KE 824 (29 avril 2023)
L’Église n’est plus rien pour un « bon » moderniste,
Donc le « bon » Ratzinger nous a flanqué hors-piste.
Kyrie eleison.
Comment nos dirigeants
peuvent-ils l’ignorer ? –
Tout ce que Dieu a fait, Schwab
veut le « réparer »
Dans une Église catholique où très peu d’ecclésiastiques ont encore la
perspicacité de voir – ou le courage de dénoncer – pourquoi le monde qui les
entoure cherche à se suicider, voilà un prélat qui proclame sans crainte les
vérités essentielles jour après jour. Voici, en résumé, le message encourageant
de Mgr Carlo Maria Viganò au Congrès constitutif du Mouvement International
Russophile, qui s’est tenu à Moscou le 14 mars dernier. Lorsqu’un évêque
catholique est consacré à l’épiscopat, il promet de ne pas appeler mal ce qui
est bien, ni d’appeler bien ce qui est mal. Ici, Mgr Viganò désigne ouvertement
nos dirigeants mondiaux actuels comme étant mauvais, et les Russes qui leur
tiennent tête comme étant bons. On peut avoir des réserves, mais il a raison pour
l’essentiel. Si son message n’est pas écouté, nous devrons l’apprendre à nos
propres dépens.
Les événements récents ont montré que l’athéisme matérialiste qui a dévasté
l’Empire russe et le monde depuis 1917 – comme la Très Sainte Vierge Marie l’a
annoncé à Fatima – s’est aujourd’hui allié au libéralisme pour constituer
l’idéologie mondialiste qui sous-tend le Nouvel Ordre Mondial. Comme l’a
justement souligné le président Vladimir Poutine dans un discours récent, il
s’agit d’un projet infernal, où la haine de la civilisation chrétienne veut
créer une société d’esclaves soumise à l’« élite » de Davos. L’objectif
est une société dystopique, sans passé ni avenir, sans foi ni idéal, sans
culture ni art, sans père ni mère, sans famille ni spiritualité. Peut-on
s’étonner qu’après avoir déchristianisé le monde occidental, cette même « élite
» considère la Russie comme un ennemi à abattre ? La Fédération de Russie
représente indéniablement le dernier bastion de la civilisation contre la
barbarie, rassemblant autour d’elle toutes les nations qui n’entendent pas se
soumettre à la colonisation du monde par l’OTAN, l’ONU, l’Organisation Mondiale
de la Santé, la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.
C’est ainsi que la récente farce covidique, absolument criminelle dans ses
méthodes, a été suivie de près par la crise ukrainienne. Ces situations
d’urgence, les unes après les autres, sont délibérément fabriquées afin de
détruire le tissu social et économique des nations, de décimer la population
mondiale et de concentrer son contrôle entre les mains d’une oligarchie qui a
opéré un changement de régime à l’échelle mondiale. Les théoriciens de ce
bouleversement ont des noms et des visages, à commencer par George Soros, Klaus
Schwab et Bill Gates. Aujourd’hui, ils déclarent que la Russie est l’ennemi,
mais en réalité, ils considèrent également les Européens, les Américains, les
Australiens et les Canadiens comme des ennemis et les traitent comme tels, en
les persécutant et en les appauvrissant.
Ainsi, en 2020, l’« État Profond » a commis la fraude électorale de 2020 aux
États-Unis, indispensable pour empêcher la réélection du président Donald
Trump. De même, en 2013, l’« Église Profonde » avait réussi à faire
démissionner le pape Benoît XVI, et à faire élire à sa place un personnage
agréé du Nouvel Ordre Mondial, le jésuite Jorge Mario Bergoglio. Cependant,
alors que les agents du Forum économique mondial au sein des gouvernements
occidentaux et de l’Église peuvent tenir les dirigeants mondiaux dans le creux
de leurs mains et les forcer à agir contre le bien de leur propre peuple, leur
bouleversement si plein de succès en Occident a été providentiellement arrêté
aux frontières de la Russie.
Le but avoué de ce bouleversement perpétré contre l’humanité est l’instauration
d’une tyrannie infernale, où règne la haine de Dieu et de l’homme créé à son
image. C’est le royaume de l’Antéchrist. Nous menons un combat historique :
nous resterons sous le manteau de la Très Sainte Vierge, la glorieuse «
Porteuse de Victoire », en compagnie de l’Archange Saint Michel. La victoire
appartient au Christ et à tous ceux qui choisissent de se ranger sous la Sainte
Bannière de sa Croix.
