dimanche 19 octobre 2014

Déployez la bannière catholique ! Lettre ouverte aux prêtres de la FSSPX (abbé David Hewko)

DEPLOYEZ LA BANNIERE CATHOLIQUE

Par Mr. l’Abbé David Hewko


Il y a deux ans, la Déclaration doctrinale (15 avril 2012) qui représentait un compromis sur des points majeurs de DOCTRINE et qui fut signée par Monseigneur Fellay, était envoyée à Rome avec les espoirs d’un accord. Depuis la rencontre de Mgr Fellay [avec le Cardinal Müller] le 21 septembre 2014 (reportée par Della Sala Stampa de la Presse du Vatican) il est évident que la « pleine réconciliation » ou accord est résolument décidé, il reste à savoir quand.

Mr. l’Abbé Valan Rajakumar, SSPX-MC, l’explique tout simplement: « La FSSPX est morte il y a deux ans (2012); maintenant ils discutent de l’endroit et du jour de l’enterrement ». La Tradition catholique s’achemine vers la chute! La trahison des Supérieurs de la FSSPX envers Notre-Seigneur Jésus-Christ, Dieu et Roi, a été consommée. L’évidence est claire. C’est un fait établi. Vous pouvez l’enrober dans des termes tels que “prudence”, “négociations pratiques”, “reconnaissance unilatérale de tolérance”, etc., le fait est indéniable pour tous ceux qui ont des yeux pour voir, l’ancienne FSSPX est fondamentalement finie. 

Tel un appel à tous les prêtres de la Fraternité Saint Pie X, ainsi qu’à tous les fidèles, les paroles retentissantes de Monseigneur Lefebvre ont-elles été si vite oubliées ? Le combat pour la tradition catholique s’est-il effacé devant la nouvelle version du « trad-œcuménisme », avec les positions catholiques libérales comme de celles la Fraternité St Pierre, Ecclesia Dei, Una Voce, etc, etc. ? Les prêtres de la FSSPX ont-ils accepté d’échanger leurs gants de boxe contre des ballerines, et « le glaive de l’esprit » contre les « fables » du catholicisme libéral ? ; la défense du vrai Christ-Roi contre la « liberté religieuse de l’Eglise Conciliaire » ? (cf la Première Condition pour un Accord avec Rome, chapitre de 2012).

Qu’est-il donc arrivé à la position de Mgr Lefebvre ? « Il me semble entendre la voix de tous ces papes depuis Grégoire XVI, Pie IX, Léon XIII, saint Pie X, Benoît XV, Pie XI, Pie XII, nous dire : « Mais de grâce, de grâce, qu’allez-vous faire de nos enseignements ? De notre prédication ? De la Foi catholique ? Allez-vous l’abandonner ? Allez-vous la laisser disparaître de cette terre ? De grâce, de grâce, continuez à garder ce trésor que nous vous avons donné. N’abandonnez pas les fidèles ! N’abandonnez pas l’Église ! Continuez l’Église ! Car enfin, depuis le concile, ce que nous avons condamné voici que les autorités romaines l’adoptent, et le professent, comment est-ce possible ? Nous avons condamné le libéralisme, nous avons condamné le communisme, le socialisme, le modernisme, le sillonnisme, toutes ces erreurs que nous avons condamnées, voici maintenant qu’elles sont professées, adoptées, soutenues par les autorités de l’Église : est-ce possible ? Si vous ne faites pas quelque chose pour continuer cette Tradition de l’Église que nous vous avons donnée, tout disparaîtra. L’Église disparaîtra, les âmes seront toutes perdues» (Mgr Lefebvre, sermon des consécrations, 30 juin 1988). 

Assurément, toute la Tradition catholique sera “inondée” et “annihilée” (Mgr Lefebvre), quand la Tradition se mettra sous la coupe de ces autorités modernistes. 

Jusques à quand les chiens de garde (c’est à dire les prêtres) resteront-ils silencieux pendant que les Supérieurs de la FSSPX offrent le troupeau de Notre-Seigneur aux loups ? L’obéissance à une telle coopération est un grave péché ! Voici venue la dernière chance d’échapper à ce piège et de fuir la souricière de l’Eglise conciliaire. Déployez la bannière catholique et proclamez la Vérité contre cet âge apostat ! 

