samedi 18 janvier 2025
La démocratie
vendredi 17 janvier 2025
Charité 2025
| Auvergne 11 mai 2014 |
KE 913 (11 janvier 2025)
Si les catholiques pratiquaient la charité, tous les ennemis
Seraient, sans une goutte de sang, frappés à terre.
« … si Dieu permet la dégringolade d'une œuvre sacerdotale, Il ne veut pas pour autant abandonner son Église et les âmes rachetées par son Précieux Sang. C'est pourquoi le Bon Dieu suscite, en parallèle à cette triste déchéance de la SSPX, depuis au moins 10 ans, de nombreux bastions. Ces petits fortins de catholicité sont divers et variés. Ils n'ont pas forcément la même optique et la même fermeté mais ce qui est certain c'est qu'ils ne veulent plus suivre la SSPX dans sa volonté de ralliement.On aura ainsi la Compagnie de Marie avec l'abbé Chazal, la SAJM avec Mgr Faure, La Villeneuve avec l'abbé Pivert, les dominicains d'Avrillé, les bénédictins de Bellaigues, diverses confréries sacerdotales sous l'autorité des évêques de la « Résistance » et les divers prieurés... Tout cela uni sous l'autorité morale et spirituelle des 7 évêques de la « Résistance » (…) Le plus important dans cette résistance catholique reste bien évidemment la Foi catholique. Foi catholique défendue en première ligne par l'épiscopat pleinement fidèle et résistant. Car c'est ainsi que continue l'Église catholique dans sa hiérarchie légitime, sa Foi intègre et ses sacrements non douteux. Chaque bastion aura ses caractères propres et même ses faiblesses. Il n'est même pas exclu qu'un bastion tombe mais comme le disait le RP Calmel au sujet des bastions, cette chute de l'un ne fait pas périr l'ensemble comme ce serait le cas pour une œuvre qui engloberait toute la tradition catholique.Le père Calmel soulignait aussi la charité qui doit unir les bastions. Car même si chaque bastion a une certaine autonomie qu'il faut respecter, il n'en reste pas moins nécessaire qu'il y ait une certaine entraide et d'éviter les jalousies ecclésiastiques et religieuses qui ont toujours été un fléau dans l'Église catholique.Cette situation devra durer tant que l’Église n'aura pas retrouvé un Pape parfaitement catholique. Prions et méritons pour que Dieu nous le donne au plus vite. »
dimanche 12 janvier 2025
Champ de bataille : la Messe
KE 912 (4 janvier 2025)
Entre la nouvelle messe et l'ancienne, c'est la guerre,
qui ne se termine pas par des paroles doucereuses, mais par du sang et des
effusions de sang !
« Supprimer la messe, détruire l'Église » est une citation célèbre attribuée à
Martin Luther (1483-1546). Il ne l'a peut-être jamais dite, bien qu'il semble
très probable qu'il l'ait fait, mais dans tous les cas, la citation est vraie,
comme les catholiques ont pu le constater après Vatican II. Le tout premier des
16 documents de ce concile concernait la liturgie, sous le nom de « Sacrosanctum
Concilium », mais les mots du texte sont tout à fait ambigus. Ils peuvent
paraître conservateurs, mais en fait ils sont conçus pour ouvrir la porte à
cette révolution liturgique qui, au lendemain du Concile, a pratiquement
détruit la messe. Très peu de temps après l’imposition officielle – apparemment
– de la nouvelle messe du pape Paul VI en 1969, l’archevêque Lefebvre a déclaré
que s’il devait l’introduire dans son nouveau séminaire d’Ecône, il pourrait
tout aussi bien fermer le séminaire dans les trois semaines. Tel est le pouvoir
anticatholique de la liturgie « renouvelée », car c’est en assistant à la messe
que la plupart des catholiques vivent leur religion.
