mercredi 15 octobre 2014

Note interne à la suite de l'entrevue de Mgr Fellay avec Mgr Muller (2 octobre 2014)

Note interne confidentielle de Menzingen suite à l'entrevue romaine
Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Note interne confidentielle de la Maison générale
Diffusion : membres prêtres
Le 2 octobre 2014

Le mardi 23 septembre 2014, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a rencontré le cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Il était accompagné des deux Assistants généraux de la Fraternité. Le cardinal Müller était entouré de Mgr Ladaria, secrétaire de la CDF, de Mgr Joseph Augustin di Noïa o.p., secrétaire-adjoint, et de Mgr di Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei et Mgr Descourtieux, de la même commission. La rencontre a eu lieu de 11 h. à 13h.
—   L’impression générale que laisse cette réunion est qu’il n’y a rien de nouveau (Cf. Communiqué de 2005 après l’audience au pape Benoît XVI repris littéralement dans celui de 2014) :
—   Comme précédemment, Mgr Fellay et ses Assistants ont été cordialement reçus.
—   On note que le Pape et la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent maintenir les discussions et les contacts. Ils ne veulent pas couper.
—   Il n’y a pas de menace de sanction, mais une insistance sur l’obéissance et une insistance pour que nous régularisions la situation rapidement, en acceptant la déclaration doctrinale de 2012 (et la prélature), ce que nous avons à nouveau refusé en raison des ambiguïtés de ce document.
—   On nous demande d’accepter le magistère de l’Église comme norme de la foi, ce qui par principe n’est pas un problème pour un catholique, mais c’est l’application de cette acceptation à l’enseignement conciliaire et postconciliaire qui pose un grave problème, en raison de la rupture avec le magistère antérieur.
—   Ils ne comprennent pas, ou n’admettent pas, que le Concile lui-même puisse être pris en défaut, et donc ils ne peuvent pas remonter aux causes de la crise.
—   Il est difficile de faire passer notre position, ils ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. Nous ne parlons pas le même langage.
—   Nos observations et oppositions sont vues comme secondaires ou même illusoires par rapport aux problèmes auxquels ils doivent faire face dans l’Église (prochain Synode sur la famille, etc.).
—   Les différences doctrinales demeurent (œcuménisme, liberté religieuse et collégialité, comme les problèmes posés par la nouvelle messe).
—   Rome demande, dans le cadre de ces discussions, des rencontres entre des membres de la Fraternité et des évêques, qui auront lieu de façon informelle : le choix des lieux et interlocuteurs étant laissé à notre initiative.

Nos intentions :
—   Maintenir le contact surtout lorsque l’initiative vient de Rome, c’est l’esprit et la pratique de Mgr Lefebvre.
—   Il s’agit d’utiliser ces rencontres pour exposer, expliquer notre position sur les causes de la crise de l’Église. C’est l’esprit missionnaire dans l’Église qu’il nous faut conserver.

—   Il faut être ferme sur le fond, la doctrine ; patient et charitable sur la forme.



Ces rencontres étaient déjà annoncées par l'abbé Pflugger à Flavigny, fin décembre 2013:


« On est dans un moment décisif pour la Tradition et la Fraternité. Crise vient du grec crisis qui
s'applique en médecine au cas d'un patient dont le moment est venu de statuer sur son avenir. Arrive-ton à vaincre la maladie ? Nous en sommes à ce point ou il faut décider sur l'avenir par rapport au pape, à l'Église. Donc, comment agir ?

Il faut regarder comment l'Église a agi dans le passé. Aujourd'hui, Suresnes, Mgr Tissier nous
poussent, mettent une certaine pression pour que nous fassions une déclaration claire, pure et dure, une profession de foi, qui mette les points sur les « i ». Ils [Ils ou certains...] demandent que nous ne
discutions pas avec Rome mais que nous proposions des petits textes basés sur la doctrine. Mais
faisons gaffe ! [Ce n'est pas aussi simple.] Dans le Credo, on ne professe pas qu'on renonce à
Vatican II et à la liberté religieuse !
Nous avons consulté quelques confrères sur l'opportunité de la publication de ces déclarations à
l'occasion des 25 ans des sacres ; un confrère français nous a écrit sur l'utilité de ce texte qu'il est
inaudible au clergé moderne [deux déclarations fermes (fin du Chapitre 2012, puis déclaration des
évêques en 2013) rappellent déjà notre position. Nos déclarations restent inaudibles pour le clergé
moderne], même à celui qui nous estime ! Parce qu'il manque d'une philo sérieuse pour nous
comprendre.

1er problème : sur un même texte, chacun voit de sa façon et les modernes ne voient pas ce qu'on y
voit. Exemple : à l'occasion de la manifestation interreligieuse à Buenos-Aires pour mémoriser
l'attaque contre les juifs, personne n'a compris notre lutte contre la liberté religieuse, on a pensé qu'on luttait contre les juifs parce qu'on a des fidèles très intelligents [qui n'ont pas percé le contexte / qui ont parlé en ce sens à la TV].

2ème problème : ils méconnaissent le magistère ante-conciliaire [parce qu'ils / et ils] sont submergés par des préoccupations pastorales. Leurs soucis sont totalement différents des nôtres qui nous focalisons sur Vatican II et la collégialité... [En publiant une telle déclaration.] Nous nous (faisons / ferions] plaisir à nous-mêmes et nous ne [faisons / ferions] pas avancer les choses.
La réforme consiste à travailler, à faire circuler « in capite et in membris », simultanément. In capite, c'est par rapport au pape, à Rome et ça a consisté dans les discussions doctrinales et nos efforts ne sont pas couronnés de succès pour l'instant. In membris c'est par rapport aux fidèles, aux paroisses et au clergé conservateur. Il faut maintenant intensifier le contact in membris.

En remontant plus loin dans l'histoire, on constate que la réforme carolingienne a consisté dans la
multiplication d'initiatives privées qui se sont élaborées en dehors du pouvoir romain sans l'affronter et que celui-ci a fini par approuver en légiférant. Le pape ne lance pas l'initiative mais c'est la base qui les lance, initiatives qui s'épanouissent jusqu'à ce que la tête les reprenne à son compte pour les
officialiser. Pour cela il faut une disposition suffisante des inférieurs pour se laisser conduire sinon la
tête ne peut pas reprendre à son compte la réforme. Le Motu Proprio est une étape, le pape ne peut pas aller plus vite et plus loin pour l'instant. Mgr a bien dit que ce sont les chiffres qui parleront. « De
l'histoire on n'apprend rien », dit... ? Les gens font toujours les mêmes bêtises ! Le changement
viendra de la multiplication de ces initiatives et par leur rencontre et leur union."

