mardi 2 janvier 2018

FSSPX.news : comme un souffle de catholicisme libéral…


Le site MPI a publié cette analyse bien révélatrice de l'état actuel de la FSSPX; l'évolution est parfois subtile ... 

Par la voix de la FSSPX, on croyait le catholicisme traditionnel, c’est-à-dire le catholicisme authentique, résistant aux projectiles des catapultes ou des trébuchets les plus redoutables. Héritière de ce catholicisme bimillénaire, le seul à jamais pertinent, et fière de porter l’héritage, l’auguste société sacerdotale formait des prêtres chargés de conquérir les âmes d’ici-bas. Ces âmes malades, ces âmes qui se perdent dans le maquis des idées du monde ou s’isolent dans l’incompréhension des choses de ce monde. Mais cette conquête des âmes, et même de toutes les âmes qui peuplent les nations de la Terre, n’est pas une conquête à la César, ni à la Brutus contre César. Elle est d’ordre divin. Elle est de prescription divine : « allez enseigner les nations ! ». Elle est d’instruire au dépôt (doctrinal) de la Foi ; elle est aussi d’ouvrir les yeux de l’ignorant au trésor liturgique de la Sainte Eglise.

La FSSPX tenait l’étendard du Christ Sauveur dressé, au cœur d’une modernité de plus en plus orpheline de Dieu malgré deux mille ans de Révélation ininterrompue. Elle élevait l’hostie et le calice pour leurs plus humbles adorations. Elle portait, au-delà des rivages, la voix de son Divin Maître par le chant grégorien et la procession liturgique. Elle prêchait le Verbe de Dieu par-delà les haussements d’épaule ou le sarcasme des consciences rétives. Elle affrontait la logorrhée du penseur ou du théologien libéral qui fait du « moi-je » le centre de sa méditation spirituelle. Elle était, à la légion du Christ et de sa Sainte Mère, la chevalerie en marche, prête à en découdre avec l’erreur doctrinale et à freiner ses métastases. Les mots de la Foi sortaient de sa bouche avec force ; le courage de l’Espérance animait sa volonté au combat, et la Charité de ses actes éveillait, pour les soulager, les âmes blessées. Elle était forte dans son isolement au monde et se faisait plus forte encore en son devoir de demeurer fidèle à l’Eglise de toujours, à la messe de toujours, aux sacrements de toujours, malmenés tous ensemble par la foule ironique et rebelle des athées ou des catholiques libéraux.

Or, à l’aune d’un « réchauffement climatique » dont on nous rebat idéologiquement les oreilles, il apparaît que le souffle à l’intérieur de cette société se réchauffe à son tour. Les chefs, jadis au « présentez armes ! », se mettent au repos sans que l’ordre du Divin Maître ne les y invite. Ils déposent leur paquetage pour s’aller désaltérer à la buvette de la maison Sainte-Marthe ou se retirer à l’ombre d’un parasol romain. Par lassitude de ces chefs actuels, sans doute aussi par la pusillanimité qui gagne leurs esprits, ce tout d’ordre de l’Eglise militante, devient une sorte de bateau ivre, un forum où les opinions se croisent, un piaillement de basse-cour sur les commodités d’un nouveau modèle ou d’un nouveau statut canonique à recouvrir, car ceux-là même qui le dirigent, taisent ou relativisent les désordres qui, de l’extérieur, le troublent à l’intérieur. La machine libérale est alors en marche : se faire bien voir de l’autre, à Rome ou sur les quatre continents ; tenir des mots doux ou lénifiants, susurrer le vrai à reculons, le réduire au silence ou le négliger par omission.

De fait, à l’heure d’internet, à l’heure où le porte-voix se fait planétaire, l’ordre du combat est édulcoré pour céder la place aux sirènes du vivre-ensemble. Les mots sont départis de la volonté qui les anime. Le fondateur de la FSSPX ne s’est jamais dit vaincu, ni senti à l’extérieur de l’Eglise, ni n’a jamais consenti à l’indécent reproche que les autorités de l’Eglise lui firent de se vouloir, à lui seul, l’Eglise. Il était un homme d’Eglise, au sein de l’Eglise, arc-bouté à celle-ci, investi de la mission de la défendre contre les esprits retors qui l’envahissent depuis plus d’un siècle et que Vatican II a magnifiés. La FSSPX est une œuvre d’Eglise, au cœur même de l’Eglise, mise au rebus par le poison libéral qui la dirige à Rome et dans les diocèses du monde entier. Il est de nécessité publique de l’écrire et de l’affirmer. Il est même de nécessité catholique de l’oser répéter à ses dirigeants actuels.