En fait, de 1969 à
aujourd’hui, la liturgie « renouvelée » du pape Paul VI a fait du rite de la
messe le champ de bataille central de la grande guerre de la foi entre le
catholicisme immuable de la Tradition et la révolution en constante évolution
du protestantisme libéral-moderniste. Et c’est toujours le champ de bataille
central, comme le montre la persévérance du pape François dans ses efforts
insensés pour effacer complètement la messe latine. Un excellent article d’un
laïc français, Yves de Lassus, est résumé ci-dessous. Pour accéder à l’article
original, beaucoup plus complet :
https ://www.a-f-s.org/2022/01/11/lettre-aux-amis-de-l-afs-janvier-2022/
Le 18 décembre 2021, la Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline
des Sacrements (CCD) a publié une note intitulée Responsa ad
dubia répondant aux questions sur l’application du Motu
Proprio Traditionis Custodes . De nombreux fidèles ont été désemparés
par la dureté de cette réponse. Mais dès le départ, l’intention du Motu
Proprio était claire ; la réponse de la Congrégation ne fait
qu’expliciter une fermeté déjà exprimée dans Traditionis
Custodes . Pour la CCD, la messe est le « partage de l’unique pain
rompu » et le « mémorial de la Pâque ». Assister à la messe signifie «
participer à la table eucharistique ». On ne rappelle jamais que la
messe est un sacrifice, le renouvellement non sanglant de l'unique
sacrifice du Christ sur la Croix.
Cet effacement du
caractère sacrificiel est accentué par le but que la CCD attribue à la messe.
Pour la CCD, le but de la messe est l'unité. Le premier objectif de Traditionis
Custodes et par conséquent de la messe elle-même est de « continuer
la recherche constante de la communion ecclésiale ». Aucun des quatre
buts traditionnels de la messe n’est rappelé. Pour la CCD, la messe est avant
tout une manifestation d’unité entre les hommes au lieu d’un acte entièrement
tourné vers Dieu. Il est donc clair que l’intention générale de la réponse de
la CCD est de mettre un terme une fois pour toutes à l’usage du Missel
traditionnel. L’ancien rite, dit la CCD, « ne fait pas partie de la vie
ordinaire de l’Église ». De plus, la CCD insiste sur le fait que « la réforme
liturgique est irréversible ». Tout retour à l’ancien rite se veut donc
impossible.
Il ne faut pas se voiler
la face. Le Saint-Siège est entré en guerre contre le rite traditionnel avec la
volonté de l’éradiquer complètement de la vie de l’Église. C’est une véritable
guerre entre deux conceptions différentes de la messe et deux conceptions
radicalement opposées de l’Église et de la vie chrétienne. On est même
légitimement en droit de se demander s’il s’agit de la même religion. Il
est donc illusoire d’espérer que le Saint-Siège adoucisse sa position si nous
tenons un discours conciliant. Non !
Rome veut la fin de la messe traditionnelle, tandis que nous voulons maintenir
le rite tridentin, parce que c’est Dieu lui-même qui le veut. Face à cette
guerre entre les deux rites, il n’est plus possible de différer une décision.
Il faut choisir un camp ou l’autre.
Lequel ? Il faut condamner l’erreur, même si elle vient du Saint-Siège. La messe est d’abord un sacrifice offert à Dieu dans un but qui est à la fois adoration, action de grâce, propitiation et expiation. Aucun pape ne pourra jamais abroger la bulle de saint Pie V autorisant à perpétuité l’usage du Missel traditionnel. La messe est dans une situation qui, à bien des égards, ressemble à celle vécue par Notre-Seigneur pendant sa Passion : l’Autorité suprême la condamne à mort. Mais pendant la Passion, Notre-Dame ne s’est pas révoltée : Elle est restée indéfectiblement proche de son Fils, silencieuse et recueillie. Sans doute a-t-elle prié pour les bourreaux. En ce qui concerne la messe latine, adoptons la même attitude : restons-y indéfectiblement attachés, même si elle vient d'être condamnée à mort.
Kyrie eleison
mardi 7 janvier 2025
Décès de Jean-Marie Le Pen
Nous venons d'apprendre le décès de Jean-Marie Le Pen en ce jour.
Il serait très ingrat de ne pas confier à vos prières le repos de son âme car il fut tout de même un très grand combattant pour la patrie, même si nous pensons qu'il n'a pas toujours fait les bons choix politiques.
Malgré des ennemis très nombreux et une haine féroce des médias dominants, il n'a jamais cessé de combattre l'esprit gauchiste. En un certain sens, il est un peu le descendant des anciens chevaliers qui ne craignaient pas de donner et de recevoir des coups.
