KE 885 (29 juin 2024)
Prions notre Rosaire, il est encore temps.
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| Détails |
Si, après avoir examiné ces trois vérités préliminaires, une âme souhaite
toujours devenir catholique, elle doit aller voir un prêtre catholique pour
demander le baptême, qui est de nécessité normale pour entrer dans l’Église.
Kyrie eleison
Jésus, Marie, je Vous aime ! Sauvez les âmes !
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| On remarquera la présence de Mgr Bonnemain, actuel évêque de Coire, mais aussi de Mgr Eleganti, ancien évêque auxiliaire de ce diocèse. (Source : https://riposte-catholique.fr/archives/188731) |
L’automne dernier, un ancien
confrère m’a envoyé la lettre qui suit (légèrement abrégée ci-dessous.) Il est
toujours prêtre de la FSSPX (peut-être parce que de l’extérieur il pourrait
être plus menaçant pour ses Supérieurs qu’il ne l’est de l’intérieur, où il
continue à respecter leur ‘autorité’). Que Dieu ait pris avec Lui Mgr Huonder,
qui est décédé après la rédaction des lignes ci-dessous ! On peut estimer qu’il
était moins rusé que les malfaiteurs qui se sont servis de lui.
Par rapport à ce qu’elle a été pendant 21
ans sous Mgr Lefebvre (1970–1991), la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X est
devenue très libérale, abandonnant de fait depuis 2012, et à tous les échelons,
la voie tracée par son fondateur. C’est mettre le nom en accord avec la réalité
que de l’appeler aujourd’hui ‘Néo-fraternité’, hélas. Je pense que tous les
problèmes de cette ‘Néo-fraternité’ ont trouvé pour le moment un point d’orgue
avec l’installation de Mgr Huonder.
1. Il a été ordonné prêtre et évêque selon
les nouveaux rites d’ordination et de consécration. Or, ceci n’est plus
considéré comme un problème dans la ‘Néo-fraternité’. Un appel pour qu’il se
laisse réordonner et re-consacrer sous condition est malheureusement resté sans
suite. La Néo-fraternité a abandonné le principe, ancien dans l’Église, du
‘tutiorisme’, qui consiste à aller toujours au plus sûr chaque fois qu’il y a
le moindre doute sérieux quant à la validité des sacrements reçus, comme c’est
le cas pour les consécrations d’évêques dans la nouvelle Église, et peut-être
même pour l’ordination des prêtres.
2. Mgr Huonder critique le pape François,
Vatican II et la nouvelle messe, mais sans enthousiasme. Et cela suffit pour
qu’une grande partie des laïcs de notre Néo-fraternité l’appellent ‘l’homme ou
l’évêque qu’il nous faut’. Mais en réalité, il n’a jamais expressément condamné
ni Vatican II (1789 dans l’Église) ni la nouvelle messe (la messe de Luther).
Mgr Huonder a déclaré à quelqu’un qu’il disait la nouvelle messe avec dignité
et qu’il la considérait comme une forme tout à fait louable de la messe. Ceci
manifeste sans ambiguïté comment il entend réconcilier l’ancienne messe avec la
nouvelle église, tout à fait dans l’esprit du pape Benoît XVI, mais en
opposition totale avec Mgr Lefebvre.
3. Dans ses conférences, Mgr Huonder admet
ouvertement que sa tâche est de ramener la Néo-fraternité sous l’autorité de
Rome. Il est donc un agent infiltré du pape François. Mgr Huonder s’est fixé
exactement la même tâche que le pape François : attirer la Néo-fraternité dans
le Moloch qu’est la nouvelle Église (François l’a fait en légitimant les
confessions, les mariages et les ordinations dans la Néo-fraternité, utilisant
la tactique du salami pendant trois années consécutives, de 2015 à 2017). Et
tout comme les Supérieurs de la Néo-fraternité, lors de la légitimation
officielle de leurs confessions, ordinations et mariages, se sont écriés : «Oh,
Saint-Père, nous vous remercions ! », de même nos Supérieurs s’inspirent
maintenant de Mgr Huonder, et se réjouissent qu’un évêque de la Nouvelle église
ait trouvé son chemin vers la Néo-fraternité, qu’il vive dans l’une de nos
maisons, et rejoigne ouvertement la Néo-fraternité comme un sous-marin. Nos
Supérieurs sont devenus bien aveugles.