Du 17 au 25 octobre: Neuvaine au saint Enfant Jésus de Prague



En préparation à la fête du Christ Roi, nous vous invitons à vous unir à la neuvaine suivante, aux intentions de toute la Résistance, et spécialement pour les prêtres fidèles encore dans la FSSPX afin qu'ils ne tardent pas à nous rejoindre. 


mardi 14 octobre 2014

Correction d'un article précedent et nouveau site de Mgr Williamson



Le dernier article intitulé lettre ouverte (avec des réflexions de Mgr de Castro Mayer) n'était pas signé et ne portait aucune indication de son auteur. En fait, son auteur était le Père Rafael Arizaga OSB .

Nouveau site de Mgr Williamson:


Après Dinoscopus,


voici le nouveau site de l'Initiative Saint Marcel :




Dom Rafael Arizaga: Lettre ouverte aux prêtres et fidèles de la FSSPX: Réflexions de Mgr Antonio de Castro Mayer




L’intransigeance est à la vertu ce que l’instinct de conservation est à la vie. Une vertu sans intransigeance ou qui a l’intransigeance en horreur n’en est pas une, ou en conserve à peine les apparences. Une foi sans intransigeance soit est morte, soit en garde seulement les apparences, parce qu’elle en a perdu l’esprit. Etant donné que la foi est le fondement de la vie surnaturelle, la tolérance en matière de foi est le point de départ de tous les maux, en particulier des hérésies. » (Lettre pastorale, juin 1953, phrase authentique No. 37).


Que ce soit par les paroles ou par les actions dont la fréquence ne cesse d’augmenter, la FSSPX a démontré que déjà elle n’est plus intransigeante en matière de foi à l’égard des ennemis de l’Eglise Catholique qui l’occupent. En abandonnant cette intransigeance de la foi, pour reprendre les termes de Mgr Antonio de Castro Mayer, la FSSPX a perdu l’esprit catholique, l’esprit de son fondateur, Mgr Marcel Lefebvre. Sa défense pour la foi, à partir de là, soit est morte soit est pharisaïque, et ne fait plus que donner l’impression de défendre la vraie foi.


Cet esprit pharisaïque, pour reprendre les termes de Dom Antonio, « est le point de départ de tous les maux » ; en d’autres termes, c’est la « boîte de Pandorre » déclenchée par la FSSPX et qui touche la FSSPX.


La FSSPX malheureusement est en train de tomber dans la même attitude que les modernistes en attaquant ceux d’entre nous qui défendons avec énergie l’intransigeance en matière de foi ; tout en faisant preuve de tolérance et de sympathie pour les ennemis de l’Eglise, qui en ce moment occupent le siège de St Pierre, comme des loups déguisés sous une peau de mouton. Leur agissement est celui dont nous a averti Garrigou Lagrange : « les catholiques sont intolérants en matière doctrinale parce qu’ils croient, mais tolérants en matière de charité parce qu’ils aiment. Les ennemis du Christ sont tolérants en doctrine parce qu’ils ne croient pas, et intolérants en charité parce qu’ils n’aiment pas. Ceci est la contradiction dans laquelle tombent toujours les ennemis de l’Eglise. Déjà ils tolèrent toutes les opinions excepté les opinions de ceux qui disent que la foi est intransigeante. Mais si pour eux cela est seulement une opinion parmi d’autres, pourquoi ne la tolèrent-ils pas ? Et si cette opinion est erronée, alors pourquoi ne l’ignorent-ils pas de sorte à rendre leur façon de faire tolérable ?


Mgr de Castro Mayer explique cette phrase en disant que cette faute d’intransigeance dans la foi, qui est le dénominateur commun parmi tous ceux qui sont ennemis de l’Eglise, « doit nous ouvrir les yeux et doit nous faire considérer l’importance souveraine que tient pour la survie de l’Eglise l’intolérance en matière doctrinale. » C’est précisément la raison pour laquelle le Cardinal Pie disait aux catholiques français du XIXème siècle : « les batailles se perdent ou se gagnent au niveau doctrinal, l’erreur des catholiques français du XIXème siècle fut d’attendre de voir les conséquences des faux principes de la révolution française avant de réagir. » Attendre de voir les conséquences de la tolérance doctrinale de la FSSPX avant de réagir, déjà ce serait très tard pour réagir, pour livrer bataille contre les révolutionnaires. Nous ne devons pas attendre qu’il y ait un accord visible entre la Rome conciliaire
et la FSSPX avant de réagir si nous avons le désir de défendre le Règne du Christ Roi à travers la Foi, l’Espérance et la Charité (dans les circonstances actuelles, un tel accord serait un accord pratique nécessairement tolérant dans les principes puisque ceux qui occupent Rome ne se sont pas convertis).


Les services que nous, les membres de la Résistance, avons rendus à la FSSPX de les avertir au sujet de l’erreur gravissime dans laquelle ils sont tombés, a été un acte de charité immense et sur le thème le plus important qui existe dans notre existence : la défense de la foi, de la vie de l’Eglise, de la raison d’être de la FSSPX. Ce que nous avons essayé de faire c’est de sauver la FSSPX des griffes des ennemis du Christ, des ruses du démon, des apparences de bien ; et ceci au mépris de notre bien-être et réputation. Ceci est une des œuvres de miséricorde à l’égard du prochain qui consiste à corriger ceux qui sont dans l’erreur. Mais avec une grande désillusion, nous les membres de la Résistance avons vu qu’au lieu de nous voir remerciés pour une si énorme œuvre de charité à leur égard, nous n’avons reçu en retour que des coups, expulsions, anathèmes et persécutions. Est-ce que cette attitude ne nous confirme pas de façon limpide que la FSSPX est désorientée de façon diabolique et qu’elle a perdu sa raison d’être ? 



On nous accuse d’avoir eu une réaction disproportionnée, mais à cela nous répondrons avec le Cardinal De Lai, Secrétaire du Conseil de la Sacrée Congrégation durant le Pontificat de Saint Pie X : « Il est toujours préférable d’exagérer un peu quand il faut avertir d’un danger plutôt que de se taire et de laisser la chose se développer. »


Pour toutes ces raisons, nous lançons à nouveau un appel à nos confrères de la FSSPX pour qu’ils retrouvent le vrai chemin de la défense de la foi qui est celle de l’intransigeance en matière doctrinale aussi bien en théorie que dans les principes, avant qu’il ne soit trop tard.


Nous vous quittons sur les paroles que votre propre saint patron, Saint Pie X, adressait au journal catholique ‘L’Unita’ qui avait été créé pour sauvegarder la foi et qui peut aussi s’appliquer à la FSSPX : « tout est bien quand il s’agit de respecter les personnes, mais je ne voudrais pas que sous prétexte d’aimer la paix, on en arrive à des compromis, et que pour éviter les haines, il y ait des manquements dans la vraie mission de ‘L’Unita’ (comprendre la FSSPX) qui consiste à veiller sur les principes et de servir de sentinelle d’avant-garde qui sonne l’alerte, peu importe finalement si cela se fait à la façon des oies du capitole, et qui réveillent ceux qui sont à moitié endormis. Sinon, le journal ‘L’Unita’ (comprendre FSSPX) n’aurait aucune raison d’être ». (Discussions page 107, Pensée Catholique, No. 23, page 84).


lundi 13 octobre 2014

Un évêque gênant – La vérité sur Mgr Richard Williamson



par Edwin Faust
Source: The Recusant



L'Eglise se soucie de manière grandissante de l'image publique qu'elle donne. Les médias applaudissaient le Pape Jean XXIII, qui voulait ouvrir les portes de l'Église pour laisser entrer l'air du monde moderne. Mais l'Église a payé très cher cette brève approbation des médias, et la brise de la modernité l'a balayée dans les vents instables de l'opinion publique.