Nous aimerions trouver ces vertus parmi les catholiques mais malheureusement ce n'est pas le cas actuellement.
Je dirai prochainement une messe pour le repos de son âme.
Qu'il repose en paix,
Abbé Matthieu Salenave
La vidéo suivante vous permettra de découvrir (ou redécouvrir) les qualités humaines du défunt, ultime tribun :
samedi 28 décembre 2024
Contre le sédévacantisme
KE 911 (28 décembre 2024)
La façon dont les hommes se
comportent doit être affinée par la loi,
Mais la loi doit suivre de près
la réalité.
La controverse autour de la
démission du pape Benoît XVI en février 2013 continue d’alimenter le débat sur
la vacance du Siège apostolique : cette démission était-elle valide ou non ? Si
elle était valide, alors l’élection ultérieure du pape François n’était pas
invalidée par le fait que Benoît XVI était toujours le pape valide. Mais si la
démission de Benoît XVI était douteuse, alors un doute plane sur tout le
pontificat ultérieur de François, car Benoît XVI n’est décédé qu’en 2022, après
que François eut exercé la fonction de pape pendant près de dix ans. À l’automne
de l’année dernière, l’évêque Athanasius Schneider a écrit un article très
intéressant, accessible sur Internet, donnant de précieux principes sur toute
la dispute autour de la vacance ou non du Siège apostolique (en latin « sedes
»).
Cela peut sembler une dispute
oiseuse, mais ce n’est pas le cas. L’Église catholique est une organisation
mondiale, strictement hiérarchique, dans laquelle tous les curés dépendent
d’évêques diocésains valides pour leur nomination valide à la tête des paroisses,
et ces évêques dépendent à leur tour d’un pape valide pour leur nomination
valide à la tête de leur diocèse. Pour que l’Église puisse fonctionner, son
chef doit exister réellement, être clairement identifié et universellement
accepté. Bien sûr, à plusieurs reprises dans l’histoire de l’Église, l’identité
du pape a été contestée, notamment pendant le Grand Schisme d’Occident de 1378
à 1417, qui a vu à sa fin non pas deux mais trois candidats se proclamer papes.
Cependant, tous les catholiques savaient que plus d’un pape était très nuisible
à l’Église, de sorte que le schisme n’a duré que 39 ans.
Dans ce débat, il est
intéressant d’observer comment l’Église a jugé la validité des papes en
question. D’un côté, Urbain VII a été élu à Rome au conclave de 1378, au milieu
de pressions et de menaces énormes, mais il a été accepté et reconnu comme pape
par tous les cardinaux qui l’avaient élu. L’Église a fini par voir en lui et en
ses successeurs la lignée des vrais et valides papes. D’un autre côté, quelques
mois plus tard, des cardinaux français ont contre-élu un Français comme pape
Clément VII, qui a établi la papauté d’Avignon dans le sud de la France.
L’Église a fini par condamner cette lignée de « papes » comme antipapes. Ce qui
ressort de cet exemple et de plusieurs autres, surtout au Moyen Âge, c’est que
pour qu’un pape soit valide, la lettre de la loi importe moins que la nécessité
absolue pour l’Église d’avoir un chef unique, visible, reconnu et certain.
Ainsi, Grégoire VI a acheté son
pontificat en 1045 pour une grosse somme d’argent, de sorte que son élection
était strictement invalide, mais l’Église l’a toujours reconnu comme un pape
valide. En 1294, le pape Célestin V a démissionné de manière douteuse et
Boniface VIII lui a succédé de manière controversée, mais les deux événements
ont été « guéris à la racine », ou rendus valides par la suite, en étant
universellement acceptés par les catholiques, le clergé et les laïcs. Cette
doctrine d’un événement, illégal à l’époque mais rendu légal par la suite,
l’Église l’applique aux mariages et aux élections papales, sous certaines
conditions. Pour les élections papales, ces conditions sont que le nouveau pape
soit immédiatement accepté comme pape par l’Église universelle. Ce fut
certainement le cas du pape François, lorsqu’il salua la foule depuis un balcon
du Vatican surplombant la place Saint-Pierre juste après son élection papale,
avec toutes les fautes canoniques possibles de l’élection.