“La Vérité ne veut pas de déguisement” disait St Pie X, “notre drapeau doit être déployé; c’est seulement par la loyauté et la franchise que nous pourrons faire un peu de bien, combattus, certes par nos adversaires, mais respectés par eux ». (St. Pie X, 20 octobre 1912, lettre à l’Abbe Ciceri).


Portons haut et fiers cette grande Déclaration de 1974 qui ne prétend pas excuser Vatican II ou “l’accepter à 95%” ou “simplement désirer sa correction”. NON ! NON ! NON! “Même si tous ses actes ne sont pas formellement hérétiques”, disait Mgr Lefebvre, “il vient de l’hérésie et il en résulte l’hérésie ! ” (voir Déclaration de 1974).

“Ce combat entre l’Eglise et les libéraux modernistes, c’est celui du concile Vatican II. Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures! Et cela va très loin. 

“Plus on analyse les documents de Vatican II, et l’interprétation qu’en ont donné les autorités de l’Eglise, plus on s’aperçoit qu’il ne s’agit pas seulement de quelques erreurs, l’œcuménisme, la liberté religieuse, la collégialité, un certain libéralisme, mais encore d’une perversion de l’esprit. C’est toute une nouvelle philosophie, basée sur la philosophie moderne du subjectivisme». (Mgr Lefebvre, Ecône, 6 septembre 1990, quelques mois avant sa mort). 




Que les prêtres de la FSSPX fassent leurs les paroles claires de Mgr Lefebvre qui résonnent telle une trompette sur les champs de bataille de la doctrine: “La seule attitude de fidélité à l’Eglise et à la doctrine catholique, est un refus catégorique d’accepter la reforme ! » (Mgr Lefebvre, Déclaration de 1974). 




Jusqu’où devons-nous nous approcher de Rome ? « C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Eglise conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Eglise et de la foi catholique! » (Mgr Lefebvre, Itinéraire Spirituel, p. 13). 




Cette position a été abandonnée par Mgr Fellay et tous ceux qui suivent maintenant le chemin de l’Opération Suicide. Ils n’ont plus besoin de l’avertissement urgent : « Il est dangereux de se mettre entre les mains des Evêques conciliaires et de la Rome moderniste ! C’est le plus grand danger qui menace nos fidèles! » (Mgr Lefebvre, Fideliter, juillet-aout 1989). [Voir la 5ème condition].




Dans sa lettre de juin 2014, Dom Tomas Aquinas, OSB, reprend l’emphase de Mgr Lefebvre que le cœur du combat de la Tradition n’est pas en premier lieu la Messe, mais la royauté du Christ !




« C’est à ce sujet que se trouve notre opposition et la raison pour laquelle il n’y a aucune possibilité d’un accord. La question n’est pas tant la messe, parce que la messe n’est qu’une des conséquences du fait qu’ils voulaient se rapprocher du Protestantisme, et de changer ainsi de d’adoration, de sacrements, de catéchisme, etc.

“La réelle, fondamentale opposition est au règne de Notre-Seigneur Jésus-Christ! Oportet Illum regnare ! St Paul nous dit que Notre-Seigneur est venu pour régner. Ils [dans la Rome moderniste] nous disent « Non ! ». Nous disons “Oui! », avec toutes les conséquences que cela entraine » (Mgr Lefebvre, Fideliter No 70, 1993).

Dom Bruno, OSB, détaille l’histoire de la chute et du compromis du Monastère Bénédictin du Barrou (voir The Recusant, No 19, aout 2014) pendant qu’une poignée de prêtres voulaient rester et « combattre de l’intérieur ». Ces prêtres et ces moines s’opposaient à une direction libérale vers un éventuel accord avec la Rome moderniste et juraient qu’ils ne diraient jamais la nouvelle messe. Eventuellement, ils s’y sont conformés sous les pressions, et «l’unité » placée au-dessus de la Vérité, « les personnalités » des supérieurs au-dessus des principes immuables, et ils sont tous tombes dans le libéralisme et la nouvelle messe ! 


“C’est aussi ce qui fit l’Abbe Blignières. Il changea totalement. Lui qui avait écrit un livre entier condamnant la liberté religieuse écrit maintenant en faveur de la liberté religieuse ! Cela n’est pas sérieux. On ne peut plus faire confiance à des hommes comme cela, qui n’ont rien compris à la question de la doctrine. (Mgr Lefebvre, No 79, 1991).