Quelles que soient les différences qu'aurait Mgr Richard Williamson avec les dirigeants de la Fraternité Saint Pie X, n'importe quelle évaluation honnête de sa dernière expulsion de la FSSPX devrait commencer par l'incident qui a fait que son supérieur lui a ôté tout ministère public et l'a isolé.

L'opinion de Mgr Williamson est que les chambres à gaz n'étaient pas utilisées pour l'extermination des Juifs par les Nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il accepte les conclusions d'une étude scientifique contestée connue sous le nom de « Leuchter Report. » Par conséquent, Son Excellence pense que le nombre de Juifs tués dans les camps est peut-être plus proche d'un million et demi que de six-millions. Il a dit cela lors d'un entretien avec la télévision Suédoise dirigée en Allemagne.

Cette opinion est vraiment ce qui a fait de Richard Williamson un problème pour la FSSPX et ses partisans qui veulent un accord avec le Vatican. Mgr Williamson a été en procès et a été jugé coupable de Négationnisme (d'avoir nié l'Holocauste) sous la loi germanique. Il était de manière non officielle jugé coupable d'être gênant pour la FSSPX et le Saint Siège.

L'expulsion de Son Excellence de la FSSPX fut achevée en octobre. Elle fut immédiatement suivie d'une annonce des responsables du Vatican que les négociations avec la FSSPX n'étaient pas terminées ni n'aboutiraient à une impasse, comme on l'avait pensé avant, mais qu'on avait besoin de patience et d'espérer une réconciliation à laquelle on était très sensible. Une coïncidence ? 


Les organisations juives qui maintiennent les relations avec le Vatican ont dénoncé la levée des excommunications des évêques de la FSSPX, notons qu'un « négateur de l'holocauste » était parmi eux. Le porte-parole du Pape a dit que le Saint Père ignorait les remarques de Mgr Williamson au moment du décret, impliquant qu'une telle connaissance des choses aurait pu affecter la levée des excommunications.

Sans intervenir sur les mérites de l'opinion de Mgr Williamson sur le « Leuchter Report », n'est-il pas pertinent de demander ce que cette opinion avait en rapport avec la Foi Catholique ? Doit-on s'abonner à une version particulière de l'histoire pour être qualifié afin de pratiquer un ministère épiscopal au sein de l'Église Catholique ? On demanderait peut-être aussi : dans quelle mesure l'autorité de l'Église s'est-elle étendue de facto à la cour d'Allemagne, aux organisations juives et aux médias populaires ?


Mgr Williamson perdit le titre de recteur du séminaire de la FSSPX en Amérique du Sud et fut exilé à Wimbledon, non pas pour avoir transgressé le moindre statut de sa fraternité sacerdotale, ni pour la moindre infraction au droit canon, ni pour la moindre dissidence publique ou privée de l'enseignement dogmatique de l'Église. Mgr Williamson fut dépouillé de son ministère et caché de l'opinion publique pour avoir été un problème de relations publiques.


Quand bien Son Excellence se serait déjugé, se serait excusé auprès de tous ceux qui étaient ostensiblement offensé par cela, aurait payé son amende et dit son mea culpa à son supérieur, tout aurait pu être bien. Le problème est que : c'est un honnête homme.

Il n'a pas été persuadé d'avoir eu tort dans ses opinions, et il sait qu'il n'a pas transgressé la moindre discipline ou doctrine de l'Église. Il a continué à donner son avis par le biais de son blog. Et il a été direct en donnant ses positions en ce qui concerne un accord entre la FSSPX et le Vatican. Il pense que le temps où la FSSPX pourra faire confiance à l'orthodoxie et aux intentions des autorités de Rome n'est pas venu.

Il s'oppose aux efforts de son supérieur Mgr Fellay qui vont dans ce sens, et a exigé un nouveau dirigeant dans la FSSPX. Que cela mérite son expulsion de la Fraternité est une question qu'il vaut mieux laisser aux membres de cette Fraternité. Mais l'élimination de Mgr Williamson soulage certainement la FSSPX d'un problème de relations publiques et facilite tout accord possible qui puisse être en œuvre avec une Curie Romaine intensément sensible aux médias. Bien sur, ce que ceux qui accueillent avec joie l'expulsion de Mgr Williamson ne réalisent peut-être pas est que l'accusation d'antisémitisme continuera d'être portée contre l'Église Catholique sous le moindre prétexte possible, car c'est la Foi elle-même que de nombreux juifs trouvent déplaisante.


Quiconque connait Mgr Williamson réalise que son intégrité ne fait pas l'ombre d'un doute, tout comme sa charité. Ses opinions ont beau être impopulaires, elles ne viennent pas d'une certaine malice, mais de convictions honnêtes. Il peut être jugé original, même imprudent. Mais il est catholique jusqu'à la moelle. Et ce peut être le cœur du problème. Il était temps que cela soit reconnu.

samedi 11 octobre 2014

Changement de doctrine ? où donc ? (Abbé David Hewko)




Source: Recusant

Pax


Le 24 juillet 2012
En la fête de Sainte Christine Vierge et Martyre
Cher N, cher N,

Comme N l’a fait remarquer dans sa lettre, la grande réussite du second concile de Vatican II pour la Révolution provient des documents ambigus.

Le même succès s’est opéré dans la Fraternité par des phrases ambiguës que l’on trouve dans l’entrevue donné à CNS le 11 mai 2012, dans l’entretien de DICI du 7 juin 2012, la Déclaration du Chapitre Général et les six conditions du 14 juillet 2012, la Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 et la Déclaration du 27 juin 2013.

Le changement de doctrine se trouve directement ou indirectement dans les textes des documents et entrevues mentionnés ci-avants. La nouvelle doctrine est la suivante :


mercredi 8 octobre 2014

Editorial Reconquista 6: Des maîtres pour notre temps


En ces temps de "désorientation diabolique", et pour mener à bien notre combat pour le Christ Roi (voir éditorial précédent), il importe plus que jamais de se choisir de bons maîtres. Ce sont eux qui nous guideront dans notre croisade. 
Si un grand nombre de combattants anti-libéraux pourraient être cités ici, la crise que traverse l'Eglise a mis en valeur de manière particulière certains de ces combattants: Mgr Lefebvre, Mgr de Castro-Mayer, le Père Calmel, l'abbé Berto, et tant d'autres à qui nous devons la préservation de la Tradition jusqu'à aujourd'hui. 