Quant à la démission
controversée ou douteuse de Benoît XVI, les opinions peuvent diverger et
l'Eglise peut décider avec autorité ce qu'elle signifie, seulement après
qu'elle sera enfin sortie de la crise sans précédent provoquée par la
séparation de l'autorité catholique et de la vérité catholique au Concile
Vatican II. Cependant, sur la base des principes réalistes exposés par Mgr
Schneider dans son article, il ne semble pas difficile de conclure que cette
démission était à la fois douteuse en elle-même et nuisible dans la pratique à
l'Eglise.
C’est douteux en soi , car Dieu a conçu son Église comme une
monarchie, ou le règne d’un seul, et non comme une dyarchie, ou le règne de
deux. Dieu a évidemment voulu que son Vicaire, ou son remplaçant, ait à sa
disposition à Rome toute une aristocratie de fonctionnaires pour l’aider à
gouverner l’Église mondiale, mais de cette aristocratie, il est le seul roi
incontesté. Et nuisible dans la pratique , car la distinction
faite par Benoît XVI entre « munus » (office) pour lui-même et «ministerium»
(ministère ou travail) pour François, n’excluait pas clairement que lui-même
continue à participer au gouvernement de l’Église. Cependant, qui a gouverné
l’Église depuis la démission de Benoît XVI jusqu’à sa mort ? Pas Benoît XVI. Et
quand Benoît XVI est mort, y a-t-il eu un conclave papal ? Non. C’est François
qui a été pape, de 2013 à aujourd’hui.
Kyrie Eleison
mardi 24 décembre 2024
Saint et joyeux Noël à tous nos lecteurs et abonnés !
Les responsables du site Reconquista souhaitent un très saint et joyeux Noël à tous leurs lecteurs et amis !
dimanche 8 décembre 2024
Est-il moral de participer au jubilé 2025 organisé par François ? Qu'en pense la FSSPX ?
| Luce, croisement entre Greta Thunberg, avec son imperméable jaune, et Anabel Montes, la « volontaire » des ferry-boats migrants, aux cheveux bleus |
Avant, les prochaines célébrations de l’Année Sainte en 2025, le Vatican, François régnant, dévoile la mascotte officielle du jubilé 2025. Une nouvelle offense envers l’Église catholique et les fidèles. Et l’expression de l’église fluide, syncrétiste et arc-en-ciel promue par la Rome conciliaire et bergoglienne.
Le Jubilé 2025 s’inscrit comme les autres événements de l’ère post-Vatican II dans une clé conciliaire, mondaine et syncrétiste
L’année 2025 sera une année jubilaire pour l’Église catholique. Le Jubilé, ou Année Sainte, est généralement célébré tous les 25 ans. C’est l’un des événements les plus importants de l’Église catholique romaine, et le Jubilé de 2025 devrait attirer des dizaines de millions de pèlerins à Rome. (Note de F.F : Certains prêtres de la FSSPX organisent déjà des cars et des avions pour se rendre à Rome !! ) Le Jubilé 2025 débutera officiellement le 24 décembre, avec une messe présidée par le pape François sur la place Saint-Pierre.
Si le Jubilé est un événement important de l’Église catholique, ce Jubilé 2025 s’inscrit comme les autres événements de l’ère post-Vatican II dans une clé conciliaire, mondaine et syncrétiste bien plus que catholique. Luce, la mascotte du Jubilé en est un exemple frappant.
L’archevêque Rino Fisichella, organisateur du Jubilé 2025, lors d’une conférence de presse le 28 octobre, a dévoilé Luce, qui signifie « lumière » en italien. Cette petite figurine, laide et infantile, exprime selon Mgr Fisichella, désir de l’Église conciliaire « de vivre à l’intérieur de la pop culture si aimée par les jeunes ».
mercredi 30 octobre 2024
L’aveuglement de Vatican II
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Les modernes vivent une vraie tragédie,
Parce qu’ils ignorent leur forte myopie.