Finalement, relisez s’il vous plait la dernière lettre de Dom Rafael, OSB, datée du 15 septembre 2014. Dans cette lettre, il cite Mgr de Castro Mayer et son insistance que la vertu de Foi, étant le fondement de toute la vie surnaturelle, doit être intransigeante. Toute tolérance de l’erreur ouvre la porte à toutes les erreurs et à l’hérésie !


Il cite aussi le grand Cardinal Pie de Poitiers qui disait : « Les batailles sont gagnées ou perdues au NIVEAU DOCTRINAL. L’erreur des catholiques français est d’avoir attendu pour voir quelles seraient les conséquences de la Révolution française, avant de réagir, avant de se battre contre ces erreurs. De ce fait, il est maintenant criminel d’attendre qu’il y ait un accord pratique entre la FSSPX et l’Eglise conciliaire pour une « pleine réconciliation » avant de s’élever contre cette tolérance et ces fausses doctrines. C’est mettre un accord pratique avant le Christ-Roi, avant Sa Divinité, avant Son Honneur, Sa Doctrine, Son Eglise catholique ! » 

Et c’est bien là le cœur de toute cette crise: Notre-Seigneur Jésus-Christ est DIEU. Le Christ est ROI. « et tout esprit qui ne confesse pas Jésus n'est pas de Dieu, c'est celui de l'antéchrist » (I Jean 4 :3). 


Vatican II nie la Divinité et la Royauté de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans tous ses documents! 

Donc Vatican II est l’esprit de l’Antéchrist. 


Alors, 

  • La Déclaration doctrinale (15 avril 2012).
  • La Déclaration du Chapitre Général (14 juillet 2012).
  • Les Six Conditions pour un Accord (14 juillet 2012).
  • La lettre de Mgr Fellay et de ses 2 Assistants aux 3 évêques (14 avril 2012).
  • L’entretien avec CNS (11 mai 2012).
  • L’entretien avec DICI (8 juin 2012).
  • L’entretien avec La Liberté Religieuse (11 mai 2001).
  • La rencontre avec le Cardinal Müller (21 septembre 2014).
  • L’expulsion de Mgr Williamson et de nombreux autres prêtres, les silences et les transferts punitifs depuis 2012. 

Tout cela prouve que les autorités de la FSSPX sont maintenant disposées à accepter Vatican II à la lumière de la Tradition, « la nouvelle messe comme ‘légitimement promulguée’, l’hérésie de la liberté religieuse du Concile ‘limitée, très limitée’ et ‘peut être réconciliée avec la Magistère’, le nouveau Code, la nouvelle Profession de Foi (1989), tout cela constitue les ’30 pièces d’argent’ pour un Accord avec la Rome moderniste. Accord ou pas accord, ces concessions renient Notre-Seigneur Jésus-Christ. Les « 30 pièces » ont été payées et jamais rejetées. 


Il ne reste qu’une seule option pour tout prêtre catholique traditionnel: s’opposer ouvertement au Modernisme et à l’Opération Suicide de réconciliation avec l’Eglise conciliaire. 

Finalement, nous avons devant les yeux un modèle qui nous montre comment agir: 
« Si mon travail est de Dieu, Il le gardera et l’utilisera pour le bien de Son Eglise. Notre-Seigneur a promis, les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre Elle ».
« C’est pourquoi je m’entête, et si vous voulez connaître la raison profonde de cet entêtement, la voici. Je veux qu’à l’heure de ma mort, lorsque Notre-Seigneur me demandera : « Qu’as-tu fait de ton épiscopat, qu’as-tu fait de ta grâce épiscopale et sacerdotale ? » je n’entende pas de sa bouche ces mots terribles : « Tu as contribué à détruire l’Eglise avec les autres. » (Mgr. Lefebvre, Lettre Ouverte aux Catholiques Perplexes, p. 163).

