorsque Lazare est sorti vivant de sa tombe devant une grande foule. Et l’évidence la plus convaincante à cet égard, c’est l’évidence physique et matérielle qui n’a pu d’aucune façon être le produit d’un esprit humain pour pieux qu’il soit, comme les feux d’artifice du soleil à Fatima en octobre, 1917. Dès lors quelle évidence physique et matérielle y a-t-il eu d’un miracle eucharistique dans la Nouvelle Messe ?

Miracle Eucharistique de Moure en 1997
On affirme qu’un tel miracle a eu lieu dans l’église paroissiale de Sokulka en Pologne de l’Est. Le 12 octobre, 2008, un prêtre, ordonné il y a cinq ans par un évêque polonais consacré en 1980, en distribuant la Communion a laissé tomber une Hostie consacrée au pied de l’autel. Il s’est arrêté pour la ramasser, et il l’a placée dans un petit récipient d’eau à côté du Tabernacle. Après la Messe elle a été enfermée dans le coffre-fort de la sacristie pour qu’elle se dissolve dans l’eau, afin que la Présence Réelle n’y étant plus on pût jeter tranquillement l’eau. Cette procédure est tout à fait normale dans le cas d’accidents semblables dans la liturgie catholique.

Mais quand le 19 octobre une Sœur de la paroisse est allée contrôler la dissolution de l’Hostie, elle a vu au centre comme un caillot de sang, d’un rouge intense. Elle a informé tout de suite le doyen de la paroisse qui est venu avec d’autres prêtres pour observer ce qui semblait en effet être de la chair vivante. Ils o nt tous été stupéfaits. Ensuite c’est l’Archevêque de Bialystok qui est venu avec plusieurs officiels du diocèse et tous ont été profondément émus. Le 30 octobre, suivant les instructions de l’Archevêque, on a sorti l’Hostie de l’eau, on l’a mise sur un petit corporal et placée dans le Tabernacle pour la dessécher. Jusqu’à ce jour elle garde la forme d’un caillot de sang.

Le 7 janvier, 2009, un échantillon de l’Hostie a été enlevé pour être examiné, séparément, par deux pathomorphologistes de l’Université Médicale de Bialystok à côté. Leur jugement, indépendant l’un de l’autre mais unanime, a été que « de tous les tissus d’organismes vivants, l’échantillon ressemble le plus au myocarde humain », venant du ventricule gauche du cœur, typique d’une personne vivante en état d’agonie. De plus les deux pathologistes ont observé, sans doute sous leurs microscopes, que les fibres du myocarde et la structure du pain étaient si étroitement liés entre eux que toute possibilité d’une fabrication humaine était exclue. Le 29 janvier cette évidence matérielle et physique a été présentée à la Curie Métropolitaine à Bialystok, où on attend patiemment le jugement officiel de l’Église quant à l’origine surnaturelle de l’événement. Décisifs à cet égard, a dit l’Archevêque dans un sermon d’octobre, 2009, seront les fruits spirituels parmi les fidèles. Déjà on a constaté une croissance importante de la piété et pratique religieuse des fidèles de la région, et des centaines de pèlerinages sont venus de l’étranger. Il y a eu aussi de nombreux miracles de conversion et de guérison.

Si cette évidence matérielle est digne de foi, il s’ensuivrait qu’à Sokulka le Bon Dieu a opéré encore un miracle eucharistique dans leur longue série à travers les siècles, pour aider les âmes à croire en une réalité normalement impossible à croire, à savoir qu’il est Réellement Présent sous les apparences du pain et du vin une fois consacrés. Mais comment cela est-il possible lorsque les Catholiques de la Tradition savent que la cause majeure de cette perte de foi qui est en train de détruire l’Église depuis Vatican II est bel et bien la Nouvelle Messe ? On pourrait répondre que le Sacré Cœur, sachant que ce sont les pasteurs qui ont été principalement responsables des ambiguïtés mortelles du NOM, n’a pas voulu abandonner ses brebis, et donc il continue de les paître avec tout ce qui est encore catholique parmi les ambiguïtés. De plus, parmi toute l’insouciance montrée envers la Sainte Eucharistie dans la Néo-église, l’événement de Sokulka est un rappel grave, aux brebis comme aux pasteurs : « Attention ! Celui que vous touchez dans la Messe – c’est moi, votre Dieu ! »

Kyrie eleison.