Si nous voulons sauver nos âmes
pour l’éternité, comme Dieu le souhaite pour nous tous (2 Tim. 2, 4), le monde
d’aujourd’hui constitue un environnement dangereux. Car depuis sept siècles, à
grands traits, l’humanité a lentement mais sûrement rétrogradé Dieu pour
prendre Sa place : tentative insensée, vouée à l’échec, mais qui entretemps a
conduit cette humanité au bord du suicide nucléaire. Or, depuis l’Incarnation,
le plus grand obstacle à la folie de l’homme sur ce chemin de ruine a été la
propre Église de Dieu, instituée par Son Fils, Notre Seigneur Jésus-Christ. L’Église
doit être la continuation de Son Incarnation parmi les hommes, la Lumière du
monde pour dissiper la confusion des hommes, et le Sel de la terre pour
empêcher leur corruption. Hélas, dans les années 1960, Vatican II fut l’apogée
des tentatives humaines de servir le Diable en paralysant cette Église, en
sorte d’envoyer toutes les âmes des hommes en Enfer au lieu du Paradis. De là
viennent la confusion et la corruption qui nous entourent.
Mais Vatican II se devait d’être
subtil, car au 20e siècle, notre Mère l’Église avait déjà analysé et réfuté les
principales erreurs qui ont conduit à Vatican II, en particulier le
protestantisme (1517) et ses rejetons, le libéralisme (1717) et le communisme
(1917). Dans le cortège d’erreurs accompagnant ces trois-là, la plus dangereuse
était certainement le modernisme (1907), car elle était maniée par des prêtres à
l’intérieur de l’Église, prêtres désireux de mettre à jour l’Église de Dieu
en l’adaptant à l’impiété de l’homme moderne. Il fallait donc de la subtilité
pour tromper les catholiques alertés par toutes les formes du protestantisme
(et pour la même raison, il faudra encore plus de subtilité à l’Antéchrist pour
tromper une humanité rendue vigilante par le Châtiment divin qui aura lieu d’ici
à son avènement).
À la mort de Mgr Lefebvre en
1991, l’un des souhaits de ce prélat était que la Fraternité de prêtres qu’il
avait fondée en 1970 travaille sur les erreurs subtiles de Vatican II pour les
analyser et les dénoncer. C’est un travail précieux pour le salut des âmes, et
un livre remarquable à cet égard, Prométhée,
la religion de l’homme, de l’abbé Álvaro Calderón, a été traduit en
français et publié en mai dernier par la maison d’édition de la Fraternité en
France, accessible à https
://www.clovis-diffusion.com/promethee-la-religion-de-l-homme-c2x41035800. Le
livre n’est pas facile à lire, mais il est hautement recommandable pour sa
magistrale analyse thomiste de Vatican II.
Voici par exemple, très
brièvement, la première erreur majeure de Vatican II dénoncée par l’abbé
Calderón :
L’homme doit
être le centre de la religion, parce qu’il est, parmi toutes les autres
créatures matérielles, la seule créature qui soit aussi spirituelle. Il est
donc supérieur à toutes les autres, il est le but principal de toutes les
autres, et il est le but principal de toute la création matérielle, étant la
seule créature créée pour elle-même, toutes les autres créatures matérielles n’ayant
été créées que pour lui. Il doit donc être au centre de toute véritable
religion de cette création.
Mais tous ces arguments ne
tiennent pas compte du Créateur. Si nous partons de Dieu et non de l’homme,
nous savons que la seule et unique cause ultime de la création de l’homme
ne peut être que l’Essence de Dieu lui-même, car le seul et unique objet
possible de la Volonté de Dieu est Sa propre Bonté, car cette Bonté infinie est
la seule à pouvoir satisfaire Sa Volonté infinie. Toute créature et toute chose
qu’Il choisit librement de créer, Il ne peut les vouloir que dans et par
Sa volonté de Son propre Moi incréé.
Par conséquent, ce ne peut être
que Lui-même, et non l’homme, qui est le but ultime de la création, et
Lui seul qui peut être au centre de toute véritable religion dans cette
création. Tous les arguments des textes de Vatican II qui tentent de placer l’homme
à la place de Dieu au centre de la création matérielle, échouent à cause de
l’ignorance, volontaire ou non, des suprêmes trésors de la philosophie et de la
théologie issus de la Tradition catholique. Ainsi, l’un des derniers et des
pires documents de Vatican II, Gaudium et
Spes, est, selon l’abbé Calderón, imprégné par la philosophie moderne très
fausse du personnalisme, selon laquelle la personne humaine est au centre de
tout. Non, ce n’est pas le cas. C’est Dieu qui est au centre de tout.