Or, ce poison libéral a pénétré cette œuvre apostolique instituée il y a presque cinquante ans maintenant. Il a endossé le costume du coquet impétrant qui courtise la belle mariée au mépris de toutes les règles de la bonne moralité. Car la FSSPX est « mariée », oui ! « mariée » avec le magistère pérenne. Elle est l’épouse du rite tridentin érigé en sceptre de magnificence au cours des siècles de chrétienté catholique ; elle est la servante d’un seul Seigneur pour la promotion de l’ordre sacerdotal et se doit de refuser toute altération de ce lien royal. L’adultère est libéral, le divorce est libéral, le concubinage est libéral. Le mélange des idées est libéral, la confusion des genres et des espèces est libérale. Rien de ces parjures libéraux ne saurait, sans traîtrise, triompher du but fixé par le fondateur de cette société.

Lorsque l’on lit, aujourd’hui, le site dédié à la communication de la Maison Générale, FSSPX.news, l’on ne voit ni le rejet des courtisans romains ni celui de leurs supplétifs aux sourires biaisés qui tiennent leurs doigts croisés dans le dos. L’on y lit des brèves ou des notes d’actualité sur le Vatican ou l’Eglise dans le monde, sans le moindre rappel à l’ordre doctrinal, sans la moindre indignation spirituelle ni la moindre interpellation théologique.

Plusieurs articles, entre autres et actuellement en ligne, feront foi de cette démission de la pensée face à l’erreur : François exhorte la Curie à dépasser la logique des complots, Le maître des cérémonies du pape donne sa définition de la liturgie et François confirme le cérémoniaire de Benoît XVI dans ses fonctions . Nous sommes là dans le donné brut, froid, orphelin du commentaire dirigé et qui laisse au lecteur le soin de se faire sa propre opinion. Le catholique libéral est ainsi fait : pétri de toutes ces indépendances du vrai et du bien ; de l’indépendance de l’intelligence et de celle de la volonté ; de celle de la conscience et de celle du sentiment ; de celle du corps, du présent, de la raison, de l’individu, bref de l’indépendance de l’homme, dans tous ses états, parce qu’il est redevenu ce Protagoras en qui réside la mesure de toute chose.

S’avise-t-on de lui faire reproche de cet état d’esprit, il sort aussitôt les griffes, lance des oukases soviétiques contre la soi-disant révolte, sanctionne les auteurs, réduit au silence l’un, expédie l’autre au bout du monde, et lui oppose son « droit à… ». Les leçons du Pape François sont vite apprises.

Que le site internet de la Maison Générale, qui se réclame du saint Pape Pie X, grand pourfendeur des hérésies de notre temps, se fasse désormais le relais, sans commentaires, des erreurs libérales et modernistes qui siphonnent le corpus doctrinal de l’Eglise, relève de l’imposture. Il convient, hélas, de le mesurer…

Gilles Colroy

Le bien commun (suite)


Dans cette 2ème partie, M. l'abbé Chazal nous rappelle que le bien commun est aussi bien pour le bien du tout que pour le bien particulier. Le danger sera donc d'osciller vers la recherche exclusive du seul bien particulier (esprit démocratique et individualiste ou tyrannique) ou vers la seule recherche du bien du tout (totalitarisme, socialisme, fascisme, nationalisme). 
Dans l'Eglise le bien commun est la maintenance de la Foi plus que les oeuvres. Dans la crise actuelle de l'Eglise, et dans l'attente de la conversion de Rome, le bien du tout sera la recherche de la maintenance de la Foi. 



II - LE BIEN COMMUN EST-IL LE BIEN DE TOUTES LES PARTIES OU LE BIEN DU TOUT?