4. Mgr Huonder a écrit sa thèse de doctorat
sur une question d’exégèse juive au Moyen-Âge. Mgr Huonder a introduit dans
l’Église suisse le « Jour du Judaïsme ». Aucun membre de la Néo-fraternité ne
semble s’être demandé si la relation de Mgr Huonder avec les Juifs
correspondait à la vision traditionnelle de l’Église catholique.
5. Un collègue m’a écrit que si le nouveau
rite de consécration des évêques s’avérait invalide, cela aurait des
conséquences désastreuses. Depuis le début des années 1970, il n’y aurait plus
de prêtres ou d’évêques valides. Cela impliquerait que toutes les congrégations
de rite traditionnel officiellement reconnues dans la Nouvelle Église, comme
Saint-Pierre ou le Christ-Roi, n’auraient pas non plus de prêtres valides et
que l’Église du Christ n’existerait plus que dans la Néo-fraternité. Ni le pape
Benoît XVI ni Mgr Viganò n’auraient été des évêques valides. Ces conclusions,
qui relèvent d’une certaine logique, doivent être prises au sérieux.
Le Supérieur Général de la Néo-fraternité,
l’abbé Pagliarani, a soulevé cette question lors de sa Conférence à Ecône le 8
septembre dernier. Or si la Néo-fraternité veut absolument l’amour et la
reconnaissance de la Rome maçonnique et moderniste, alors mieux vaut ne pas
évoquer le problème. C’est pourquoi il a explicitement pris position en faveur
de la validité des Consécrations dans le nouveau rite. Une conclusion aussi
grave peut-elle être vraie ? On nous répète constamment que Bergoglio a
l’intention de réformer la nouvelle messe, et que dans la réforme de la
réforme, il n’y aura plus de mots de consécration prononcés sur le pain ou le
vin, ce qui signifierait la disparition complète de la messe. D’ailleurs, à mon
avis, environ deux tiers des nouvelles messes sont déjà invalides, parce que
les prêtres ne croient plus à la Présence Réelle du Christ. Mais si la
disparition totale de la Messe est une éventualité, pourquoi pas aussi la
disparition totale des évêques consacrés validement ?
Kyrie eleison
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| Mgr Bonnemain aux obsèques de Mgr Huonder à Ecône |
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| Après la cérémonie, Mgr Fellay s'entretient avec l'évêque et l'évêque auxiliaire de Coire |
Voulez-vous éduquer vos enfants à l’épreuve
?
Le latin et le grec ont déjà fait leur preuve.
La place des auteurs païens
classiques dans l’éducation catholique fait l’objet d’une controverse. Mgr
Gaume, célèbre catholique antilibéral du 19ème siècle, jugeait par exemple ces
auteurs classiques trop impudiques pour être enseignés dans les écoles catholiques.
Mais cette position semble excessive car, pour éduquer au plan naturel, les
humanités païennes possèdent trop de qualités réelles pour être écartées sans
appel. Ces humanités sont le produit d’hommes intelligents et réfléchis qui ont
mûrement médité sur la vie des hommes et qui exposent, moyennant un don de
Dieu, beaucoup de vérités sur la vie et la nature humaines. Certes, l’impureté
se dissémine un peu partout dans les œuvres, mais elle n’en est pas l’essentiel
et relève plutôt du détail. À cet égard, L’Énéide
de Virgile constitue un exemple remarquable : sa valeur morale est si élevée
que l’œuvre était largement consultée à l’apogée du Moyen-Âge pour l’idéal de
vie qu’elle proposait.
En résumé, la société chrétienne
est surnaturellement supérieure à la société des classiques de l’Antiquité,
mais cette dernière est, du point de vue naturel, bien supérieure à la société
moderne dégénérée. En ce qui concerne l’éducation, rien n’est plus facile que
d’argumenter en faveur de la supériorité totale du latin et du grec sur les
langues ou les sciences modernes. Une bonne éducation doit apporter à la fois
la discipline pour le cœur et l’esprit, la culture pour l’âme et l’histoire
pour la conduite de la vie. Le latin et le grec fournissent à eux seuls ces trois
éléments, le latin offrant les fondements pratiques et le grec la théorie.