Kyrie eleison.
jeudi 10 octobre 2024
Rappel à Dieu de Mgr Bernard Tissier de Mallerais
A l'occasion de ce mois du Rosaire, nous prierons la Vierge Marie pour le repos de son âme.
Monseigneur Tissier de Mallerais nous laisse un certain nombre de documents écrits et audio. Relevons les plus intéressants :
- La biographie de Mgr Lefebvre
- L'étrange théologie de Benoît XVI , herméneutique de continuité ou rupture ?
- Une des meilleures analyses de Mgr Tissier sur la question de l'Église conciliaire et l'impossibilité de collaborer en pratique avec cette néo Église.
- Le sermon bien connu de la Pentecôte de 2013 où Monseigneur, rappelant l'exemple de Saint Herménégilde, nous encourage à refuser tout compromis avec l'ennemi.
samedi 5 octobre 2024
Mgr Lefebvre après 1988 - I et II
KE 896 (14 septembre 2024)
Le libéral, ce loup vêtu comme un agneau,
Est
jugé par son fruit, car il perd le troupeau.
« Je suis ‘libre’, dit-il, mais je n’ai
aucun droit, »
« Car je suis enchaîné, Dieu me tient par
sa Loi. »
« Au diable, Paradis ! Je fais ce que je
veux ! »
« Peu importent pour moi, la Loi, l’Enfer et Dieu ! ! »
Après les quatre consécrations
épiscopales de juin 1988, Mgr Lefebvre vit plus clairement que jamais que les
conciliaires romains ne sont pas des serviteurs de la Foi catholique. En 1989,
il donna un long entretien en France, hélas très abrégé ci-dessous. (Entretien
original complet à https
://laportelatine.org/formation/crise-eglise/ecclesiadeisme/un-an-apres-les-sacres-entretien-de-mgr-lefebvre-a-fideliter-juin-1989.)
Pourquoi ces consécrations ?
Depuis déjà plusieurs années
j’essayais de faire entendre à Rome qu’avançant en âge, il me fallait assurer
ma succession. Ils craignaient ces consécrations épiscopales, alors ils
faisaient allusion à la possibilité d’avoir un évêque, qui soit pour moi un
successeur.
Je suis allé à Rome pour des
colloques, mais sans confiance dans leur succès. J’ai voulu aller aussi loin
que possible pour montrer la bonne volonté qui était la nôtre. Mais très vite,
nous nous sommes aperçus que nous avions affaire à des gens qui n’étaient pas
honnêtes. Rome a soulevé la question du Concile, dont nous ne voulions pas
entendre parler. Nous avons trouvé une formule acceptable à la rigueur. Je n’ai
obtenu qu’un seul évêque, alors que j’en demandais trois. Cela était déjà
presque inacceptable. Et quand, avant même de signer le protocole, nous
demandions quand nous pourrions avoir cet évêque, la réponse était évasive.
Impossible d’avoir une date.
L’accumulation de méfiance et de
réticence m’a poussé à exiger la nomination d’un évêque pour le 30 juin.
C’était cela, ou je faisais des évêques. Face à cette mise en demeure, le
cardinal Ratzinger a dit : « Si c’est comme cela, le protocole est aboli. C’est
fini, il n’y a plus de protocole. Vous rompez les relations ». C’est lui qui
l’a dit, ce n’est pas moi.
Mgr Lefebvre n’aurait-il pas dû rester dans l’Église ?
dimanche 29 septembre 2024
Entretien avec Mgr Michæl Stobnicki
samedi 28 septembre 2024
Le mal du mondialisme
KE 894 (31 août 2024)
| Pol Pot |
Les ennemis de Dieu paraissent l’emporter,
Car tous Ses amis prient sans tenir ni lutter.