-Objection I : Les hommes ne sont ni généreux, ni bienveillants, au point de faire dire à Aristote qu'ils sont moins poussés à la révolte lorsqu'on assassine un de leurs proches, que lorsqu'on s'empare de leur propriété.

-Objection II : Le tout est-il concevable sans les parties? Ce sont plutôt les parties qui supportent le tout, chacune acceptant de se coordonner aux autres pour lui.

-Objection III : Le bien ou la fin pour laquelle les hommes s'unissent en société est la promotion de la personne humaine. Tout ce qui n'est qu'une création de l'homme (l'État, la société, les autorités) ne sera jamais qu'au service de l'homme.

Réalisation en acte de la nature humaine, le bien commun ne saurait se contenter d'être seulement le bonheur des parties individuelles de la société.

Le bien commun est à la fois utilitaire (ou individuel), en ce qu'il vise la perfection de chacun des membres; et désintéressé (ou collectif), dans la mesure où la vertu de tous est la conséquence de celle de chacun (VII Pol 13). Une société ne saurait exister sans unité sociale; sans que le bonheur soit partagé par tous les membres (VII Pol 2).

Basculer excessivement sur l'un ou l'autre aspect introduit les ferments mortels de l'individualisme libéral et de son pendant totalitaire. Chacune de ces deux erreurs, par la simple constatation des conséquences perverses de l'excès qui lui fait face, finit par se renforcer, si bien que l'apparition d'un régime à la fois totalitaire et sauvagement individualiste n'est pas à exclure.

Mais il y a plus: entre le bien de l'individu et celui de la société, c'est le bien de la société qui l'emporte en excellence. Quoique le bien commun passe par la perfection de chacune des parties, on ne peut pas dire que l'instrumentiste qui joue dans un orchestre recherche sa propre perfection comme son seul but, car il est évident que l'orchestre produit une perfection qui est autrement plus grande que la pure addition, même cohérente, des sons des instrumentistes. L'instrumentiste ne vient pas pour écouter sa musique, mais pour écouter et jouer dans l'orchestre, pour participer à une perfection plus haute que la sienne propre. Le bien commun est le bien du tout pris comme tout, et c'est le meilleur bien du bien particulier.

Le tout (Cité) est antérieur à la partie (chacun de nous), comme un corps par rapport à ses organes (I Pol 2). La partie est ordonnée au tout pour la production d'un bien qui répond à la proportion  du tout, et pas seulement de la partie. Et quand une partie s'expose pour le tout, ce n'est pas tant pour la multitude des parties qu'elle le fait, que pour maintenir la perfection du tout. On voit cette même réalité dans les œuvres de la nature, par exemple dans une ruche: peut-on dire que les abeilles vivent et travaillent plus pour les abeilles qui suivront, ou plutôt travaillent-elles pour que la ruche ou l'espèce même subsiste? Certes, la subsistance de la ruche passera par le bien des abeilles, mais ce n'est pas cela qui est ultimement visé par l'intention de la nature. Le soin que la nature apporte au fonctionnement de chaque partie ne se conçoit jamais en dehors de la recherche d'une perfection plus grande de l'ensemble. Ainsi, on ne peut pas se contenter de dire que la société soit pour la personne sans s'exposer à une dérive fâcheuse, hélas, ô combien!

- Réponse I : L'égoïsme de la plupart des hommes est de l'essence même d'une société décadente, mais cela n'empêche pas le dévouement au bien commun d'être possible, de naître et de se manifester spectaculairement, même en temps de décadence.

- Réponse II : Toute partie naît avec des points d'ancrage dans les autres parties. Cette relation avec les autres parties en vue du tout est si profonde, qu'elle atteint l'essence même de son être.   Sa dépendance originelle et ses premiers réflexes montrent que l'homme est ordonné à la société avant même qu'il commence à en avoir conscience. Ainsi la partie est faite pour le tout.

- Réponse III : La personne humaine est certes le réceptacle de tout ce qui sera déposé en elle par la suite, à ce titre elle vaut bien quelque chose; mais en tant que telle, elle est un être complètement inachevé, potentiel, absolument imparfait et dépendant d'une société. Le but commun est d'assurer la perfection de chacune des personnes non pas de façon individuelle mais organique. Ce que nous apprenons le plus dans n'importe quelle école, c'est à servir la société (exemple: par un métier) plutôt qu'à être servi.