DISCIPLINE : le latin est une
langue extrêmement logique, qui demande beaucoup de réflexion pour démêler le
sujet, le verbe, l’objet, etc. Certes, l’apprentissage des mathématiques, de la
physique, de la chimie, de l’informatique, de la technologie, etc., est
également une discipline, mais tout y est matériel, déterminé, inhumain,
faisant précisément et orgueilleusement abstraction de tout ce qui est
spirituel, libre ou humain. Et ce que les jeunes ne peuvent plus apprendre à
l’école, ni auprès de leurs grands-parents voire de leurs parents, ils doivent
le trouver dans le caniveau, fourni par Hollywood ou par l’Internet sur leur
smartphone, etc. Heureux celui qui a ne serait-ce qu’un entraîneur sportif . .
. humain ! Dans le désert spirituel de l’éducation ‘scientifique’, quelle
influence positive peut avoir ce simple entraîneur humain !
CULTURE : Quand il s’agit
d’éduquer et de former chez les jeunes les cœurs et les âmes (qu’ils ont, et
avec des besoins impérieux), alors les ‘sciences’ énumérées ci-dessus sont ni
plus ni moins vouées à l’échec, tandis que les langues modernes sont un second
choix. Car depuis la ‘Réforme’, toute la modernité avec sa culture est plus ou
moins entachée d’apostasie et de guerre contre Dieu. Bien sûr, les cultures
latine et grecque ne sont pas exemptes du péché originel, mais elles sont
parfaitement exemptes de la ‘Réforme’ et de toutes ses conséquences, et
présentent donc une vision plus simple et plus pure des fondements de la nature
et de la vie humaines. Une aide précieuse pour la jeunesse.
L’HISTOIRE : Le latin et le grec
sont tout ancrés dans l’histoire de la civilisation occidentale, alors qu’il
est aujourd’hui trop tard pour que la culture d’une autre langue le soit. Le
latin et le grec furent deux des trois langues attachées sur la Croix de Notre
Seigneur. Le grec fut la langue du Nouveau Testament. Rome devint bientôt le
centre de l’Église. « L’histoire est maîtresse de vie », dit un vieil adage, et
apprendre le latin et le grec revient nécessairement à apprendre un peu
d’histoire grecque ou romaine. Dans 1984, George Orwell écrivait : « Qui
maîtrise le passé maîtrise l’avenir ; qui maîtrise le présent maîtrise le passé
». Ainsi, ceux qui maîtrisent nos écoles aujourd’hui maîtrisent notre avenir.
Ces personnes actuellement à l’œuvre remisent le latin et le grec, et font
commencer l’histoire à la Seconde Guerre mondiale, histoire qui est beaucoup
plus facile à manipuler que l’histoire ancienne. Que devons-nous conclure sur
l’éducation moderne ? Elle n’est pas bonne. Elle forme des suiveurs de
l’Antéchrist.
Kyrie eleison
Message transmis par l'abbé Pio (CMSPX en Inde)
Cher père et chers fidèles,Je vous souhaite des fêtes de Pâques joyeuses et bénies.Cette année, la Divine Providence nous a gratifié d'un cadeau spécial, encourageant : alors que nous étions sur le point de perdre espoir, nous avons eu 200 communions le Jeudi Saint et 225 à la Vigile de Pâques dans la paroisse du village. C'est la seule paroisse de village en Inde à avoir une messe en latin. Tous les assistants n'ont pas été inspirés par la dévotion de Pâques mais quelques uns d'entre eux ont eu des problèmes avec l'évêque local.
Néanmoins, la retraite s'est déroulée sans encombre et nous avons eu une foule importante pour le Chemin de Croix.
Je remercie les fidèles australiens qui ont prié pour ce village, en particulier le groupe du Rosaire de Melbourne et les membres du Tiers Ordre franciscain.J'espère que des vocations en sortiront et qu'ils continueront à soutenir la messe en latin.
Nous avons vu trop de déceptions et nous ne sommes donc pas exaltés dans le sens du monde mais dans le sens spirituel : tant de personnes se sont confessées et ont reçu Notre Seigneur.
Que le Dieu de l'Espérance élève nos esprits à la puissance de la Résurrection.
Dans l'Immaculée,
Abbé Pio