Dans son livre aujourd’hui
censuré, La hiérarchie des conspirateurs,
histoire du Comité des 300, le Dr John Coleman (né en 1940) a présenté une
liste de 20 moyens par lesquels les criminels dirigeant le monde actuel
entendent lui imposer leur Nouvel Ordre Mondial. Le Dr Coleman étudie depuis
longtemps ces malfaiteurs (https://omnia-veritas.com/product-category/livres-en-francais/john-coleman/).
L’intérêt d’une telle lecture pour les catholiques est d’admettre, s’ils ne
l’ont pas encore fait, à quel point nos véritables dirigeants actuels sont des
criminels, eux qui maîtrisent nos gouvernants fantoches mais sont eux-mêmes
invisibles pour le public. Les catholiques doivent se rendre compte de l’astuce
et de la concertation avec lesquelles les mondialistes agissent, et de la
quasi-réalisation de leurs objectifs totalement impies. Finalement, Dieu ne les
laissera pas vaincre, mais Il leur permettra de nous soumettre à l’épreuve
rigoureuse qu’ils montrent que nous méritons —
1. Créer et dominer un
gouvernement mondial unique, avec une religion et un système monétaire uniques.
2. Éliminer radicalement tout
sentiment d’identité et de fierté nationales, car c’est à ce prix seulement que
les hommes accepteront un gouvernement mondial au-dessus de toutes les nations.
3. Anéantir toute religion, en
particulier la religion chrétienne, sauf leur propre nouvelle ‘religion’.
4. Inventer des techniques de
contrôle mental afin de robotiser les humains et les maîtriser de l’extérieur.
5. Désindustrialiser totalement,
à l’exception des secteurs de l’informatique et des services. Le but est
d’arriver à une ‘société post-industrielle à croissance zéro’. L’industrie
indispensable peut être délocalisée dans des pays du tiers-monde à bas coûts.
6. Encourager la consommation,
voire la légalisation des drogues, et faire de la pornographie une forme d’art,
afin qu’elle soit largement acceptée et même considérée comme normale.
7. Dépeupler les grandes villes,
sur le modèle des massacres de Pol Pot au Cambodge.
8. Supprimer tout développement
des sciences, à moins que celles-ci ne servent les objectifs des mondialistes.
9. Faire mourir 3 milliards de
personnes d’ici 2050, soit par des ‘guerres locales limitées’ dans les pays
développés, soit par la faim et la maladie dans les pays sous-développés. Par
exemple, la population des États-Unis doit être ramenée à 100 millions
d’habitants d’ici à 2050.
10. Affaiblir la morale des
nations et démoraliser davantage les classes laborieuses par le chômage. Les
jeunes seront provoqués à se rebeller contre le statu quo au moyen des drogues et des mauvaises musiques, ce qui
conduira également à l’aveulissement et à la dissolution des familles.
11. Faire en sorte que les gens
n’aient plus l’habitude de décider de leur propre sort, en leur faisant subir
une crise après l’autre ; et qu’ils se sentent tellement dépassés par les
décisions à prendre pour conduire eux-mêmes leur propre vie qu’ils en
deviennent apathiques.
12. Fonder de nouvelles sectes et
favoriser les sectes déjà existantes.
13. Promouvoir le fondamentalisme
chrétien, qui considère l’Entité sioniste comme la ‘race élue de Dieu’, afin de
soutenir Israël, entre autres, par d’énormes sommes d’argent.
14. Faciliter la propagation de
sectes religieuses extrêmes comme les Frères musulmans ou les Sikhs et mener
des expériences de contrôle mental, à l’instar de Jim Jones dans son camp de la
mort de Jonestown en 1978.
15. Provoquer l’effondrement de
l’économie mondiale et, en conséquence, un chaos politique total.
16. Se rendre maître des
politiques nationales et internationales des États-Unis.
17. Apporter le plus grand
soutien possible aux institutions supranationales telles que l’ONU, le FMI, la
Banque des règlements internationaux de Bâle, la Cour internationale de justice
de La Haye, tout en affaiblissant les institutions nationales.
18. Infiltrer et maîtriser tous
les gouvernements, afin de dissoudre les constitutions de chaque nation.
19. Fabriquer du terrorisme
international puis négocier avec les terroristes passés à l’acte.
20. Soumettre toutes les
institutions éducatives des États-Unis, afin de les ruiner complètement.
Kyrie eleison.