Après avoir ainsi reçu sa perfection de la société, la transmission de perfectionnement aux autres personnes lui devient une nécessité naturelle parce que:

  • ·         L'existence organisée de la société ne saurait subsister sans ce service (qui est une juste tradition d'une perfection précédemment reçue).
  • ·         Tous les hommes (et les femmes plus encore), reconnaissent un jour que ce qu'ils ont fait de mieux sur terre est de s'être donné à leurs proches, malgré les sacrifices et l'effacement, poussés par un instinct naturel irrésistible de combler un ou plusieurs êtres aimés, parce  que semblables à soi. (I, 106, 4, c).

À ceux qui mettent la société au service de la personne à cause de la vocation de cette dernière à posséder Dieu, demandons pourquoi ce même Dieu exige la soumission de la personne aux lois justes de la société temporelle (Rom. XIII). Ce n'est pas la personne, mais Dieu, qui a créé la société et lui a soumis la personne.

Si conflit il y a entre deux sociétés (l'une naturelle, l'autre surnaturelle), on ne résout rien en enfermant chaque société (l'une des individus, l'autre des sacrosaintes personnes) dans sa sphère étanche qui n'existera jamais ailleurs que dans l'imagination de Maritain (or, une personne est un individu rationnel). Non, les deux sociétés sont voulues ensemble par leur Auteur.


Maritain prétend opposer les droits de la personne à ceux de la société, sous prétexte de la soumission de la personne devant Dieu pour ne pas avoir à rappeler à contretemps la soumission de la société à son bien commun et occulter, de façon frappante, les droits de Dieu sur la Cité!  Dieu, le Souverain Bien, est le bien ultime de la Cité, le bien commun par excellence. 

A suivre ....

lundi 1 janvier 2018

Croisade de la Charité

L'année centenaire des apparitions de Fatima s'est clôturée hier, mais nous nous tournerons encore une fois vers la famille de Lucie pour y trouver un autre exemple de Charité vécue dans une simple famille chrétienne, l'enseignement du Catéchisme.

Peut-être que certains de nos lecteurs nous ont rejoints au cours de l'année 2017 et ne connaissent pas cette Croisade de la Charité lancée il y a un an; d'autres ont peut-être oublié ou n'ont pas fait attention.  En ce début d'année, un petit tour par cette page permettra à tous de prendre de bonnes résolutions.

"Et nos Credidimus Caritati"  

(Devise de Mgr Lefebvre)


Bulletin de la Sainte Croix n°54 (Décembre 2017)

En ce premier jour de 2018, Dom Thomas d'Aquin nous rappelle ce qui s'est passé il y a trente ans, et qui est toujours d'actualité !





Bien chers amis et bienfaiteurs, 

Parmi les anniversaires qui ont marqué cette année 2017, il y en a un, bien modeste, qui regarde notre communauté de Santa Cruz : les trente années de fondation de notre monastère. 

Le 3 mai 1987, avec la présence de Mgr de Castro Mayer, de ses prêtres et des amis de Rio, de Campos et d’autres villes du Brésil, notre monastère a été officiellement fondé avec une messe solennelle. 

Cette année 1987 a aussi été celle de l’annonce des sacres ; annonce que Mgr Lefebvre a fait aux ordinations à Écône et qui a fait réagir Rome, avec tout ce qui a suivi. 

Notre monastère a été mêlé de près à ces événements qui ont abouti aux sacres de 1988. Mgr de Castro Mayer est parti pour Écône accompagné de trois de ses prêtres et du prieur de Santa Cruz. L’acte héroïque de foi, de prudence et de charité accompli par Mgr Lefebvre le 30 juin 1988 a été suivi d’une tempête chez nous. Dom Gérard a préféré se séparer de Mgr Lefebvre à cette occasion en acceptant l’offre que Rome lui faisait de « régulariser » notre situation. « Rome donne tout et ne demande rien, comment puis-je refuser ? » C’était faux. Romedemandait le ralliement du Barroux et celui de Santa Cruz. Par la grâce de Dieu, Santa Cruz n’a pas suivi Dom Gérard dans son « opération suicide », et a suivi Mgr Lefebvre dans son « opération survie » - expressions employées lors du sermon du 30 juin 1988. 