Le combat de Mgr Lefebvre a déjà été sommairement exposé dans le numéro précédent, et il faudrait relire tout le chapitre 2 du livre de l'abbé Pivert, qui montre que le but de Mgr Lefebvre était le Christ Roi et la réservation de la Foi, ainsi que le chapitre 8, intitulé "Que faire ?", qui expose quel doit être notre combat. 

Autre grand lutteur pour le Christ Roi, Mgr Antonio de Castro Mayer mériterait d'être mieux connu ou découvert par les catholiques traditionnels. Et c'est à monsieur l'abbé Pinaud que revient le mérite de la publication de la traduction de The Mouth of The Lion du docteur White (1). Ses lettres pastorales, son Catéchisme des vérités opportunes, publiées dans le Sel de la Terre (n° 37 à 42) (2), sont à lire et à relire pour nous remplir de cette force invincible de l'esprit de Foi. 

A la lumière de ces deux intrépides prélats, comment pouvons nous mener notre combat ? 

lundi 6 octobre 2014

Abbé David Hewko: On ne joue pas avec la Foi


“ON NE JOUE PAS AVEC LA FOI”





Par Monsieur l’abbé David Hewko

Le 8 novembre 2013, en la fête des Martyrs Couronnés


1  OBJECTION COURANTE: mais Mgr Lefebvre n’a jamais rejeté le protocole du 5 mai 1988 ! En fait, il était heureux avec la majeure partie de son contenu, excepté le fait que Rome ne lui donnait pas d’évêque à consacrer. La Déclaration Doctrinale du 15 avril 2013 était semblable au Protocole. »

REPONSE : laissons la parole au saint évêque lui-même :
Quand la question lui fut posée sur l’acceptation par Dom Gérard de la proposition du Pape, il a dit : « A notre dernière entrevue, il m’a demandé si je pouvais accepter le Protocole [du 5 mai 1988], celui que j’ai moi-même refusé ! … nous ne devons plus discuter avec les autorités romaines. Ils veulent seulement nous faire accepter le Concile, nous devons couper toute relation avec eux¨ » (Controverse, No. 0, septembre 1988, Le Rocher No. 84).

A propos du Protocole du 5 mai 1988 … « Si seulement vous pouviez connaître la nuit que j’ai passée après avoir signé cet accord infamant » Oui, combien j’attendais le matin avec empressement pour pouvoir donner à l’abbé du Chalard ma lettre de rétractation que j’avais écrite pendant la nuit. » (Marcel Lefebvre, Mgr Tissier de Mallerais page 555).

Nos vrais fidèles – ceux qui comprennent le problème – avaient peur des démarches que j’avais prises avec Rome. Ils me disaient que c’était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j’espérais jusqu’à la dernière minute que Rome allait faire preuve d’un peu de loyauté. Personne ne peut me blâmer de n’avoir pas fait le maximum. Donc, maintenant, à ceux qui me disent que je dois trouver un accord avec Rome, je suis certain de pouvoir dire que j’ai été plus loin que je n’aurais dû ! (Mgr Lefebvre, 1990, Fideliter, No. 79, page 11).

Je lui ai dit [au Cardinal Ratzinger, devenu Pape Benoît XVI] ‘même si vous nous donnez un évêque, même si vous nous donnez une certaine autonomie par rapport aux évêques, même si vous nous octroyez la liturgie de 1962, même si vous nous permettez de continuer à gérer nos séminaires de la manière actuelle – nous ne pouvons collaborer avec vous ! C’est impossible ! Impossible ! Parce que nous travaillons dans des directions diamétralement opposés. Vous travaillez à déchristianiser la société, la personne humaine et l’Eglise, et nous travaillons à les christianiser. On ne peut s’entendre ! » (Marcel Lefebvre, Mgr Tissier de Mallerais, page 548).

Une fois, quelqu’un m’a conseillé ‘signez, signez [le protocole du 5 mai 1988] que vous acceptez tout ; et ensuite vous continuez comme avant ! Non ! ON NE JOUE PAS AVEC LA FOI ! … Nous demander cela, c’est nous demander de contribuer à la disparition de la Foi. Impossible ! (Ils L’ont découronné, Mgr Lefebvre, ch. 31, p. 230.)

* * *


samedi 4 octobre 2014

Abbé Joseph Pfeiffer: Gladium aut spes: Lettre ouverte à un evêque désorienté (30 novembre 2013)



(Open Letter to a confused Bishop [1])

[1] Ce titre reprend celui de l'ouvrage de Mgr Lefebvre: Lettre ouverte aux catholiques perplexes traduit en anglais sous le titre: Open Letter to confused Catholics


Le 30 novembre 2013, en la fête de Saint André, Apôtre

Depuis Tagbilaan, Philippines




Chers amis et bienfaiteurs,


Beaucoup d’âmes inquiètes ont été réconfortées et ont retrouvés grand espoir, en écoutant Mgr Fellay nous dire que la Fraternité n’a pas changé et que « tout va très bien, Madame la Marquise »
[Note de la traduction : littéralement « tout est va bien au pays du Danemark » (en référence à la phrase célèbre de Shakespeare dans Hamlet qui permet à Monsieur l’abbé Pfeiffer de comparer les dirigeants de Menzingen à la classe dirigeante du Danemark à l’époque de Shakespeare)].


VRAIMENT, RIEN N’A CHANGE ?

Le 13 octobre, lors de son sermon à Kansas City, il a dit ce qui suit : 
« Certains, malheureusement ébranlés par le Démon, disent que la Fraternité a changé. Ils vont même jusqu’à l’appeler la Néo-Fraternité. Mais cela ne nous désigne en aucune façon. Nous n’avons pas changé, nous ne changeons pas, nous n’avons rien changé de nos positions sur le Concile, sur la messe, sur toutes ces réformes. Et précisément ces dernières années lors de nos discussions avec Rome, nous avons traité de ces problèmes avec Rome. A aucun moment, vraiment à aucun moment nous n’avons présenté un quelconque compromis ! C’est de la propagande mensongère, de la science-fiction de prétendre qu’à un moment donné, nous aurions réduits notre position en échange d’un prétendu quelconque privilège ou avantage.”(13:25-14:37 minute) 

L’Evêque donc nous affirme en premier lieu que rien n’a changé dans la position de la FSSPX sur le Concile, la nouvelle messe, les Réformes qui en découlent, et en deuxième lieu, que les textes présentés à Rome le 15 avril 2012 sont corrects et exempt de compromis. En conséquence, selon Mgr Fellay :

1. Quand il dit que Vatican II “éclaire et approfondit la doctrine première de l’Eglise … non encore conceptuellement formulée” (Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012), cela ne contredit pas Mgr Lefebvre quand il dit : « Plus on analyse les documents de Vatican II, plus on se rend compte que ce qui est en jeu n’est pas simplement des erreurs superficielles, quelques erreurs, œcuménisme, liberté religieuse, collégialité, un certain libéralisme, mais bien une perversion complète de l’esprit, une entière nouvelle philosophie basée sur la philosophie moderne, sur le subjectivisme. » (Mgr Lefebvre, conférence de 1990). Mgr Fellay a dit que Vatican II « éclaire la Foi » alors que Mgr Lefefebvre enseignait que Vatican II « est une perversion totale de l’esprit. » Donc, vraiment, rien n’a-t’ il changé ?