Cœur Immaculé de Marie, Exterminateur de toutes les hérésies, priez pour nous !

samedi 18 octobre 2014

Néo-FSSPX – Ecclesia dei : nouveaux « progrès » d’une répugnante cohabitation

Source: Non Possumus



UN PAS EN AVANT, UN PAS EN ARRIERE – MOUVEMENT DE BALANCIER

Dans l’annexe à la circulaire envoyée par l’abbé Thouvenot aux membres de la FSSPX, interdisant le livre de l’abbé Pivert Mgr Lefebvre, Nos Relations avec Rome, on trouve l’affirmation suivante à propos des communautés Ecclesia Dei
(…) 5. L'attitude à l'égard des milieux Ecclesia Dei est contre-productive. On ne peut compter le nombre de fois où l’abbé Pivert répète le terme « rallié » dès la présentation du livre. Au fil des pages, on découvre des jugements assez sévères à l’encontre de ces milieux, lesquels ne sont pas remis dans leur contexte. Entre les sacres et sa mort, Mgr Lefebvre n'a guère eu le temps de voir évoluer ces communautés. (…) Il affirmait également qu'il ne donnait guère de temps aux prêtres de la Fraternité Saint-Pierre pour adopter la nouvelle messe. Finalement, les faits ont montré que ces derniers ont su résister aux assauts. (…)

Etant donné le scandale que ces propos ont suscités parmi beaucoup de gens, Mgr Fellay a décidé de faire un pas en arrière : 

vendredi 17 octobre 2014

Messe en Ile de France: pour la fête du Christ Roi (dimanche 26 octobre)

Dimanche 26 octobre
Fête de Notre-Seigneur Jésus-Christ Roi
Messe et conférence en région parisienne

par un prêtre de l’Union Sacerdotale Marcel
Lefebvre
Venez nombreux pour honorer le Christ-Roi !
  • 9 h confessions – répétition de chorale
  • 10 h messe chantée
  • 12 h repas tiré du sac
  • 13 h conférence : présentation de l’Union Sacerdotale
Les mères dominicaines enseignantes

du Saint Nom de Marie participeront à cette
journée.
Les prêtres de l’Union Sacerdotale et les dominicaines
du Saint Nom de Marie recevront vos offrandes avec gratitude.
Quête pendant la messe pour couvrir les frais de location de la salle.
La Villa de Chèvreloup
57 route de Saint Germain
78150 LE CHESNAY

jeudi 16 octobre 2014

Communiqué du 13 octobre 2014: Un nouveau bienheureux de l'Eglise conciliaire


Communiqué du 13 octobre 2014
Un nouveau bienheureux de l’église conciliaire
Le dimanche 19 octobre, au terme de l’effrayant synode sur la famille, le pape François procédera à la « béatification » de Paul VI.
Les prêtres de l’Union Sacerdotale Marcel Lefebvre tiennent à exprimer publiquement leur indignation et leur réprobation face à ce nouveau scandale de François, qui constitue à la fois un simulacre et une abomination.
− Un simulacre, parce qu’il est évident que l’Église catholique ne peut mettre sur ses autels des papes qui ont propagé une nouvelle religion conduisant tant d’âmes à l’apostasie. L’acte de François, le 19 octobre, sera nul et invalide, de même qu’était nul et invalide celui du 27 avril dernier, où François prétendait canoniser Jean XXIII et Jean-Paul II. Il n’y aura pas plus de « bienheureux Paul VI » après le 19 octobre qu’il n’y a de « saint Jean XXIII » ou de « saint Jean-Paul II » depuis le 27 avril. Il ne peut s’agir que de pseudo-béatifications ou de pseudo-canonisations, et les « miracles » retenus pour les « causes » des « bienheureux » et des « saints » de l’église conciliaire ne peuvent être que des pseudo-miracles.
− Une abomination aux yeux de Dieu, car Paul VI restera malheureusement dans l’histoire de l’Église le pape de la nouvelle messe et du concile Vatican II : il a promulgué – illégitimement – un rite qui « s’éloigne de façon impressionnante, dans l’ensemble comme dans le détail, de la théologie catholique de la sainte messe » (Bref examen critique) ; il a imposé aux prêtres et aux fidèles ce que Mgr Lefebvre qualifia, dans son sermon de Lille (29 août 1976), de « messe bâtarde ». Il a présidé trois des quatre sessions de Vatican II, et promulgué tous les textes de ce concile dont Mgr Lefebvre affirmait qu’il était « le plus grand désastre » de toute l’histoire de l’Église. (Introduction à son ouvrage Ils l’ont découronné.)
Une trahison « par paliers »
C’est à l’approche de ce scandale, et quelques mois après celui du 27 avril, que le supérieur général de la FSSPX a rencontré le cardinal Müller le 23 septembre, pour un « entretien cordial ». Le communiqué du Vatican explique – sans que Mgr Fellay ait manifesté de désaccord – que « les parties […] ont convenu de procéder par paliers mais dans un délai raisonnable vers le dépassement des difficultés. Et ce dans la perspective désirée d’une pleine réconciliation. » En clair, on nous annonce un ralliement par paliers, ou mieux une trahison par paliers. Le danger devient de plus en plus manifeste ; il faut instamment prier pour que prêtres, religieux, religieuses et fidèles de la Tradition qui en sont conscients sachent en tirer courageusement les conséquences.
Quant à nous, prêtres de l’Union Sacerdotale, nous entendons, à l’exemple de Mgr Marcel Lefebvre, continuer sans compromission le bon combat de la foi, pour l’honneur de Dieu et le salut des âmes. En ce jour anniversaire du grand miracle de Fatima, nous plaçons notre entreprise sous la protection de la Reine du très saint Rosaire, « forte comme une armée rangée en bataille ».