Kyrie eleison.
Catholiques, vivez de votre Vie Nouvelle
Pour que le monde échappe à la
mort éternelle.
« La résurrection », dit l’homme moderne, « ah oui, c’est une belle idée, qui
réconforte les âmes fragiles qui pensent qu’il peut y avoir quelque chose après
la mort . . . de préférence, quelque chose de beau, comme une sorte de paradis
. . . . Mais, bien sûr, ce n’est pas vrai : une fois que les gens meurent, ils
ne reviennent pas à la vie, la science sait que cela n’arrive pas. La mort,
c’est la fin. Arrêtons de rêver. Retournons à notre vie sur terre et vivons-la
pleinement, aussi longtemps que nous le pouvons, et acceptons tous de mourir,
point final. Tout s’arrête. Plus rien. »
C’est ce que beaucoup d’hommes voudraient bien penser, car cela leur permet, en
quelque sorte, de vivre leur vie comme ils l’entendent, sans avoir à se
préoccuper de quoi que ce soit après leur mort. Ils n’ont pas besoin de s’en
faire au sujet des dix commandements, de Dieu, du paradis ou de l’enfer, de
l’éternité ou de quoi que ce soit d’autre. Ils croient en la Science, et la
Science dit que toutes ces balivernes religieuses ne peuvent pas être prouvées,
qu’elles ne sont que d’absurdes pieusetés. Malheureusement pour eux, ce n’est
pas l’homme qui s’est créé dans le ventre de sa mère ; ce n’est pas lui qui a
construit le cadre de vie dans lequel il est né sur terre ; et ce n’est pas lui
qui a fixé les conditions dans lesquelles il vit et meurt. « Sachez que le
Seigneur est Dieu : c’est Lui qui nous a faits et non pas nous-mêmes. Nous
sommes son peuple et les brebis de son pâturage » (Ps 99, 3 ; quant à la «
Science », elle ne peut pas faire vivre une fourmi, et encore moins un être
humain).
Et, à grands traits, les conditions dans lesquelles nous vivons sont que nous
sommes composés d’un corps et d’une âme, et que la mort consiste à séparer les
deux. Normalement, le corps se décompose et pourrit, comme nous pouvons le
constater, mais, que nous le voulions ou non, l’âme survit parce qu’elle est
immortelle, pur esprit, sans parties matérielles qui puissent se désagréger ou
se décomposer. Au moment de la mort, l’âme se présente devant le divin Juge, ce
que ni nous ni la science ne pouvons observer, mais qui est attesté en de
nombreux endroits de la Parole de Dieu (p. ex., Mt 25, 46 ; Jn 5, 29). Si l’âme
va au Ciel, elle se lève pour la vie éternelle ; si elle va au Purgatoire, elle
se lève pour la réparation des péchés restants jusqu’à ce qu’elle soit prête
pour entrer au Ciel ; si elle va en Enfer, elle se lève de la mort pour tomber
dans le châtiment éternel. Dans tous les cas, l’âme vit sans son corps jusqu’à
ce que ce dernier la rejoigne à la fin du monde, pour l’éternité.
« Eh bien », dit notre ami moderne, « si ce sont là les conditions dans
lesquelles je
me trouve actuellement, je ne les accepte pas ! Quand j’ai été conçu dans le
ventre de ma mère, on ne m’a pas demandé si je voulais naître ou non, et si on
m’avait consulté, j’aurais dit NON à la vie éternelle. Je proteste ! Ce n’est
pas juste ! »
Mon ami, tout d’abord, il est
trop tard pour protester. Vous existez maintenant, votre âme existe, et elle ne
pourra jamais cesser d’exister, sauf si Dieu l’anéantissait, ce qu’Il pourrait
faire, mais qu’Il ne fait jamais, comme Sa véritable Église nous l’a enseigné
infailliblement. Ensuite, il est injuste de protester, car le seul et unique
but de Dieu en vous donnant la vie comme un pur cadeau, sans que vous ayez été
consulté, était que vous alliez au Ciel jouir d’une félicité éternelle et
inimaginable, en Le voyant en esprit dans toute Son éblouissante gloire. Les
animaux ont une âme, mais il s’agit d’une âme de brute purement matérielle,
incapable de jouir de la béatitude spirituelle. Pour que vous pussiez
participer à Sa béatitude, il fallait qu’Il fît de vous un animal raisonnable
doté d’une intelligence et d’un libre-arbitre.