2. Quand il dit que la Nouvelle Messe a été « légitimement promulguée » (Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012), ceci ne contredit donc pas l’enseignement de Mgr Lefebvre qui déclarait que « la nouvelle messe est une messe bâtarde (illégitime). » (Sermon de Lille, en 1976). Donc, rien n’a-t’ il changé ?

3. Quand il dit que la nouvelle messe est « promulguée légitimement », il ne s’est pas contredit lui-même non plus, quand il a dit le 12 octobre 2013 dans une conférence à Kansas City que « nous n’accepterons jamais la nouvelle messe comme étant légitime. » Donc, rien rien n’a-t’ il changé ?

4. Quand Mgr Fellay déclare : « nous osons dire que même dans le Concile Vatican II, on peut trouver quelque chose de catholique » (Sermon du 13 octobre 2013 à Kansas City) et « nous acceptons 95% du Concile » (en 2001), cela ne contredit il pas Mgr Lefebvre quand il dit « le plus grand service que nous pouvons donner à L’Eglise, est de rejeter l’Eglise Réformée et libérale … je ne suis pas de cette religion-là. Je n’accepte pas cette nouvelle religion. Il s’agit d’une religion libérale et moderniste … deux religions se confrontent ; … il est impossible d’éviter de faire un choix. » (Mgr Lefebvre, en 1986, Lettre Ouverte aux Catholiques Perplexes, Chapitre 18). Mgr Fellay déclare que nous acceptons 95% du Concile comme étant catholique alors que l’Archevêque enseignait « il s’agit d’une religion libérale et moderniste. » Donc, rien n’a-t’ il changé ?

Les opinions de Mgr Fellay et de Mgr Lefebvre dans ces domaines sont aussi semblables que le noir l’est au blanc et aussi semblables que la Vérité l’est aux mensonges. Nous devons choisir un de ces deux enseignements. Nous ne pouvons pas les accepter tous les deux.


A PROPOS DES « DEUX PAPES »

Le 1er juin 2008, dans un sermon à Paris, Mgr Fellay déclarait à propos du Pape Benoît XVI : « maintenant, nous avons un pape parfaitement libéral, bien chers frères … et il est catégorisé comme étant traditionnel ! Et ceci est véridique, c’est la vérité, il est parfaitement libéral et parfaitement contradictoire. Il a certains bons côtés, que nous saluons, par exemple ce qu’il a fait avec la liturgie traditionnelle. »

Le 13 octobre à Kansas City, à propos du Pape François, dans une occasion similaire, il a déclaré : « nous avons en face de nous un moderniste authentique, un moderniste qui est compétent, et qui connait sa Foi, et qui est capable d’en parler et même peut être de l’aimer ! Mais en même temps, il dit le contraire, le contraire. Combien de temps sera-t-il nécessaire pour que les gens de l’Eglise, les autorités se lèvent et disent « cela suffit ! » Si nous continuons de cette façon, j’espère vraiment et je prie pour que ceci arrive – ce qui provoquera une division gigantesque dans l’Eglise. Comme nous avons déjà deux papes vivants, il n’est pas difficile de comprendre et de penser que les gens qui sont un tout petit peu conservateurs – ils vont se tourner vers l’autre, vers Benoît. Cela créera le désordre. C’est ce que veut le Pape (François). Il invite les jeunes, il l’a dit à plusieurs reprises. Il veut que les jeunes créent le désordre (42:07-35 minute mark). .. le Pape veut que tout change … »

Le dernier passage de Ms Fellay est terriblement scandaleux. Cela ne devrait pas être toléré par qui que ce soit de catholique. Dans les jours de prospérités de l’Eglise, il serait suspendu de prêcher, d’enseigner, de toute position d’autorité, déclaré suspect d’hérésie et amené devant le Saint Office de l’Inquisition pour répondre de ses enseignements faux et pour fomenter la sédition.

1. Un moderniste est ambigu et recourt à la « vérité » pour répandre ses mensonges (c.f. Pascendi de St Pie X) et donc il est impossible pour un moderniste d’être « quelqu’un qui connaisse sa Foi, et est capable d’en parler. » C’est particulièrement grave pour un pasteur d’âmes de parler ainsi parce que cela va amener les fidèles à chercher la « vérité » dans le Pape François (et les 95% de vérité dans Vatican II) conduisant à la perte de la Foi dans les âmes.

2. Cela n’est pas possible, ni aujourd’hui ni jamais qu’il y ait deux papes dans l’Eglise. C’est une hérésie – qui plus est, une hérésie qui fomente la rébellion. Cette attitude peut même être qualifiée de « sédévacantisme pratique » pour utiliser les mots de Mgr Fellay lui-même. Le Cardinal Ratzinger n’est pas plus Pape que n’est Président, Jimmy Carter [Note de la traduction : Jimmy Carter a été Président des Etats-Unis]. Il est absurde de lui donner le titre de Pape. Il a démissionné. C’est un objet de scandale qu’il garde son titre, qu’il garde son anneau, et sa soutane de Pape.

3. Mgr Fellay a déclaré « je mets beaucoup d’espoir et je prie pour que ceci arrive – cela veut dire une division gigantesque dans l’Eglise …. Ceux qui sont un peu conservateurs … se tourneront vers Benoît. » Dire cela est de la subversion, un scandale particulièrement sérieux. Si le complot de Mgr Fellay réussit, alors, selon ses propres termes, nous aurons l’effet désiré «d’un Pape parfaitement libéral, parfaitement contradictoire » (Benoît) qui remplace le Pape «authentiquement moderniste » qui dit le contraire, le contraire. » Il [Mgr Fellay] dit qu’il espère et prie pour le retour du bon vieux temps du Pape Benoît ?