Aujourd’hui, il semble que nous revivons ces mêmes événements. Cette fois-ci, ce sont les dirigeants de la Fraternité Saint Pie X qui tiennent la place de Dom Gérard. En 1988 ce dernier n’a pas voulu entendre les avertissements de Mgr Lefebvre, qui lui disait : « Prenez garde au serpent romain ». Paroles, certes, bien fortes, mais, malheureusement, bien vraies. Dom Gérard n’en a pas tenu compte (1). Aujourd’hui c’est Mgr Fellay qui fait de même. 

« Il n’y a que les saints qui croient au mal », disait Corção. Saint Pie X y a crut. C’est pourquoi il a écrit l’encyclique Pascendi. Mgr Lefebvre aussi. C’est pourquoi il a sacré quatre évêques en 1988 sans l’accord de Jean Paul II. Suivons de tels maîtres. L’amour du bien va de pair avec la haine du mal. « Dilexisti justitiam et odisti iniquitatem » (Héb. I, 9). Que la Tradition ne soit pas victime d’une nouvelle « opération suicide », mais qu’elle sache attendre l’heure de Dieu où un Pape vraiment catholique fera régner la Tradition à Rome. 

+ Tomás de Aquino OSB 

(1) Ces paroles, Monseigneur les avait écrites dans un mot remis à Dom Gérard, qui me les avait montrées. Je les garde en mémoire.

dimanche 31 décembre 2017

Le Bien Commun

Le monde moderne ne sait plus ce qu'est une société normale. Encore moins certaines notions comme le bien commun, l'autorité et l'obéissance. De là les graves erreurs pratiques que nous subissons actuellement au niveau des états, de l'Eglise Officielle et même au sein de la Tradition Catholique dont la tendance actuelle (FSSPX) est d'insister sur l'autorité et la structure au lieu de rappeler que la Foi prime moralement sur l'autorité et la structure. Aussi avons nous choisi de publier en 4 parties toute la question du Bien Commun traitée magistralement par M l'abbé Chazal. 
Dans cette première partie l'abbé nous donne la définition du Bien Commun, bien supérieur de toute société humaine.

Source : "La cité oubliée" (Manuel pour reconstruire la civilisation) par M l'abbé Chazal aux éditions St Agobard
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Le bien commun, voilà l’étoile polaire !  Mgr Lefebvre

LE BIEN COMMUN


La Cité est une forme d'amitié; et aimer, c'est vouloir du bien à quelqu'un. Soit.

Ce bien que la société politique recherche, est la vie bonne de ses membres, en leur donnant tous les moyens pour vivre et vivre bien.  L’amitié politique, c'est vouloir la vie bonne des membres de la Cité.

L'arrivée effective à cette vie bonne dépend ainsi de l'idée correcte qu'on s'en fait, ce qui suppose une notion vraie de la nature humaine, de sa vie, de sa perfection, de son bonheur (VII poli, 2) :
Il faut que l'homme fasse tout son possible pour vivre selon le principe le plus noble de tous ceux qui le composent. Ce principe est ce qui est le plus propre à l'homme, or pour l'homme, ce qui lui est le plus propre est la vie de la raison (ou intellect), puisque la raison est vraiment tout l'homme; et par conséquent la vie selon la raison est la plus heureuse que l'homme puisse mener.

Il fut un temps où les hommes agissaient en conséquence; répartissant leurs actions en trois domaines : le faire, l'agir et la contemplation de la vérité.

vendredi 29 décembre 2017

Apostolat en prison

Lumière du Vrai Dieu en prison ..

A l'occasion des visites des groupes de la Fidélité Catholique, M. l'abbé Salenave a eu l'opportunité
de rencontrer des prisonniers. Il se passe en effet des choses bien étonnantes dans l'univers carcéral : le Saint Esprit ne s'arrête pas aux murs épais et blindés des prisons modernes puisque certains prisonniers profitent de cette privation de liberté physique pour retrouver (ou découvrir) le chemin du Ciel ouvert par Notre Seigneur à toute âme de bonne volonté. A l'image du bon Larron (St Dysmas) qui était un fameux voleur de grand chemin, certaines âmes prennent alors conscience de leur misère et de leurs nombreux et graves péchés grâce aux peines que leur inflige la justice humaine. L'un d'eux nous avouait qu'il ne se serait jamais converti s'il n'avait pas fait de prison ! ô bienheureuse pénitence qui vaudra sans doute le baptême pour l'un d'entre eux !


C'est donc à l'occasion de son passage dans le nord de la France que M. l'abbé Salenave a pu rencontrer plusieurs prisonniers qui forment désormais un petit groupe de prière (catholique bien sûr ) dénommé "Groupe du RP Lataste". Le choix de ce nom n'est pas un hasard : le RP Lataste était en effet un éminent père dominicain dont la vocation a été de s'occuper des prisonniers. C'est ce même Père qui sera le fondateur des sœurs dominicaines de Béthanie dont la vocation était l'accueil des femmes à leur sortie de prison. Ces prisonniers ont réussi à découvrir la vie de ce bon père dominicain et à en faire leur protecteur.

De fil en aiguille, guidés par une providence spéciale, ces prisonniers se sont adressés à des personnes qu'ils savaient être fidèles à l'héritage de Mgr Lefebvre car .... par une autre grâce, ces prisonniers comprirent aussi la crise de l'Eglise. Et pour eux, il ne fait aucun doute que Mgr Lefebvre a été le phare doctrinal dans la crise actuelle. Il y a donc parfois plus de lumières surnaturelles dans les prisons que dans les évêchés et dans la Rome du Pape François !

Nous confions cet apostolat à vos prières pour que ces âmes puissent continuer à découvrir ou redécouvrir la Vérité qui illumine tout homme venant en ce monde.

jeudi 28 décembre 2017

Lettres aux fidèles de M.l'abbé Morgan en 2011 et 2012

Pour mémoire, voici deux lettres de Monsieur l'abbé Paul Morgan datée du 1 novembre 2011 et
du 31 août 2012. Ces deux documents témoignent de la sincérité de M. l'abbé Morgan qui espérait réellement que l'autorité de la FSSPX reviendrait dans la fidélité à l'héritage de Mgr Lefebvre. En novembre 2011, il écrit à ses fidèles que le préambule d'accord proposé à Albano en octobre 2011 a été rejeté et reconnu comme inacceptable par les membres de ce mini chapitre. Cette lettre sera retirée du site officiel.

En août 2012, l'abbé veut encore rassurer les fidèles de Grande-Bretagne en insistant sur le fait que le chapitre de 2012 ne veut pas abandonner la ligne doctrinale : c'était bien sûr sans compter sur la duplicité de Mgr Fellay qui saura exploiter la faille introduite par ce même chapitre pour arriver "in fine" à un accord canonique en douceur. 

Malgré les souhaits exprimés par M. l'abbé Morgan, les supérieurs de la FSSPX ont continué dans la logique du ralliement introduite subtilement par ce même chapitre. Voilà pourquoi M. l'abbé Morgan se verra, en conscience , obligé de démissionner de la FSSPX lors de l'été 2017 en raison de la question des mariages. A l'exemple courageux de M. l'abbé Morgan, puissent d'autres prêtres suivre sincèrement leur conscience sacerdotale.

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01 Novembre 2011

Lettre de l'abbé Paul Morgan au district de Grande-Bretagne de la FSSPX
Mardi 1er novembre, le site du district britannique de la FSSPX a mis en ligne l'édition de novembre de la lettre d'information de son supérieur, l'abbé Paul Morgan.

Ce texte a ensuite été retiré.