Cependant, si Dieu vous a donné le libre-arbitre, Lui comme vous courrez le
risque que vous en fassiez un mauvais usage – mais cela ne serait pas de Sa
faute. En fait, chaque âme en enfer ne se souvient que trop clairement de la
relative facilité avec laquelle elle aurait pu être sauvée, si seulement elle
l’avait voulu, et ce souvenir est en grande partie responsable de son tourment
sans fin. Dans sa vie, l’aide de Dieu fut toujours « plus proche que la porte »
(proverbe irlandais), et c’est l’âme qui a tout simplement choisi de ne pas la
vouloir. Il est vrai que l’âme n’a pas été consultée avant d’être dotée d’une
existence sans possibilité d’être anéantie éternellement. Mais la possibilité
de voir Dieu est si magnifique que c’est protester contre qui est injuste.
Par conséquent, si nous avons été baptisés, nous devrions être ressuscités avec
le Christ de la mort spirituelle à une Vie Nouvelle, dit saint Paul. Que les
catholiques mènent cette Vie Nouvelle, et leur exemple pourra sauver tout ce
qui peut encore l’être dans notre pauvre monde.
Kyrie eleison.
Vérité : bien suprême et très
indispensable,
Mais sans la Charité,
strictement périssable.
Chers lecteurs, vous ou moi nous pouvons être les plus grands des «
“Résistants” Catho-Tradis », mais si nous n’avons pas de vraie charité envers
nos semblables, alors, comme le dit saint Paul, «nous pouvons avoir toute la
foi nécessaire pour déplacer les montagnes, mais sans charité, nous sommes un
gong bruyant ou une cymbale retentissante . . . nous ne sommes rien » (1 Cor
13, 1–3) – chers amis, vous arrive-t-il par hasard d’avoir croisé des gongs ou
des cymbales sur l’Internet ? Si c’est le cas, « Tout comprendre, c’est tout
pardonner », dit le proverbe.
« Frappe le berger et les brebis seront dispersées » : cette citation, tirée
d’un prophète de l’Ancien Testament (Zacharie 13, 7), est appliquée par Notre
Seigneur à Sa propre situation au Jardin de Gethsémani (Mt 26, 31), lorsqu’Il a
été frappé par les serviteurs du Temple au point que les onze Apôtres restants
– Judas vient de trahir – ont été complètement désorientés et ont abandonné
leur divin Maître. Alors, si aujourd’hui le pape Bergoglio est frappé par le
même modernisme qui a frappé ses cinq prédécesseurs conciliaires, cela fait, de
1965 à 2023, 58 ans de profonde confusion au sommet de l’Église. Alors, qui
s’étonnera que les brebis catholiques soient dispersées ? Ou qu’elles se
retournent les unes contre les autres et se mordent ? Notre salut éternel
n’est-il pas en jeu ? La tentation de se retourner contre son prochain et de
commencer à s’entrechoquer comme avec un gong ou une cymbale est donc évidente,
mais il faut y résister. Essayons un instant de nous mettre à la place du Bon
Dieu.
De toute éternité, Dieu savait qu’Adam et Ève chuteraient et que l’humanité ne
ferait que décliner à partir de ce moment-là. Ceci, à moins qu’Il n’intervienne
pour avoir pitié d’elle, avant comme après Sa plus grande intervention : à
savoir, bien sûr, l’Incarnation de son propre Fils, et la fondation parmi les
hommes de son unique et véritable Église. Cette Église, a-t-Il décrété, devait
s’élever pendant environ 500 ans, dans le monde antique ; triompher pendant
environ 1000 ans, au Moyen-Âge ; puis décliner les 500 ans suivants – notre
monde moderne. À la fin de ces quelque 2000 ans, Il a décrété non pas un
nouveau triomphe de 1000 ans, mais, comme son propre Fils nous en a prévenu, la
quasi-disparition de son Église : « Quand le Fils de l’homme reviendra,
trouvera-t-il la Foi sur terre ? » (Lc 18, 8 ; nous pouvons ne pas comprendre
ce décret de Dieu, mais la citation dit ce qu’elle dit).
Or, comment Son Église pourrait-elle presque disparaître, si elle avait
toujours de bons papes, évêques et prêtres ? Spécialement de bons papes, car
c’est sur Pierre qu’Il a Lui-même bâti son Église (Mt 16, 18 ; Jn 21, 15–17).