4. Notez la déclaration « combien de temps sera nécessaire pour que les gens dans l’Eglise, ceux qui détiennent l’autorité se lèvent et déclarent « cela suffit ! » Notez que Mgr Fellay a parlé du fait que les autorités se lèvent. Il n’a pas dit aux fidèles de se lever et de déclarer «cela suffit ». A la fin de ce même sermon, Mgr Fellay a déclaré « quand vous en arriverez au terme de votre vie, Notre Seigneur demandera « avez-vous obéi, avez-vous suivi les commandements ? » Ce subtil changement de mots a l’apparence du langage d’un serpent. Est-ce un lapsus ? Avez-vous noté que l’obéissance est placée avant ou même au-dessus des Commandements ? Est-ce que cela révèle la vraie pensée de Mgr Fellay que seules les autorités peuvent se lever, que les subalternes doivent seulement obéir, faire leur devoir et ne jamais sortir de leur position? Si cela était vraiment ainsi que les choses sont, Daniel enfant aurait dû prier pour des juges meilleurs et plus saints qui gouvernent les gens. Il aurait dû prier pour le repos de l’âme de la pauvre Susanne. David, le petit berger n’aurait jamais dû avoir l’audace d’agir comme un soldat et combattre le géant Goliath. Ce n’était pas de son ressort. Esther n’aurait jamais dû outrepasser son rôle, même simplement pour sauver les Juifs. Elle aurait dû attendre des jours meilleurs, etcéteri etcétera. Or Saint Paul a résisté à Saint Pierre « il a confronté Saint Pierre parce que Saint Pierre était blâmable. »

Mgr Fellay a ajouté que le Pape François désire une « révolution dans l’Eglise, il veut tout changer. » Un vrai catholique de la tradition devrait se demander : qu’est ce qui a changé depuis que François est devenu Pape ? Quelles sont les nouveautés mises en place par François ? La réponse est essentiellement qu’il n’a rien changé du tout. Le Pape François ne lance pas une révolution ! Il ne fait que continuer la révolution de Vatican II. Il ne veut rien changer à la direction de Vatican II. Il se contente de mettre en place le Concile de plus en plus. La révolution a été et est toujours Vatican II, « la révolution française dans l’Eglise », comme le disait Mgr Lefebvre. Prétendre que le Pape François veut une révolution est faux, trompeur et insensé. Il ne fait que continuer la Révolution en marche du « Concile diabolique». De quoi peuvent donc bien se réjouir les catholiques en ce qui concerne le Pape Benoît (lui, le faux dirigeant dans les coulisses), lui qui est le Pape qui nous a donné son fils spirituel, le Pape François qu’il continue de soutenir ? Ces « deux Papes » sont comme Anne et Caïphe. Notre Seigneur a-t-il dit à ses disciples que les choses seraient mieux si Anne était resté le Grand Prêtre. Non, au contraire, il a dit en face de Anne « si j’ai mal fait, montre-moi ce qu’il y a de mal, sinon, pourquoi m’as-tu frappé. » Le Pape Benoît a frappé les catholiques fidèles à la vraie tradition quand il a donné au monde son décret diabolique intitulé «Summorum Pontificum » dans lequel il affirme que la nouvelle messe est la « messe Ordinaire » de l’Eglise et que la Vraie messe ancienne est permise seulement en tant que «extraordinaire », « ad experimentum » pour une période de 3 ans débutant le 14 septembre 2007, à la condition que ceux qui assistent à la vraie messe acceptent la nouvelle messe et Vatican II. Quand Mgr Fellay a demandé aux catholiques de chanter un Te Deum en l’honneur d’un pareil blasphème, il a appelé la colère de Dieu sur la FSSPX et non pas Sa bénédiction.


Mgr FELLAY, SERAIT-IL SEDEVACANTISTE ?

Mgr Fellay a dit dans son sermon du 13 octobre 
« si il (le Pape François) continue dans la même ligne qu’aujourd’hui, peut être allons-nous être obligé de dire ‘il ne peut être le Pape !’ Je dis ‘peut être’, je ne sais pas. Mais je dis qu’il ne faut pas précipiter ses jugements (23:24-24:01) … ne prenez pas sur vous de résoudre ces problèmes qui sont hors de votre portée et hors de ma portée. Dieu ne nous demande pas de résoudre ces problèmes. Je peux vraiment vous dire que quand vous paraitrez en face de Dieu à la fin de votre vie, Dieu ne vous demandera pas ‘est ce que François était Pape ou pas ?’ Dieu demandera ‘avez-vous obéi, avez-vous suivi les commandements ?(51:08 et suivants)”
Si nous ne devons pas « précipiter de tels jugements » et si « ces problèmes sont hors de votre et ma portée », alors c’est un scandale pour un évêque de précipiter de tels jugements en priant pour une rébellion et une division dans l’Eglise contre le Pape François, « lui qui connaît sa Foi » en faveur du « Pape » Benoît « le parfait libéral ». C’est aussi un scandale de dire aux fidèles que nous pourrions un jour devoir dire que François n’est pas Pape. Ce genre de déclaration crée le trouble dans les âmes, indique une confusion chez le pasteur qui fait ces déclarations et conduit à une plus grande confusion dans l’Eglise. Mgr Lefebvre n’a rien en commun avec ces propos confus, contradictoires et contraires, et aucun de ses fils spirituels ne devrait rien avoir en commun avec de tels propos. L’an dernier, quiconque contestait Mgr Fellay était targué de « sédévacantiste en pratique ». Maintenant ces mêmes âmes déclarent «vous voyez que Mgr Fellay reste traditionnel, il va jusqu’à dire que François n’est peut-être pas Pape. » Nous rejetons avec force une déclaration qui est une telle sottise. Le Pape François est Pape. En particulier nous rejetons tout complot qui implique de remplacer un Caïphe par un Anne ou un Hitler par un Staline.

Nous prions pour le Pape François dans chacune de nos messes. Nous prions en particulier pour sa conversion, pour qu’il se détourne de son modernisme diabolique et se tourne vers la Foi catholique de la Rome éternelle. Nous prions pour qu’il obéisse à Notre Dame et consacre la Russie au Cœur Immaculé. En attendant, pour obéir à ses prédécesseurs et à son Dieu, nous le combattons et nous rejetons son modernisme parce que c’est le seul moyen d’être de vrais et fidèles fils de lui en tant que Pape. Nous vivons au temps du gladium (le glaive) et non pas au temps du faux Spes (espoir) ou de la fausse paix. Notre Maitre divin a dit « Je ne suis pas venu pour la paix mais pour le glaive.” Mt. 10:24). Il a dit cela à ses Apôtres, ses fidèles disciples, leur rappelant à eux comme à nous que nous sommes plongés dans un combat perpétuel ”contre les puissances des ténèbres en place”, comme le dit Saint Paul. 