Mes chers frères,

La réunion des supérieurs de la Fraternité s'est tenue à Albano les 7 et 8 octobre comme annoncé dans la lettre d'information du mois dernier, et Mgr Fellay a notamment usé de cette opportunité pour discuter du Préambule doctrinal que lui avait présenté le cardinal Levada le 14 septembre.

lundi 25 décembre 2017

Homélie de Monseigneur Lefebvre - Noël 1979

Noël 25 décembre 1979


Mes bien chers amis,
Mes bien chers frères

Tout au cours de cette nuit de Noël, sur la demande de l'Eglise et sur son invitation, nous avons chanté les louanges de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Nous avons admiré et essayé de participer le plus que nous le pouvons, de tout notre cœur, de toute notre âme, à ces cantiques, à ce magnifique invitatoire de Matines, à ces hymnes, ces psaumes, ces graduels et puis tous les textes de la messe. Tout nous invite à chanter les louanges de Notre Seigneur et surtout à venir L'adorer.


dimanche 24 décembre 2017

Noël !


L'administrateur de Reconquista et tous ses collaborateurs

souhaitent à tous leurs fidèles lecteurs

une Sainte et Joyeuse fête de Noël !



Que le Divin Enfant de la Crèche 

illumine nos intelligences pour toujours voir le Vrai

et fortifie nos volontés pour agir en conséquence !

Ordination au Brésil





Ce 23 décembre, le site de la SAJM nous informe que :

Aujourd'hui, Mgr Richard Williamson à ordonné prêtre Rodrigo Ribeiro SAJM au Monastère de la Sainte Croise, Brésil.

Deo Gratias!

Photos de l ordination :
https://sajm-siteofficiel.blogspot.cl/2017/12/un-nouveau-pretre-pour-la-sajm.html

mercredi 20 décembre 2017

Entretien avec M.l'abbé Paul Morgan

Un intéressant entretien avec M. l'abbé Paul Morgan vient de paraître.  Nous recommandons vivement l'écoute (ou la lecture) de cet entretien qui fera grand bien chez les prêtres et les fidèles qui hésitent encore à quitter le Titanic.




Entretien avec l’abbé Paul Morgan, ancien supérieur du district de Grande-Bretagne de la FSSPX – 7 décembre 2017 

Source : MPI

Le style parlé de la vidéo a été légèrement amélioré.

Présentation

Je suis l’abbé Paul Morgan, ordonné par Mgr Lefebvre à Ecône, en 1988. Après cela, j’ai été 4 ans dans la maison du district à Londres, comme assistant. Suivant cela, j’ai été le 1er supérieur de la Fraternité Saint-Pie X dans les Philippines pendant 4 ans, jusqu’à 1996. Puis 2 ans comme directeur d’école à St Mary’s School en Angleterre et puis 5 ans en tant que prieur à Postfalls dans l’Idaho aux Etats-Unis. Et puis 12 ans comme supérieur de district de la Grande-Bretagne, de l’Irlande et la Scandinavie, jusqu’en 2015. Puis année sabbatique à Montgardin, que j’avais demandée. Et puis 2016-2017, prieur à Vancouver au Canada.

MCI : Quelles est votre situation actuelle ?

Abbé Morgan : Maintenant je me trouve en dehors de la Fraternité, puisque j’ai donné ma démission le 9 août de cette année [2017] à cause de l’affaire des mariages.

Pourquoi l’affaire des mariages vous a poussé à la démission ?


lundi 18 décembre 2017

LA FOLLE DE L’ANALOGIE

Le bateau des fous de Jérôme Bosch – La nef des fous
Un texte de l'abbé Chazal, succulent ...

A- ÉTAT DES LIEUX

Un disciple posa cette question à son maître : "Je me demande si vous croyez un mot de ce que vous écrivez." L'abbé de Tanouärn lui répondit que sa pensée osée n’est qu’un langage thomiste qui repose sur l'Analogie. Citons deux exemples tirés du Métablog d'Avril 2016.


-1. Les tradis étriqués que nous sommes enferment la Paternité Divine au bénéfice d’un petit nombre d'élus, alors qu'en fait cette notion est non univoque mais analogique. La Paternité Divine, comme l’appartenance à l’Église est analogique (Somme, IIIa, VIII, 3), large. Sinon, on la vide de sa signification, "comme si tous les hommes étaient identiquement appelés" [comment pouvions-nous ignorer, que Notre Seigneur disait seulement qu'il y a peu d'élus dans un segment d'appel seulement].