Il s’ensuivrait que, vers la fin du monde, ce serait Dieu Lui-même qui aurait
décidé, de toute éternité, de permettre une suite d’une demi-douzaine de papes
(objectivement) mauvais, tels que nous en sommes témoins depuis Vatican II. Ces
six papes en particulier n’ont pas été directement voulus par Dieu, mais ils
sont de la faute des êtres humains, en particulier des prêtres catholiques, qui
au cours des âges ont édifié l’apostasie mondiale d’aujourd’hui, en vue
d’expulser le Créateur de Sa propre Création et prendre Sa place. Ceci dit,
l’apostasie n’aurait jamais pu se produire sans Sa permission. Or, c’est Dieu
lui-même qui a choisi de faire dépendre son Église de Pierre, auquel cas Il a
évidemment prévu comment Sa propre permission de papes défectueux disperserait
les brebis catholiques. Dans ces circonstances, comment ne pourrait-Il pas
faire preuve d’une compréhension et d’une miséricorde particulières à leur
égard, sauf dans le cas où elles veuillent, elles aussi, se débarrasser de Lui
? Et même dans ce dernier cas, le Sacré-Cœur ne dit-il pas: « J’ai pitié de la
foule » (Mc. 8, 2) ?
Conclusion : à l’exemple de Dieu, les « “Résistants” Catho-Tradis » ne
devons-nous pas avoir d’autant plus compassion, en particulier pour nos frères
catholiques (Gal. 6, 10) ? N’oublions pas non plus que les problèmes
apparemment insolubles du monde d’aujourd’hui poussent de nombreux
non-catholiques à penser à Dieu, de sorte que beaucoup d’entre eux peuvent
facilement finir parmi les «derniers qui seront les premiers », tandis que si
nous ne pratiquons pas nous-mêmes la charité, nous pourrions facilement figurer
parmi les premiers qui seront les derniers (Mc. 10, 31). Notre Seigneur a dit à
ses Apôtres qu’on les reconnaîtrait à la charité qu’ils auraient les uns pour
les autres (Jn. 13, 35). N’y a-t-il pas actuellement un certain nombre de catholiques
de la Tradition qui scandalisent les âmes par leur manque de charité les uns
pour les autres ? Nous en répondrons devant le tribunal de Dieu, surtout après
les dons spéciaux que nous avons reçus de Lui pour garder la Foi aujourd’hui.
Kyrie eleison.
Vous trouverez ci-dessous les différents documents évoqués dans cette vidéo.
https://fsspx.today/chapel/zaitzkofen/#d-2023-04-06
" (...) Au fil des ans, les évêques auxiliaires consacrés par lui ont rempli ce devoir sacré en tant que successeurs des Apôtres, de préparer les huiles saintes et nécessaires pour les sacrements et les sacramentaux dans le rite traditionnel pour les fidèles. Les lieux appropriés pour cela sont les séminaires de la Fraternité.
En cette année 2023, une messe de consécration à l'huile peut à nouveau être solennellement célébrée au séminaire international Sacré-Cœur de Jésus à Zaitzkofen, en Bavière. Le prélat célébrant sera entouré de douze prêtres, sept diacres et sept sous-diacres. (..) "
Par contre, il est public que Mgr Huonder célèbrera la messe de Pâques au séminaire :
A la mi Carême, ces mots de Mgr Williamson sont les bienvenus pour nous encourager à poursuivre le combat qui nous mènera à Pâques, à la résurrection.
Bien faire le Carême, en un mot :
M’- A – P -pliquer :
M -ortifications, A -umônes et
P -rières.
Dans l’année, le Carême est une période idoine pour faire le point sur un trio
bien connu d’ennemis de l’âme humaine, déterminés à expédier les âmes en enfer,
à savoir le Monde, la Chair et le Diable. Il est particulièrement intéressant
de noter toutes les formes, lieux et temps divers où ils se signalent tous les
trois : ce qui suggère avec certitude qu’ils sont réels. Ce trio apparaît
ainsi dans l’Ancien et le Nouveau Testament, durant les propres tentations de
Notre Seigneur et dans la vie de ceux qui le suivent, religieux comme laïcs.
Ancien Testament : au tout début du genre humain, lors de la Chute d’Adam et
Ève (Gn. 3, 1–7), le trio apparaît dans les paroles rusées du Diable tentant
Ève. La Chair – le Diable provoque Ève à manger de la pomme que Dieu leur avait
interdit de manger, mais qui avait l’air
si attirante. Le Monde – lorsqu’Ève objecte que Dieu les a prévenus qu’ils
mourraient s’ils en mangeaient, le Diable répond par un mensonge caractérisé :
« Vous ne mourrez pas ». Votre existence heureuse en ce monde se prolongera
sans interruption, comme au jardin d’Éden. Le Diable, à l’aide d’un autre
mensonge, flatte la vanité et l’orgueil d’Ève : « Vous serez comme des dieux ».
Le péché originel porte la marque du trio.
Notre Seigneur : lors de sa tentation au désert, le trio est évidemment présent
(Mt 4, 1–12). La Chair – le Diable provoque d’abord Notre Seigneur à changer
les pierres du désert en pain, car Il jeûne depuis 40 jours et son estomac doit
bien réclamer quelque chose à manger. Le Monde – ensuite, le Diable Le tente
pour qu’il accomplisse un miracle stupéfiant afin d’impressionner les foules
mondaines, tout comme un saut en chute libre du haut d’un immeuble
impressionnerait les amateurs de sport. Enfin, le Diable Lui offre le pouvoir
politique mondial qu’il détient, si seulement Il se prosterne et l’adore. Notre
Seigneur chasse le Diable chaque fois avec des citations de l’Écriture :
Dieu premier servi.
Nouveau Testament : Dans la première épître de saint Jean aux premiers
Chrétiens, l’Apôtre bien-aimé de Notre Seigneur fait une référence claire au
même trio : « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en
lui. Car tout ce qui est dans le monde, la Chair, ou convoitise de la chair, le
Monde, ou convoitise des yeux, le Diable, ou orgueil de la vie, ne provient pas
du Père, mais du Monde » (1 Jn 2, 15–16). La « convoitise des yeux » est le
désir de l’âme de profiter de toutes les gloires de ce monde, comparable à
celui de touristes avides de voir toutes les curiosités dans leur guide.
Remède des religieux chrétiens : De nombreux chrétiens ont appartenu à des
Ordres ou des Congrégations religieuses et, du moins avant Vatican II, ont professé
le triple vœu de pratiquer jusqu’à la mort trois vertus dans lesquelles, à
nouveau, sort nettement le trio : pauvreté, chasteté, obéissance. Contre
le Monde, la pauvreté ; contre la Chair, la chasteté ; contre l’Orgueil du
Diable, l’obéissance. Devoir obéir à une autorité ou un commandement venant
d’en haut est toujours une source d’humilité. Seuls ceux qui sont déjà humbles
ne ressentent pas cette humiliation. La tentation de la révolte est toujours
là. Nous arrivons enfin au trio important des –
Remèdes de Carême pour les laïcs : les résolutions de Carême peuvent aussi être
divisées selon le trio : contre ma Chair, quelque mortification. Il n’est pas
nécessaire qu’elle soit lourde, mais il faut qu’elle soit réelle et qu’elle
soit dirigée contre les désirs de la chair. Le matin par exemple, de l’eau
froide pour me laver, ou tiède tout au plus. À table, retrancher quelque chose
qui soit agréable à manger ou à boire mais qui n’est pas strictement
nécessaire, par exemple du sucre ou du vin. Dans l’intention de Dieu qui
connaît ma faiblesse, un simple geste peut suffire, surtout quand ma pratique
persévérante de ce petit geste prouve que ma volonté est impliquée, et pas
seulement mes sentiments.
Contre ma mondanité, ou amour de ce Monde, un peu d’aumône. Là encore, le geste
n’a pas besoin d’être héroïque, ni de m’appauvrir ou d’appauvrir ma famille,
mais Dieu verra et récompensera tout ce que j’entreprendrai et maintiendrai en
vue de partager, avec quiconque est dans le besoin, une partie de ce qu’Il m’a
donné, et dont ma famille ou moi-même n’avons pas strictement besoin.
Enfin, contre mon Orgueil de la vie, une nouvelle habitude de prière – la
prière rendra toujours humble devant Dieu. Cinq mystères du Rosaire,
fidèlement, chaque jour ? Ou utiliser la motivation du Carême pour se lancer
dans les quinze Mystères ? Le Rosaire est une humble prière,
sans aucun doute. Commencer à le réciter par peur, après que les bombes aient
commencé à pleuvoir, c’est toujours bon à prendre, mais commencer par la Foi
avant les bombardements, c’est mieux.
Kyrie eleison.
En ce 8 mars, les membres de Reconquista, et sans doute ses lecteurs, sont très heureux de souhaiter un très joyeux anniversaire à Mgr Williamson. Nous le remercions d'assumer son rôle d'évêque prêchant sans cesse la Vérité et nous l'assurons, en retour, de nos prières. Nous le remercions pour ce Commentaire où il nous montre qu'il n'est plus seul à prêcher haut et fort.