ACCORD AVEC ROME

Mgr Fellay a aussi parlé dans ce même sermon de l’accord avec Rome. Notez avec soin ce qu’il a dit 20 minutes après avoir débuté son sermon : 
« et donc dire ou prétendre que nous voulons coûte que coûte un accord avec Rome et avec les modernistes. Nous ne voulons pas d’accord avec les modernistes, nous n’en avons jamais voulu. Comment voulez-vous trouver un accord avec des gens qui ne croient même pas que Dieu existe. Qui ne croient pas que Notre Seigneur est dans la Sainte Hostie. Comment voulez-vous trouver un accord avec ces gens ? Non, ce n’est pas avec ces gens-là, c’est avec ce qui reste de l’Eglise. Si nous déclarons que l’Eglise catholique existe, nous devons dire que l’Eglise est visible. Cela fait partie de la doctrine de la Foi et cette Eglise qui est visible a un chef et ce chef est le Pape. C’est la raison pour laquelle nous prions pour lui au canon de la messe. Cela ne veut pas dire que nous sommes d’accord avec lui.” (20:49-21:52)
1. Il a déclaré clairement « Nous n’avons jamais cherché coûte que coûte un accord avec Rome et avec les modernistes (comme le Pape François « un vrai moderniste » ?) – coûte que coûte. » Notez les deux petites formules astucieuses. La première : pas d’accord «coûte que coûte». En d’autres termes, si le prix est correct, nous désirons alors un accord, mais si le prix est trop bas, pas d’accord. Ce langage est trompeur. Cela donne l’impression qu’il ne désire pas d’accord, mais en fait cela signifie le contraire. Le deuxième petit piège : pas d’accord (coûte que coûte) avec Rome et avec les modernistes. Notez la conjonction « et ». Cela tend à dire que Rome peut être une chose et que les modernistes sont une autre chose. Et donc, il a dit qu’il ne voulait pas d’accord avec les modernistes tout en donnant l’impression qu’il ne voulait pas d’accord avec Rome. Ceci s’appelle des tactiques politiciennes bas de gamme. Un évêque de l’Eglise n’a pas le droit de recourir à de telles tactiques. De plus, aucun catholique informé ne devrait être assez fou pour croire à de telles ruses.

2. Il a déclaré « Nous désirons un accord avec ce qui reste de l’Eglise » - avec le Pape François chef visible de l’Eglise. « Cela fait partie de la Doctrine de la Foi. » En d’autres termes, Mgr Fellay déclare qu’il veut un accord avec le Pape François en tant que chef de l’Eglise visible sous prétexte que la Doctrine de la Foi exige que nous voulions être accepté par lui en tant que catholique. Ce langage est digne de l’avocat le plus véreux. Mgr Lefebvre n’a jamais parlé de la sorte. Notre Divin Maître nous a dit « que votre oui soit oui et votre non, non. » De plus, notre Foi ne prend pas appui sur la reconnaissance que nous donnent les autorités modernistes. Nous ne sommes pas catholiques en vue d’être « reconnus ». Nous sommes catholiques pour répandre la Vraie Foi dans le monde entier.

3. « Cet accord » ne signifie pas que nous sommes d’accord avec lui. » Alors que veut donc dire accord ? En conséquence, d’après le sermon du 13 octobre, nous pouvons résumer le sermon du Supérieur de la FSSPX comme suit : les doctrines qui se trouvent dans la Déclaration Doctrinale du 15 avril 2012 sont correctes et exemptes de compromis. Elles sont la copie conforme des enseignements de la FSSPX depuis ses débuts. Nous n’avons jamais voulu d’accord avec les modernistes « coûte que coûte» - comme le Pape François « un authentique moderniste » - mais nous voulons un accord avec le Pape François – en tant que Pape de l’Eglise visible, pas en tant que authentique moderniste (sauf s’il persévère tel qu’il est et dans ce cas « il ne peut pas être Pape »). Nous devons vouloir un accord avec lui en tant que Pape de l’Eglise visible. Ce qui revient à dire que nous voulons être reconnus comme catholiques. L’accord, bien sûr, doit être compris dans le sens que nous acceptons d’avoir un accord avec lui en tant que Pape, mais cela ne signifie pas que nous sommes d’accord avec lui sur cet accord. Cependant, Mgr Fellay « espère » et prie vraiment pour qu’une gigantesque division secoue l’Eglise » de sorte que nous puissions détrôner le Pape François de son trône papal et le remplacer par le Cardinal Ratzinger qui reviendrait alors en tant que Pape Benoît XVII (Note de la traduction : Benoît 17). Et alors, nous pourrions conclure un accord encore meilleur que celui que nous aurions pu souhaiter conclure avec le Pape François, mais cette fois avec le Pape Benoît, en tant que Pape de l’Eglise visible, qui serait alors, rappelons-le, ex-Pape-redevenu-Pape,.

Si les enseignements ci-dessus, tous contenus dans le sermon «encourageant » du 13 octobre 2013 à Kansas City, semblent contradictoires et confus – c’est simplement parce qu’ils le sont. La confusion ne vient pas de Dieu.

Les catholiques doivent connaître leur Foi. Chaque catholique devrait savoir qu’un Pape ne peut pas être détrôné. Il ne pourra jamais y avoir deux Papes. Un Pape qui a donné sa démission ne peut rester Pape. Personne qui est « parfaitement libéral, parfaitement contradictoire » ne peut être préféré à un « authentique moderniste ». Aucun catholique ne peut jamais approuver un complot contre un Pape, même s’il s’agit d’un mauvais Pape. Aucun catholique ne peut faire une « Déclaration Doctrinale » qui admette d’être ambiguë ! Toute personne qui déclare qu’une « Déclaration Doctrinale » qui approuve la nouvelle messe comme « étant promulguée légitimement », et qui déclare que Vatican II « éclaire et approfondit la Doctrine de l’Eglise », est « d’aucune façon un compromis » doit être solennellement réprimandé et ses enseignements doivent être rejetés, parce qu’un tel individu représente un danger pour la Foi des fidèles catholiques. Les pasteurs doivent être vigilants, et garder leur glaive en mains pour contrer un enseignement aussi dangereux. Saint Paul nous dit que la Vérité est un glaive. C’est notre arme principale contre le Père des mensonges. Le Père des mensonges répand ses tromperies à notre époque de plus en plus qu’à n’importe quelle époque du passé. Adoptez le glaive aiguisé de la Doctrine claire, le glaive manié si bien et avec bravoure par notre saint fondateur, Mgr Lefebvre.

Qui donc, doté d’un esprit catholique sain, pourrait être « encouragé » par la doctrine de Mgr Fellay, prince de l’Eglise du Christ, un prince qui est supposé être le fils de Mgr Lefebvre, lui qui était clair et sans équivoque ? Même une brève analyse de ses récentes non-rétractations, de ses non-clarifications confuses etc. suffit pour prouver à toute âme de bonne volonté que l’enseignement de Mgr Fellay se démarque totalement de l’enseignement de la vraie FSSPX. Nous sommes en présence de l’enseignement d’une néo-FSSPX. Et seulement un prêtre de cette néo-FSSPX peut garder un silence coupable face à de telles fausses doctrines. Les anciens prêtres de la FSSPX ont condamnés en termes clairs toute équivoque à propos de notre très Sainte Foi. Il y a maintenant 50 prêtres qui ont été mis à la porte ou qu’on a isolés de cette néo-FSSPX en l’espace de seulement 18 mois depuis que cette crise visible a fait surface en mai 2012. D’autres prêtres sont mis à la porte chaque mois. Les vocations de la néo-FSSPX diminuent. Les revenus de la FSSPX diminuent. La participation aux messes de la FSSPX diminue globalement. La descente libérale vers un modernisme plus profond progresse dans la néo-FSSPX.