mercredi 15 octobre 2014

Note interne à la suite de l'entrevue de Mgr Fellay avec Mgr Muller (2 octobre 2014)

Note interne confidentielle de Menzingen suite à l'entrevue romaine
Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X
Note interne confidentielle de la Maison générale
Diffusion : membres prêtres
Le 2 octobre 2014

Le mardi 23 septembre 2014, Mgr Bernard Fellay, Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a rencontré le cardinal Gerhard Ludwig Müller, Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Il était accompagné des deux Assistants généraux de la Fraternité. Le cardinal Müller était entouré de Mgr Ladaria, secrétaire de la CDF, de Mgr Joseph Augustin di Noïa o.p., secrétaire-adjoint, et de Mgr di Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei et Mgr Descourtieux, de la même commission. La rencontre a eu lieu de 11 h. à 13h.
—   L’impression générale que laisse cette réunion est qu’il n’y a rien de nouveau (Cf. Communiqué de 2005 après l’audience au pape Benoît XVI repris littéralement dans celui de 2014) :
—   Comme précédemment, Mgr Fellay et ses Assistants ont été cordialement reçus.
—   On note que le Pape et la Congrégation pour la doctrine de la foi veulent maintenir les discussions et les contacts. Ils ne veulent pas couper.
—   Il n’y a pas de menace de sanction, mais une insistance sur l’obéissance et une insistance pour que nous régularisions la situation rapidement, en acceptant la déclaration doctrinale de 2012 (et la prélature), ce que nous avons à nouveau refusé en raison des ambiguïtés de ce document.
—   On nous demande d’accepter le magistère de l’Église comme norme de la foi, ce qui par principe n’est pas un problème pour un catholique, mais c’est l’application de cette acceptation à l’enseignement conciliaire et postconciliaire qui pose un grave problème, en raison de la rupture avec le magistère antérieur.
—   Ils ne comprennent pas, ou n’admettent pas, que le Concile lui-même puisse être pris en défaut, et donc ils ne peuvent pas remonter aux causes de la crise.
—   Il est difficile de faire passer notre position, ils ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre. Nous ne parlons pas le même langage.
—   Nos observations et oppositions sont vues comme secondaires ou même illusoires par rapport aux problèmes auxquels ils doivent faire face dans l’Église (prochain Synode sur la famille, etc.).
—   Les différences doctrinales demeurent (œcuménisme, liberté religieuse et collégialité, comme les problèmes posés par la nouvelle messe).
—   Rome demande, dans le cadre de ces discussions, des rencontres entre des membres de la Fraternité et des évêques, qui auront lieu de façon informelle : le choix des lieux et interlocuteurs étant laissé à notre initiative.

Nos intentions :
—   Maintenir le contact surtout lorsque l’initiative vient de Rome, c’est l’esprit et la pratique de Mgr Lefebvre.
—   Il s’agit d’utiliser ces rencontres pour exposer, expliquer notre position sur les causes de la crise de l’Église. C’est l’esprit missionnaire dans l’Église qu’il nous faut conserver.

—   Il faut être ferme sur le fond, la doctrine ; patient et charitable sur la forme.



Ces rencontres étaient déjà annoncées par l'abbé Pflugger à Flavigny, fin décembre 2013:


« On est dans un moment décisif pour la Tradition et la Fraternité. Crise vient du grec crisis qui
s'applique en médecine au cas d'un patient dont le moment est venu de statuer sur son avenir. Arrive-ton à vaincre la maladie ? Nous en sommes à ce point ou il faut décider sur l'avenir par rapport au pape, à l'Église. Donc, comment agir ?

Il faut regarder comment l'Église a agi dans le passé. Aujourd'hui, Suresnes, Mgr Tissier nous
poussent, mettent une certaine pression pour que nous fassions une déclaration claire, pure et dure, une profession de foi, qui mette les points sur les « i ». Ils [Ils ou certains...] demandent que nous ne
discutions pas avec Rome mais que nous proposions des petits textes basés sur la doctrine. Mais
faisons gaffe ! [Ce n'est pas aussi simple.] Dans le Credo, on ne professe pas qu'on renonce à
Vatican II et à la liberté religieuse !
Nous avons consulté quelques confrères sur l'opportunité de la publication de ces déclarations à
l'occasion des 25 ans des sacres ; un confrère français nous a écrit sur l'utilité de ce texte qu'il est
inaudible au clergé moderne [deux déclarations fermes (fin du Chapitre 2012, puis déclaration des
évêques en 2013) rappellent déjà notre position. Nos déclarations restent inaudibles pour le clergé
moderne], même à celui qui nous estime ! Parce qu'il manque d'une philo sérieuse pour nous
comprendre.

1er problème : sur un même texte, chacun voit de sa façon et les modernes ne voient pas ce qu'on y
voit. Exemple : à l'occasion de la manifestation interreligieuse à Buenos-Aires pour mémoriser
l'attaque contre les juifs, personne n'a compris notre lutte contre la liberté religieuse, on a pensé qu'on luttait contre les juifs parce qu'on a des fidèles très intelligents [qui n'ont pas percé le contexte / qui ont parlé en ce sens à la TV].

2ème problème : ils méconnaissent le magistère ante-conciliaire [parce qu'ils / et ils] sont submergés par des préoccupations pastorales. Leurs soucis sont totalement différents des nôtres qui nous focalisons sur Vatican II et la collégialité... [En publiant une telle déclaration.] Nous nous (faisons / ferions] plaisir à nous-mêmes et nous ne [faisons / ferions] pas avancer les choses.
La réforme consiste à travailler, à faire circuler « in capite et in membris », simultanément. In capite, c'est par rapport au pape, à Rome et ça a consisté dans les discussions doctrinales et nos efforts ne sont pas couronnés de succès pour l'instant. In membris c'est par rapport aux fidèles, aux paroisses et au clergé conservateur. Il faut maintenant intensifier le contact in membris.

En remontant plus loin dans l'histoire, on constate que la réforme carolingienne a consisté dans la
multiplication d'initiatives privées qui se sont élaborées en dehors du pouvoir romain sans l'affronter et que celui-ci a fini par approuver en légiférant. Le pape ne lance pas l'initiative mais c'est la base qui les lance, initiatives qui s'épanouissent jusqu'à ce que la tête les reprenne à son compte pour les
officialiser. Pour cela il faut une disposition suffisante des inférieurs pour se laisser conduire sinon la
tête ne peut pas reprendre à son compte la réforme. Le Motu Proprio est une étape, le pape ne peut pas aller plus vite et plus loin pour l'instant. Mgr a bien dit que ce sont les chiffres qui parleront. « De
l'histoire on n'apprend rien », dit... ? Les gens font toujours les mêmes bêtises ! Le changement
viendra de la multiplication de ces initiatives et par leur rencontre et leur union."

Du 17 au 25 octobre: Neuvaine au saint Enfant Jésus de Prague



En préparation à la fête du Christ Roi, nous vous invitons à vous unir à la neuvaine suivante, aux intentions de toute la Résistance, et spécialement pour les prêtres fidèles encore dans la FSSPX afin qu'ils ne tardent pas à nous rejoindre. 


mardi 14 octobre 2014

Correction d'un article précedent et nouveau site de Mgr Williamson



Le dernier article intitulé lettre ouverte (avec des réflexions de Mgr de Castro Mayer) n'était pas signé et ne portait aucune indication de son auteur. En fait, son auteur était le Père Rafael Arizaga OSB .

Nouveau site de Mgr Williamson:


Après Dinoscopus,


voici le nouveau site de l'Initiative Saint Marcel :