Un haut prélat qui parle enfin
très clairement,
Ce pour quoi nous aimons Viganò
chèrement.
Dans un nouveau texte remarquable du 21 janvier, Mgr Viganò fustige, au nom du
vrai Dieu, de la vraie Église et de la vraie Messe, la Nouvelle église de
Vatican II et sa contrefaçon de « messe ». Voici un résumé bien trop court du
long texte original (en français, relu et corrigé par Mgr Viganò : medias-presse.info/le-fil-sur-lequel-le-concile-est-suspendu).
Concile non dogmatique, Vatican II n’entendit définir aucune vérité doctrinale,
et se limita à réaffirmer, souvent de façon obscure, des doctrines déjà
définies clairement et sans équivoque par l’autorité du Magistère infaillible.
Il a été considéré abusivement comme « le » Concile, le « super-dogme » de la nouvelle
« église conciliaire », et imposé de force comme tel, au point que l’Église
s’est redéfinie par rapport à cet événement.
Dans l’histoire de l’Église jusqu’à Vatican II, il n’était jamais arrivé qu’un
concile pût, dans les faits, avoir plus d’autorité que vingt conciles
dogmatiques. Pourtant, cela s’est produit, dans le silence majoritaire de
l’épiscopat et avec l’approbation de cinq Pontifes romains, de Jean XXIII à
Benoît XVI. Et durant ces cinquante années de révolution permanente, aucun de
ces Papes n’a jamais remis en question le « magistère » de Vatican II, ni osé
condamner ses thèses hérétiques ou clarifier son langage équivoque.
Au contraire, depuis Paul VI, tous les Papes ont fait de Vatican II et de sa
mise en œuvre un élément central du programme de leur Pontificat, à tel point
qu’ils ont subordonné et lié leur autorité de Pape à tous les oukases du
Concile. Leur « magistère » commence avec Vatican II et s’y limite, et les
papes qui se sont succédé ont canonisé leurs prédécesseurs immédiats pour le
seul fait d’avoir convoqué,
conclu ou appliqué le Concile. La langue théologique a également été adaptée
aux équivoques des textes conciliaires, jusqu’à adopter comme doctrines
définies des affirmations qui, avant le Concile, étaient considérées comme
hérétiques, p. ex., la supériorité de l’État sur la Religion.
Pour une fois, le pape Bergoglio a parfaitement raison lorsqu’il affirme que la
messe tridentine représente une menace intolérable contre Vatican II : car
en effet, cette messe est tellement catholique qu’elle sape toute tentative de
coexistence pacifique entre les deux « formes » du même rite romain. Il est en
effet absurde de concevoir une « forme » montinienne ordinaire à côté d’une «
forme » tridentine extraordinaire. Le Novus Ordo est l’expression cultuelle
d’une religion toute différente – celle de l’« église conciliaire ». Il s’agit
d’un rite trompeur, équivoque, si « favorable à l’hérésie » qu’il ne mérite que
d’être interdit et abrogé.
Je ne serais pas surpris si, dans un avenir très proche, ceux qui abusent de
l’Autorité Apostolique pour démolir la Vraie Église ne se contentaient pas de
limiter la célébration de l’antique Messe, mais l’interdisaient purement et
simplement. Si Rome devait interdire la célébration de la Messe de toujours,
les catholiques qui croient qu’ils peuvent servir deux maîtres – l’Église du
Christ et l’église conciliaire – découvriront qu’ils ont été trompés. Ils
devront choisir entre désobéir à un ordre illicite pour obéir à Dieu, ou bien
courber la tête devant la volonté du tyran en trahissant leur devoir de
serviteurs de Dieu.
Tout ceci n’est rien d’autre que la bataille entre le Christ et Satan. Une
bataille pour la Messe qui est le cœur de notre Foi, le trône sur lequel
descend le Divin Roi Eucharistique, le Calvaire sur lequel l’immolation de
l’Agneau Immaculé se renouvelle sous une forme non sanglante. Cette bataille
doit
être menée au nom de la différence essentielle qui existe entre la vision
centrée sur Dieu de la Messe de toujours et la vision centrée sur l’homme de sa
contrefaçon conciliaire. Faisons en sorte que, aussi indignes que nous
puissions être, nous méritions la future louange de l’Église, en nous préparant
à ces épreuves dans lesquelles nous témoignerons que nous appartenons au
Christ.
Kyrie eleison.