Un autre signe que quelque chose est pourri à Menzingen (« tout va très bien Madame la Marquise ») est que n’importe qui pourrait être encouragé par la dernière confusion scandaleuse proféré par la bouche de celui qui devrait être l’embout buccal de la Vérité claire sans équivoque. Nous prions maintenant pour la conversion de Mgr Fellay. Qu’il retourne à la Foi de sa Consécration dont l’objectif était de préserver la Vraie Foi Catholique de toutes les époques. Répétons les mots de Mgr Lefebvre dans son sermon du 20 août 1976 à Lille, dans les Flandres, pendant « l’été chaud de 1976 ». « Nous ne pouvons prêter nos mains à la destruction de l’Eglise » … pas non plus à la destruction de la Fraternité qui a été fondée pour combattre la destruction de l’Eglise.


NOUVELLES DE LA RESISTANCE

Les sept séminaristes sont entrés à Notre Dame du Mont Carmel en octobre. Trois sont entrés à Batangas aux Philippines et quatre attendent au Brésil leur visa pour venir au Kentucky. Deux autres attendent leur préparation pour la prêtrise en Inde. Parmi les quatorze qui sont entrés, il y a aussi quelques-uns intéressés à devenir frères. D’autres sont intéressés à entrer. Dieu bénit notre petite résistance, qui combat pour la Foi dans la fidélité à Mgr Lefebvre et comme l’a été la Fraternité, notre petite résistance est internationale dans ses débuts. Nous proposons des cartes pour une neuvaine de Noël qu’on peut se procurer sur le site www.inthissignyoushallconquer.com. Certaines cartes sont inclues dans ce courrier. Envoyez-les et les prêtres de la FSSPX-Compagnie de Marie se souviendront de vos intentions dans la neuvaine de messe de Noël célébrées à l’intention de Notre Dame du Mont Carmel. L’espace nous manque pour accueillir des jeunes gens de Philippines, du Brésil et d’autres pays d’Amérique du Sud et d’Inde qui souhaitent rejoindre nos jeunes irlandais, philippins et américains déjà avec nous dans notre humble séminaire du Kentucky situé à quelques kilomètres à peine du 1er séminaire américain du Far West fondé en 1811 dans une cabane en rondins près de Bardstown au Kentucky. Plus de 100 anciens missionnaires prêtres des pionniers sont enterrés dans le voisinage de notre petit séminaire. Nous faisons appel à leur sagesse et à leur prière à eux qui sont enterrés et nous faisons appel à votre soutien pour nous aider à réorganiser et à étendre les structures existantes. Après maintenant seulement un an, nous avons déjà plus de 55 centres de messe en Asie, aux Etats-Unis, au Canada, en Irlande, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, non compris les 15 à 20 centres de messe au Mexique et en Amérique du Sud. Ce sont des centres du combat qui se poursuit pour la Vérité contre le Modernisme et contre les tendances modernistes où qu’elles apparaissent. Mgr Williamson a été bien occupé à visiter nos centres, à administrer les sacrements aux fidèles qui cherchent à être confirmés dans la Foi de toujours. Que le Bon Dieu le bénisse pour son aide et vous pour votre aide sans laquelle nous ne pourrions pas continuer le combat, le seul combat qui vaille la peine, le combat pour le règne social et entier de Notre Roi si merveilleux, le Roi des rois.


Pour le Christ Roi,

Abbé Joseph Pfeiffer


P.S. Monsieur l’abbé Valan nous a envoyé quelques catéchismes en images depuis l’Inde. Nous disposons donc de très beaux catéchismes pour qui le souhaite et nous demandons un don de 20 dollars par livre. C’est un beau catéchisme avec de belles couleurs. Nous enverrons une partie des dons en Inde pour soutenir notre apostolat là-bas sous la direction de Monsieur l’abbé Valan, un des prêtres de la FSSPX mis à la porte l’an dernier.


P.S. Joint à ce courrier, vous trouverez un dépliant pour la neuvaine à la fête de Noël que vous pouvez nous renvoyez si vous le souhaitez. Et aussi la première édition de notre revue trimestrielle « Gladium ». Cette revue s’intitule Gladium en mémoire de la lettre d’information que les Cristeros publiaient lors de la guerre des Cristeros.


P.S. Au moment de la sortie de presse de cette missive, je me trouve aux Philippines en visite dans les missions et aussi pour rencontrer nos quatre séminaristes logés dans la splendide maison mise à notre disposition à Batangas, à une heure de route de Manille. Grâce à vos dons, nous avons déjà donné 5.000 dollars aux pauvres qui ont soufferts du tremblement de terre à Bohol et du super-typhon Hainan dans le centre Visayas. Notre chapelle de Bohol doit être reconstruite. Je vous remercie de vos dons généreux pour venir en aide à nos fidèles philippins. Monsieur l’abbé Chazal fait un travail magnifique dans ces vastes contrées d’Asie, pour répondre à l’appel de l’Evangile de voyager sans « portefeuille ni titre ni souliers » (Luc 10 :4) – mais, ou qu’il aille, il a les pieds chaussés de sandales qui transportent l’Evangile de la Paix avec le glaive de la Vérité. Nous avons maintenant plus de 50 petits centres de tradition affiliés avec notre organisation de prêtres de la FSSPX membres de la Compagnie de Marie, apôtres de Jésus et de Marie. Vous êtes de plus en plus nombreux à faire appel à nous. Suppliez le Seigneur d’envoyer beaucoup d’ouvriers à la récolte.


Bénédiction d'une nouvelle chapelle à Longford (Irlande) par Mgr Williamson (photos)

Source: Non Possumus

Le dimanche 28 septembre 2014, Mgr Williamson a béni la chapelle de Notre Dame des douleurs, dans le comté de Longford en Irlande. Une chapelle tradictionnelle indépendante, dont la construction a duré plus d'un an et dont l'objectif est de défendre, maintenir et donner un témoignage public de la Foi catholique dans la ligne de la générosité d'âme et le courage indomptable de Mgr Lefebvre.  

En présence de 100 fidèles venus de toute l'Irlande, Mgr Williamson a chanté le Messe, avec la chorale dirigée par l'abbé Bufe, qui dessert la chapelle chaque mois. La cérémonie fut suivie d'une belle conférence qui montra la situation gravissime de l'Eglise et du monde, qui rend nécessaire, comme l'a dit Mgr Williamson, un exemple héroïque de fidélité à Notre Seigneur en ces temps extraordinaires. 


Cliquez sur une photo pour l'agrandir et ouvrir la galerie










Une autre chapelle irlandaise, celle de Kesh: